Un premier duel père fils pour les Boucher

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«Le scénario idéal serait une victoire de 6-3 pour nous avec trois buts de Matthew, mais, blague à part, on veut gagner, peu importe l'adversaire» - Philippe Boucher, entraîneur-chef des Remparts

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(Québec) Ils l'ont déjà fait en calendrier hors-concours et au Défi des moins de 15 ans, mais le match de vendredi entre les Voltigeurs de Drummondville et les Remparts de Québec revêt un cachet particulier pour la famille Boucher, puisque le père Philippe et le fils Matthew s'affronteront pour la première fois en saison régulière de la LHJMQ.

Si plusieurs membres de la famille et amis prendront place dans les gradins, le paternel aura une place de luxe derrière le banc pour observer le jeu de fiston. «C'est spécial, on en parle depuis longtemps. Pour la famille et les amis, c'est le fun, il y aura bien du monde de Saint-Apollinaire sur place», racontait l'entraîneur-chef des Remparts.

Matthew Boucher s'aligne avec les Voltigeurs depuis le début de la saison après avoir été acquis de l'Armada de Blainville-Boisbriand au mois d'août en retour d'un choix de cinquième ronde. Il avait été un choix de septième ronde en 2013.

«Avant et après le match, ça va être spécial, mais pendant la partie, ça ne changera pas grand-chose. Je vais porter une attention à ce qu'il fait ici et là, mais je vais coacher mon équipe et faire mon travail», indiquait le grand patron des Remparts.

Sur la patinoire, Matthew Boucher n'est pas le portrait de son père. Si le plus vieux était un défenseur de 6'3", le plus jeune est un attaquant de 5'8". En 15 matchs, jusqu'à présent, le numéro 91 des Voltigeurs montre une fiche d'un but et trois passes.

«Il va bien, il a marqué son premier but la semaine dernière. Matthew joue son année de 17 ans, mais il n'a encore que 16 ans [sa date d'anniversaire est le 17 décembre]. Il s'agit d'une adaptation pour lui, il a vécu une transaction, il vit maintenant en pension et ça va de mieux en mieux. Ce n'est pas le plus gros bonhomme, mais c'est un travaillant. Il est passionné par le hockey, il aime ça et fera tout pour avoir un rôle dans une équipe, ce qu'il est en train de faire à Drummondville», expliquait celui qui occupe aussi la fonction de directeur général des Remparts.

Et si fiston marquait contre son père, comment réagirait-il? «S'il le faisait dans une cause gagnante des Remparts, ça ne me dérangerait pas. Mais si on perdait... On en jasait dans le bureau et le scénario idéal serait une victoire de 6-3 pour nous avec trois buts de Matthew, mais, blague à part, on veut gagner, peu importe l'adversaire.»

Une équipe travaillante

Les Remparts n'ont perdu qu'une fois en neuf matchs au Colisée Pepsi, cette saison. L'unique défaite est survenue samedi dernier contre l'Armada, un club basé sur l'effort, à l'instar des Voltigeurs. Les Remparts n'ont donc pas à remonter loin dans leurs souvenirs pour s'imaginer ce qui les attend.

«On veut bien jouer à la maison, on a bien établi notre jeu, à part un petit faux pas, samedi. Les Voltigeurs sont bien structurés, j'ai vu plusieurs de leurs matchs, et ça ne sera pas facile. Je cite souvent des clubs comme Baie-Comeau, l'Armada, Drummondville, ils ne lâchent jamais, peu importe qui est dans leur alignement. Nous avons le talent pour disputer des matchs offensifs, mais quand des équipes travaillantes viennent ici, on a parfois un peu de difficulté, mais c'est aussi le genre d'équipe qu'on veut être, alors il faut être prêt.»

Brouillard et Gauthier en terrain connu

Philippe Boucher n'est pas le seul à avoir un intérêt personnel à l'enjeu pour le match contre les Voltigeurs. Pour Nikolas Brouillard et Guillaume Gauthier, il s'agit aussi d'un retour dans un passé récent puisqu'ils s'alignaient avec la formation de passage à Québec, vendredi soir.

Pour un, Brouillard en sera à un premier match face au club dont il a porté les couleurs au cours des trois saisons précédentes avant d'être échangé aux Remparts en retour de Ryan Culkin. «Au début, ça va être spécial un peu et je ne sais pas comment je vais me sentir, mais en bout de ligne, ça reste un match comme les autres», estimait le défenseur de 19 ans.

Brouillard a apprécié son passage au centre du Québec. Là-bas, les Voltigeurs ont développé une organisation de qualité, où l'éthique de travail ne faisait jamais défaut. «Ce sont des travailleurs acharnés, j'essaie d'amener ça à Québec. Ils finissent leurs mises en échec, envoient la rondelle en fond de territoire. Contre une équipe qui joue stratégiquement, comme Drummondville, il ne faut pas pratiquer un style de haut en bas. Il faut faire des jeux plus simples et bien travailler en défensive», suggérait le numéro 15, qui a gardé contact avec quelques ex-coéquipiers.

Il retrouvera l'entraîneur-chef Martin Raymond, qui l'a dirigé pendant une saison après avoir succédé à Mario Duhamel, désormais adjoint de Patrick Roy avec l'Avalanche du Colorado. «Il y a toujours eu un bon encadrement à Drummondville, avec Mario, Martin et Dominic [Ricard, le directeur général]. Ce serait le fun, marquer un but, mais j'aimerais aussi marquer lorsqu'on ira à Drummondville...»

Pour sa part, Gauthier espère aussi trouver le fond du filet contre son ancienne équipe, mais pour une raison différente. «Lors de mon premier match contre eux, l'an passé, j'avais compté... dans mon propre but. J'avais été échangé et cinq jours plus tard, je les affrontais. Je me sentais encore comme un membre de l'équipe, mais là, c'est différent, je suis à 100 % avec les Remparts», soulignait celui dont l'ami d'enfance est Marc-Antoine Bouillon, un joueur des Voltigeurs qui a déjà disputé un match avec les Remparts.

En vitesse...

Le défenseur Ryan Graves n'a pas encore été confirmé pour le match de vendredi, la décision se prendra après la période d'échauffement. Philippe Boucher a précisé que le gardien Éric Brassard serait devant le filet contre les Voltigeurs, tandis que ça «devrait être Callum» (Booth) dimanche... La nomination de Martin Raymond au poste d'entraîneur-adjoint de l'Équipe canadienne junior réjouissait à la fois Nikolas Brouillard et Philippe Boucher. «Je l'ai bien aimé, il ne va amener que du positif. Il a beaucoup de vécu à plusieurs niveaux, notamment à Tampa Bay avec Guy Boucher, il m'a aidé dans mon cheminement», disait le premier. Boucher, lui, notait qu'avec son expérience, Raymond «peut apporter beaucoup au personnel de l'équipe canadienne. Il sera plaisant de surveiller le tournoi avec tous les gars qu'on connaît et espérer qu'il y ait plusieurs joueurs de la LHJMQ dans l'alignement.»

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