Les Remparts repoussent les Islanders 4-3

Éric Brassard a stoppé 42 des 45 lancers... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Éric Brassard a stoppé 42 des 45 lancers dirigés vers lui dans une victoire de 4-3 des Remparts face aux Islanders de Charlottetown.

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(Charlottetown) Ils prennent goût! Bien appuyés par le gardien Éric Brassard, qui a frustré ses anciens coéquipiers tout au long du match, les Remparts de Québec ont signé une deuxième victoire d'affilée dans ce voyage dans les Maritimes en battant les Islanders de Charlottetown par 4-3, samedi soir, au East Link Center.

Les Remparts n'avaient qu'une seule victoire à l'extérieur avant de prendre la route. Il s'agissait de leur 10e gain de la saison et d'une troisième victoire de suite.

«Ça fait du bien, on va arrêter d'en parler, mais c'est vrai qu'on ne jouait pas bien à l'étranger. Nous avons donné trop de lancers [45], mais on a joué 60 bonnes minutes, comme on le fait à la maison. Brass a été solide, il a gardé tout un match et nos défenseurs ont bien fait, notamment [Nikolas] Brouillard; il a été critiqué, mais là, on voit qu'il est arrivé», soulignait l'entraîneur-chef Philippe Boucher après avoir serré la pince de tous ses joueurs.

Les Remparts ont disputé une bonne première période, bien que les deux équipes soient rentrées au vestiaire avec une égalité de 1-1. En deuxième, les Islanders ont augmenté leur vitesse de croisière après avoir vu leurs rivaux y aller d'un doublé en l'espace de 52 secondes en début de période. Affamés, ils ont lancé 15 fois sur leur ancien coéquipier, responsable de l'avance de 3-2 des siens après 40 minutes.

Et en troisième, Brassard a continué à tout arrêter, ne cédant que sur un lancer de punition à Daniel Sprong, qui portait la marque à 4-3. Malgré une punition tardive, les Remparts sont parvenus à conserver leur mince priorité d'un but.

«Je me pratiquais souvent avec lui à la fin des entraînements et je pensais qu'il feinterait au lieu de lancer. J'ai touché à la rondelle et elle est rentrée, mais ça ne fait rien, on a gagné quand même. Je suis content, ç'a bien été, ç'a été un effort d'équipe, les gars ont bloqué beaucoup de lancers et on s'en est bien tiré», résumait le gardien, qui a gardé sa concentration même s'il se mesurait à son ancienne équipe.

Deux buts pour Etchegary

Kurt Etchegary (2e et 3e), Zachery Moody (3e) et Taylor Burke (4e) ont marqué pour les Remparts. L'entraîneur-chef a aussi eu la main heureuse en formant un troisième trio avec Burke, Moody et Marcus Cuomo. Pendant ce temps, Brassard n'était battu que par Alexandre Goulet, Oliver Cooper et Sprong, en route vers sa quatrième victoire en six décisions. Il méritait pleinement la première étoile.

«Ça fait du bien de connaître du succès sur la route. On vient de gagner deux fois de suite, mais ce n'est pas assez, on en veut une troisième [à Saint-Jean]», indiquait Etchegary, en donnant le crédit à ses partenaires pour son doublé.

NOTES: Les Remparts bouclent leur voyage contre les Sea Dogs de Saint-Jean, cet après-midi... Le vétéran Taylor Burke a été déplacé au centre de la troisième ligne, ce qui pourrait lui permettre de revenir au style qui lui a déjà valu deux invitations à des camps de la LNH... En raison de l'utilisation de sept défenseurs, les attaquants Nicolas Hébert et Yannick Turcotte n'ont pas joué... La prochaine victoire de Philippe Boucher sera sa 50e comme entraîneur-chef.

Selon Dwyer, Graves aidera les Remparts

Foi de Gordie Dwyer, le défenseur Ryan Graves donnera un précieux coup de pouce aux Remparts lorsqu'il reviendra au jeu dans un avenir rapproché. L'entraîneur-chef des Islanders l'a dirigé pendant deux saisons avant qu'il ne soit échangé aux Foreurs de Val-d'Or quand l'organisation insulaire a décidé de faire une cure de rajeunissement, la saison dernière.

«Il s'est grandement amélioré depuis ses débuts, notamment son coup de patin. Dès le départ, avec nous, il jouait à toutes les sauces même si l'équipe était en bas de classement. Ça n'avait pas été facile de l'échanger, mais ça faisait partie de notre nouvelle philosophie. Je suis sûr qu'il ne regrette pas d'être allé à Val-d'Or. Non seulement a-t-il aidé les Foreurs à se rendre jusqu'à la Coupe Memorial et à remporter la Coupe du président, l'an passé, mais il y aura la chance d'y retourner une deuxième fois de suite avec les Remparts», racontait celui qui a été le capitaine de la formation québécoise lors de sa relance, en 1997.

Encore du développement

Le refrain est connu à Charlottetown: les Islanders développent encore l'équipe de demain. À preuve, ils misent sur six joueurs de 17 ans et trois autres de 16 ans. «Le mouvement vers la jeunesse a commencé la saison dernière et on n'a pas dérogé à notre plan. On joue pour ,500, présentement, il fallait s'attendre à des hauts et des bas avec les nombreux nouveaux visages qui sont arrivés. On ne peut que s'améliorer. Ce qu'on note, par contre, c'est un sentiment d'appartenance qui se met en place dans la région. Notre slogan ["Nous sommes tous des Islanders"] l'indique bien. Il y a de l'appétit envers nous et plusieurs jeunes attirent l'attention», notait Gordie Dwyers, qui a confié le rôle de capitaine à Ryan MacKinnon, un gars de la place qui revenait d'un séjour à Rimouski.

Le jour du hockey

Il y avait de l'action à Charlottetown, samedi, où l'on tenait le premier «Jour du hockey de l'Île-du-Prince-Édouard», un événement tenu conjointement par les Islanders et l'université de l'endroit. En après-midi, les Panthers de l'UPEI affrontaient St. Francis Xavier, où s'aligne l'ex-Remparts Brent Turnbull. À cela, il fallait ajouter les caméras de Sportsnet, qui suit pas à pas les faits et gestes de Daniel Sprong et de David Henley, deux espoirs du prochain repêchage. «Daniel s'est fait un nom, l'an passé, et il veut poursuivre ainsi. Il n'a que 17 ans, mais c'est quand même notre catalyseur à l'attaque. Les attentes sont élevées envers lui et les siennes le sont tout autant. Il ne connaît peut-être pas le début de saison espéré au niveau de la production offensive, mais ça va débloquer», estimait l'entraîneur-chef Gordie Dwyer.

Un souvenir pour Garneau

Olivier Garneau affichait encore un sourire de satisfaction au lendemain de son premier but dans la LHJMQ. Il s'agissait aussi de son premier point. «J'étais très heureux d'avoir marqué, et soulagé en même temps. L'an passé, ça m'avait pris aussi un certain temps avant de compter mon premier, je l'ai fait plus rapidement dans le junior [11e match]. C'est toujours plaisant de pouvoir contribuer offensivement, mon but m'a donné une bonne dose de confiance pour les présences suivantes. Dans la chambre, les gars m'ont félicité, les entraîneurs aussi», racontait le jeune homme de Beauport. Nicolas Hébert, qui lui avait servi une belle passe dans l'enclave, s'est empressé de ramasser la rondelle pour qu'il la conserve.

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