Kurt Etchegary devient le 17e capitaine des Remparts

Kurt Etchegary (C), entouré de ses assistants -... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Kurt Etchegary (C), entouré de ses assistants - de gauche à droite - Anthony Duclair, Francis Lambert-Lemay, Mikhail Grigorenko et Adam Erne.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) La nomination faisait l'unanimité! À 19 ans, Kurt Etchegary a été confirmé au poste de capitaine des Remparts de Québec. Il devient ainsi le 17e joueur à porter la lettre emblématique depuis la renaissance de l'équipe en 1997.

Pour l'appuyer dans son leadership, il misera sur Francis Lambert-Lemay et Mikhail Grigorenko comme assistants permanents tandis qu'Anthony Duclair et Adam Erne le seront en alternance.

«Il s'agit de toute une journée pour moi, mais aussi pour ma famille. Je donne tout le crédit à mes parents, qui ont su m'enseigner ce qu'était le leadership au fil des ans et je leur dédie ce moment», disait le nouveau capitaine, vendredi matin, après l'annonce officielle.

Depuis le départ de Ryan Culkin, on s'attendait tous à ce que le joueur natif de Terre-Neuve se retrouve avec le fameux «C». L'entraîneur-chef Philippe Boucher voulait cependant attendre que l'équipe soit complète avant de procéder à la nomination.

Débarqué à Québec à 16 ans, il a apprécié le leadership de Mikaël Tam et de Culkin. Mais ses trois saisons d'expérience dans l'équipe lui disent aussi qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une lettre pour faire preuve de leadership. «Nous avons quatre assistants, mais on pourrait bien en avoir 8 ou 10 avec tous les meneurs qu'il y a dans le vestiaire.»

Selon Boucher, Etchegary possédait les qualités nécessaires pour remplir cette tâche. Dans ses rencontres avec les vétérans et les membres de l'organisation, son nom revenait toujours dans les discussions.

«Pour "Etch", c'est bien mérité. Tôt ou tard, on savait qu'il serait notre capitaine. Avec sa persévérance et son éthique de travail, il représente ce qu'on veut être. Malgré les blessures et la maladie, il n'a jamais lâché et des joueurs comme lui, on en veut plus», racontait Boucher.

Le principal intéressé appréciait les éloges à son endroit. Un tatoo sur son bras gauche lui rappelle d'ailleurs de ne jamais abandonner, ce qu'il se fait un point d'honneur de mettre en application. «Tout le monde doit affronter l'adversité dans la vie, il suffit de passer au travers, de travailler fort, et le succès suivra. Je suis à court de mots pour exprimer ma joie, merci mon Dieu, j'ai une belle lettre sur mon chandail et j'ai hâte de représenter l'organisation», admettait celui qui a été opéré au coeur, cette saison, et aux deux hanches, l'hiver dernier.

Un groupe spécial

Etchegary réalise un rêve en étant nommé capitaine des Remparts. Mieux encore, il le sera au moment où l'équipe est à son zénith avec le retour de Grigorenko et les espoirs d'une fin de saison dans le peloton de tête.

«Je parlais avec Grigo et les plus vieux, on regarde l'équipe, on la compare aux deux dernières saisons et je trouve que nous avons vraiment un club spécial. Tout le monde est dans le même bateau, il n'y a pas de clans, on se tient tous ensemble. Si tout le monde tire dans la même direction, je suis persuadé qu'on pourra se rendre jusqu'au bout», prétendait le choix de deuxième ronde en 2011.

Depuis le début du calendrier, Etchegary ne fait pas que montrer l'exemple. Il s'est mis à l'étude du français, car il estime important de parler la même langue que les partisans de l'équipe.

«Je suis honoré et fier d'être le capitaine des Remparts, je veux aider l'équipe à remporter la Coupe à Québec», prenait-il la peine de nous glisser dans la langue de Molière.

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«Le capitaine idéal», selon Duclair

Anthony Duclair était parfaitement d'accord avec la nomination de Kurt Etchegary au titre de capitaine. Si quelqu'un le connaît bien dans le vestiaire, c'est bien lui puisqu'ils évoluent ensemble depuis déjà quatre ans. Avant de se joindre aux Remparts, ils s'alignaient avec les Lions de Lac-Saint-Louis, dans la Ligue midget AAA.

«Il est un gars très respecté dans la chambre, c'est le capitaine idéal. On est très fier de l'avoir [comme capitaine], tous les gars l'aiment, c'est le bon choix. Depuis qu'il est dans la Ligue, il ne l'a pas eu facile et il est toujours revenu en force. Chaque fois qu'il se présente à l'aréna, il affiche du leadership et on sent l'urgence dans son travail», commentait le numéro 10, meilleur marqueur de l'équipe et deuxième pointeur de la LHJMQ.

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Des «lettrés» de choix

Avec de nombreux joueurs d'expérience dans le vestiaire, les Remparts avaient l'embarras du choix pour identifier ceux qui seraient les assistants au capitaine. La direction a tranché pour Francis Lambert-Lemay, Mikhail Grigorenko, Anthony Duclair et Adam Erne. «On ne voulait pas faire ça pendant une séquence de quatre matchs en cinq jours et il fallait aussi laisser le temps aux nouveaux de s'installer. Lambert-Lemay, ce n'est pas pour rien qu'il était capitaine à Drummondville, il a déjà pris sa place dans le vestiaire. Grigo, lui, est rendu au stade où les gars s'identifient à lui. Il veut faire la différence, c'est un naturel [de le nommer assistant]. Pour ce qui est de Tony et Adam, à qui l'on souhaite de jouer pro l'an prochain, ils auront un rôle important s'ils revenaient, Coupe Memorial ou pas. Ils sont déjà des leaders et peuvent beaucoup apprendre des trois autres», expliquait l'entraîneur-chef, qui s'en est tenu à la tradition de l'équipe en ne procédant pas à un vote pour déterminer les meneurs «lettrés».

De la vitesse

Pour la première fois depuis le retour de Mikhail Grigorenko, on affichait quasiment complet à l'entraînement matinal, vendredi, et on notait bien que l'exécution était passée à une vitesse supérieure. «On est en santé, le rythme dans les pratiques est bon, on n'a pas besoin de lever le ton. [Olivier]| Archambault était l'un des meilleurs sur la glace, ce matin [vendredi], et je pense que sa ligne [avec Adam Chapman et Zachery Moody (photo)] peut déranger. Il y a bien du monde qui ne l'aime pas dans la Ligue lorsqu'il est sur la glace, mais je trouve que c'est plus une qualité qu'un défaut», affirmait Philippe Boucher à propos de celui qui sera aussi utilisé sur la seconde vague de l'avantage numérique tout en rappelant qu'il n'aimait guère numéroter ses trios.

Les Huskies en ville

Les Huskies sont les visiteurs, ce soir (19h). Même s'il a perdu les services de son pilier défensif Dillon Fournier, le club de Rouyn-Noranda représente encore un défi de taille. «Rouyn joue du gros hockey, Benoît Groulx me disait cette semaine que c'était toute une machine bâtie pour les séries et ce sera un bon test pour nous», racontait l'entraîneur-chef Philippe Boucher, dont les Remparts se rendront ensuite à Gatineau, Rouyn et Val-d'Or.

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