Philippe Boucher en a assez: pas de congé pour les Remparts

À la suite de la défaite contre Drummondville... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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À la suite de la défaite contre Drummondville mardi, l'entraîneur-chef Philippe Boucher a imposé, mercredi, un entraînement punitif à ses joueurs, qui se sont tapé une longue séance de course dans les marches du Colisée.

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(Québec) Au lendemain d'une défaite jugée évitable à Drummondville, l'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, a lancé un nouveau message à sa troupe mercredi, annulant la journée de congé prévue à l'horaire.

Ce n'est pas sur la glace, mais bien dans les marches du Colisée Pepsi - une longue séance de course dirigée de façon militaire par le préparateur physique Gabriel Hardy - que les joueurs des Remparts ont expié la défaite de 5-2 subie aux mains des Voltigeurs. Les Diables rouges avaient laissé filer une avance de 2-0, mardi.

«Il faut aller chercher une éthique de travail à quelque part. On avait une journée de congé aujourd'hui [mercredi], qu'on n'avait pas méritée. Ça fait que ça s'est passé dans les estrades et que ça se passera sur la glace demain. [...] C'est plate parce que le personnel était supposé être en congé. Tout le monde paie pour ça», a déploré l'entraîneur-chef.

Boucher avait déjà commencé à montrer des signes d'impatience envers certains de ses vétérans, lorsqu'il a rétrogradé Marc-Olivier Roy dans le quatrième trio et rayé Vladimir Tkachev de l'alignement, la semaine dernière. Ces mesures avaient eu un effet immédiat, alors que les Remparts enfilaient deux victoires, contre Halifax et Shawinigan. Il espère que l'entraînement punitif de mercredi sonnera à nouveau le réveil de ses joueurs.

«Ce qui est plate, c'est que la semaine passée, on a allumé le feu et que ç'a duré deux games. [...] Roy a joué sur la quatrième ligne et Tkachev a manqué une game. À Shawinigan, ce sont les deux gars qui nous ont donné la victoire en fusillade. Ils ont joué du bon hockey. Mais je ne les ai pas vus ni un ni l'autre hier [mardi]», a-t-il noté.

L'entraîneur fait toutefois attention de mettre toutes ses ouailles dans le même panier, estimant que certains joueurs montrent l'exemple, depuis le début de la saison. Il comprend d'ailleurs le mécontentement de ceux qui, après le revers de mardi, ont levé le ton dans le vestiaire de l'équipe.

«Il y a des gars qui nous donnent tout ce qu'ils ont à nous donner dans les pratiques, dans le gym et qui adhèrent à ce qu'on veut faire. Et ils ont toutes les raisons de ne pas être contents. Et il y en a d'autres, qui n'ont pas adhéré à ça encore. Il ne faut pas attendre à la Coupe Memorial», a-t-il estimé.

Langage corporel à travailler

Boucher ne cache pas qu'il aimerait notamment voir plus d'efforts d'un joueur-vedette comme Anthony Duclair, qui cumule deux buts et cinq passes en huit matchs, depuis son retour.

«Il y a toutes sortes de manières de te motiver. Hartford, c'est pas mal moins le fun que New York... Ce n'est pas parce qu'une chose t'es arrivée une fois que ça t'est donné. Cela dit, je ne doute pas d'Anthony. Il a toutes les habiletés et tous les attributs pour jouer au prochain niveau. Ce sur quoi il doit travailler, c'est son éthique de travail et son langage corporel.»

À son retour d'un camp professionnel avec les Jets de Winnipeg, le défenseur Nikolas Brouillard avait mis quatre matchs à se replacer. «Après quatre games, c'était assez et il était redevenu un des bons défenseurs dans la LHJMQ. J'espère qu'après huit games, c'est assez pour Anthony.

«On veut être patients, mais j'aimerais ça être patient en gagnant des matchs. On a gagné trois des six derniers, mais on veut être une équipe avec une meilleure régularité. Tout ne tombe donc pas tout dans la cour de "Tony". S'il se cherche présentement, on est quand même supposés avoir en masse de bons joueurs pour gagner des matchs...»

Un châtiment mérité selon Duclair

Anthony Duclair sait qu'il faudra plus qu'«une bonne dose de sirop Buckley's» pour sortir les Remparts de leur mauvaise passe. C'est pourquoi l'attaquant des Remparts ne s'est pas trop étonné d'avoir à arpenter les gradins du Colisée à fond de train, pendant 90 minutes, mercredi matin.

«Je pense qu'on l'a mérité. C'est juste une question de travail. En même temps, je pense qu'on a assez parlé. Il y a eu assez de meetings, assez de gars qui ont parlé dans la chambre. Là, c'est le temps de passer à l'action sur la glace», a jugé Duclair.

Selon lui, les Remparts doivent changer leur attitude, travailler avec constance et cesser de se fier uniquement à leur talent. «On se prépare bien. On rentre dans un match avec une bonne mentalité, mais quand on score un but, on a tendance à penser que ça va être facile, comme hier [mardi]. On a scoré un deuxième but et on a pensé que, comme ils [les Voltigeurs] ne sont pas les meilleurs au classement, ça allait être une soirée facile. C'est une question de jouer 60 minutes, sinon tu ne vas gagner contre aucune équipe dans cette ligue.»

Sur le plan personnel, Duclair affirme ressentir une certaine pression de performer, mais ne se voit pas comme le sauveur des Remparts. «Moi, je me concentre à être un bon leader dans cette chambre-là, à pousser tout le monde, pour qu'on travaille en équipe. C'est l'équipe en premier. [...] Au cours des derniers matchs, on n'a pas vraiment suivi le plan de match de Philippe [Boucher]. On a tous fait nos affaires tout seul. On joue du hockey individuel. [...] Si tu n'as pas d'éthique de travail, tu vas te rendre nulle part.»

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