Grigorenko «heureux» d'être de retour à Québec

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(Québec) Après avoir réfléchi à son avenir, Mikhail Grigorenko a finalement rejoint les Remparts en milieu de journée, mercredi. À son arrivée au Colisée Pepsi, le centre de 19 ans a été accueilli en superstar dans le vestiaire de l'équipe, où une horde de journalistes l'attendait. De fort bonne humeur, il s'est dit heureux de pouvoir enfin tourner la page sur les heures «difficiles» qui ont suivi sa réaffectation par les Sabres.

Après s'être fait tirer l'oreille pour rallier Québec, Grigorenko semblait accepter son sort avec philosophie au moment de prendre possession d'un nouveau casier situé entre ceux de Duncan MacIntyre et d'Adam Erne. Même que le natif de Khabarovsk n'a pas caché sa joie d'enfiler le nouveau chandail des Remparts, lui qui était «jaloux» de ses anciens coéquipiers depuis le jour où il avait été dévoilé, l'automne dernier.

«Je suis vraiment heureux maintenant. Au début, quand on vous dit que vous quittez la LNH, vous êtes désappointé, mais quand on réalise qu'on retourne à un endroit où on a passé deux années incroyables, on est heureux d'être de retour. J'ai hâte d'être sur la glace.»

L'attaquant participera à son premier entraînement avec l'équipe jeudi et disputera son premier match avec les Remparts samedi, à l'occasion de la visite des Huskies de Rouyn-Noranda au Colisée. C'est d'ailleurs la perspective de redevenir un joueur régulier et de bénéficier d'un temps de glace considérable qui a aidé Grigorenko à accepter son sort.

«Je dois jouer, et je dois jouer beaucoup, avoir un bon temps d'utilisation, si je veux m'améliorer. C'est sûr que j'aurais aimé que les Sabres me donnent l'opportunité de jouer de 12 à 15 minutes par match pour que je devienne meilleur, mais je ne deviendrai pas meilleur en restant assis sur la galerie de presse...»

À Québec, le centre de 6'3" et de 209 lb ne risque pas de réchauffer le banc! Déjà, l'entraîneur-chef Philippe Boucher a annoncé ses couleurs. Il utilisera le grand 25 à toutes les sauces : avantage numérique, désavantage numérique et forces égales. Il pourra ainsi obtenir le précieux kilométrage qui a lui fait tant défaut depuis son arrivée chez les Sabres.

Par le fait même, Grigo pourra peaufiner certains aspects de son jeu. Il souhaite également améliorer son éthique de travail, voire se gagner une réputation de travaillant.

«Chaque joueur de hockey a quelque chose à améliorer et sur lequel travailler. Je dois tout améliorer : marquer, lancer, patiner, passer, tout! Mon but est donc de sauter sur la patinoire et de travailler le plus fort que je peux. Je veux aussi aider l'équipe à gagner.»,

À cet égard, Grigorenko croit, tout comme Boucher, qu'une arrivée en janvier - contrairement à mars lors de son premier renvoi en 2013 -, l'aidera à mieux réintégrer l'alignement des Remparts, dont il était impatient de rencontrer les nouveaux joueurs, mercredi. «L'année dernière, je suis revenu pour 10 matchs. Ce n'est pas beaucoup de temps pour s'ajuster. Cette fois-ci, j'aurai une vingtaine de matchs et les séries. Je pense que c'est une bonne chose que les Sabres aient décidé de le faire maintenant, plutôt que dans deux mois.»

Tant qu'il sera à Québec, Grigorenko assure qu'il aura toute la tête à Québec, même si sa volte-face des derniers jours peut laisser croire le contraire. «En ce moment, je suis ici, et c'est la seule place où je veux être. Je veux travailler le plus fort possible. Je veux tout gagner ici, gagner chaque match, et aider l'équipe.»

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Affichant un large sourire à son arrivée au Colisée Pepsi, Mikhail Grigorenko a juré avoir toute la tête à son équipe junior.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Grigo voulait une autre chance

Jusqu'à l'annonce de son renvoi chez les Remparts, Grigorenko a cru que les Sabres lui donneraient une nouvelle chance de se faire valoir, plus particulièrement après les Mondiaux juniors, où il a connu un bon tournoi. Quand l'opportunité ne s'est pas présentée, la déception s'est vite installée chez l'attaquant russe qui a cru bon prendre quelques jours pour penser à son avenir.

«Lorsque Buffalo m'a dit que je revenais ici, j'ai réfléchi pendant quelques jours, pendant que mon agent étudiait les meilleures options pour moi. Finalement, j'ai décidé que Québec était la meilleure place et que j'allais venir ici», a-t-il indiqué, admettant qu'il avait très peu d'options.

Tout le long de ses discussions avec les Sabres, le centre de 19 ans, dont le contrat de trois ans prendra fin en 2015, n'a jamais exigé d'être transigé à une autre équipe. «Je n'ai pas demandé à être échangé, mais ils comprennent qu'il ne reste qu'une année à mon contrat. De mon côté, je veux vraiment jouer dans la LNH...»

La KHL n'a donc jamais fait partie des scénarios considérés par Grigorenko. «C'est dans la LNH que je veux jouer. En ce moment, je n'ai pas cette opportunité. Les Sabres et moi, ça ne fonctionne pas ensemble pour le moment. Mais je vais continuer de pousser et d'essayer. Je n'arrêterai pas tant que je n'y parviendrai pas.»

Pendant son dialogue avec le président aux opérations hockey Pat Lafontaine - il n'a jamais rencontré le nouveau dg Tim Murray -, il a été tenu à l'écart de l'équipe. «Ç'a été très dur. Juste de ne pas avoir ma routine d'entraînement normale, d'aller à l'aréna et de patiner, d'être avec l'équipe. Même si ce n'était que pour deux jours, c'était un peu étrange. J'avais l'impression de perdre mon temps. C'était difficile, mais c'est dans le passé. Les choses vont mieux maintenant», a-t-il assuré.

Grigorenko admet toutefois que sa situation ressemble beaucoup à celle de l'année dernière. «Au début, ça allait bien. L'entraîneur me faisait de plus en plus confiance. Et on a changé d'entraîneur! Quand on a un nouvel entraîneur, il veut que les jeunes méritent leur temps de glace. Ç'a donc été la même chose que l'année dernière... Retour à Québec!» a-t-il lancé en riant.

Mikhail Grigorenko n'a entendu que de bonnes choses... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 3.0

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Mikhail Grigorenko n'a entendu que de bonnes choses au sujet de Philippe Boucher, qui le dirigera pour la première fois jeudi. 

Le Soleil, Pascal Ratthé

En bref...

> Le Mondial junior avait été l'occasion pour Mikhail Grigorenko de revoir plusieurs anciens coéquipiers des Remparts avec lesquels il avait gardé contact. «Je parle beaucoup avec Nick Sorensen, Adam Erne et Anthony Duclair. On s'est textés beaucoup lorsque les rumeurs de mon retour ont commencé à circuler. J'ai parlé beaucoup avec Nick au Mondial junior et avec Adam, qui était là. J'ai hâte de les retrouver.».

> Grigorenko n'a entendu que de bonnes choses au sujet de Philippe Boucher, qui le dirigera pour la première fois jeudi. «J'en ai surtout entendu parler par d'autres joueurs. Ils n'ont que des choses positives à dire à son sujet. Il semble gentil et l'équipe va bien. Je pense qu'il sera bon pour moi.» Au cours de leurs conversations, l'entraîneur-chef des Remparts n'a pas abordé le sujet du temps de glace du Russe. «Je suppose que je dois le mériter!»

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