Philippe Boucher quitte l'Océanic pour diriger les Remparts

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Philippe  Boucher était la tête dirigeante du secteur hockey de l'Océanic depuis deux ans.

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(Rimouski)  En quittant l'Océanic de Rimouski, jeudi matin, Philippe Boucher confirmait en même temps qu'il succédait à Patrick Roy comme entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec. Une annonce qui devançait de quelques heures le communiqué officiel de sa nomination publié par le club  québécois.

Boucher devient donc le quatrième entraîneur-chef des Remparts depuis leur renaissance en 1997 après Roy, Éric Lavigne et Guy Chouinard. En présence de Roy, notamment, il sera présenté aux médias de la capitale lundi à 11h à La Cage aux Sports de Laurier Québec, où les partisans sont invités.

Mais avant, il devait s'expliquer à Rimouski. Émotif, Boucher était à la fois emballé et tiraillé à l'idée de passer d'un Colisée à l'autre.

«Les dernières semaines ont été très déchirantes, je m'étais attaché au personnel administratif et aux gars de hockey. Je vais enfin pouvoir répondre au téléphone... J'ai reçu des mots de félicitations et quelques bêtises, mais pas beaucoup», indiquait l'homme de hockey de 40 ans.

Quelques jours avant le repêchage de la LHJMQ, les Remparts ont demandé à l'Océanic la permission de lui parler. Ils pouvaient le faire seulement si le candidat manifestait le désir de s'installer derrière le banc avec la formation de la ville où il s'est établi avec sa famille.

«Je vais être clair, je ne suis pas un coach de carrière qui était prêt à aller n'importe où pour diriger une équipe. J'ai eu du succès dans ma carrière de joueur et j'ai le privilège de faire ce que j'aime. Je n'ai jamais appelé personne, pas plus l'Océanic que les Remparts. Il n'y a que trois clubs qui pouvaient m'intéresser, soit Lévis et le SSF [midget AAA] et les Remparts, mais je n'aurais jamais pensé que le poste [avec les Remparts] serait disponible», indiquait celui qui a dirigé le bantam AA de Rive-Nord, il y a trois ans, en plus de travailler avec l'Équipe Québec des 15 ans.

Boucher était la tête dirigeante du secteur hockey de l'Océanic depuis deux ans. Sa première décision a été de repêcher le défenseur Samuel Morin, récent premier choix des Flyers de Philadelphie. Sa seconde aura été de nommer Serge Beausoleil comme entraîneur-chef. Ensemble, ils ont mené l'Océanic en finale de la LHJMQ en 2011-2012 et à la troisième meilleure fiche de l'histoire de l'équipe en 2012-2013.

Décision difficile

«Il s'agit de l'une des décisions les plus difficiles de ma vie. Lorsqu'on m'a clairement dit que l'on m'offrait les deux postes à Québec, j'ai eu une longue réflexion et j'en suis arrivé à la conclusion que ça m'intéressait. Malgré une certaine controverse qui va sûrement passer rapidement, je pars la tête haute parce que je sais que l'organisation est entre de bonnes mains», avouait-il, un brin d'émotion dans la voix devant plusieurs employés de l'équipe.

Philippe Boucher rentrait à Québec en milieu de journée pour se mettre au boulot. L'ancien défenseur de 16 saisons dans la LNH avec Buffalo, Los Angeles, Dallas et Pittsburgh rivalisera maintenant avec son collègue des deux dernières campagnes.

«La question familiale a joué un rôle dans sa décision, il a roulé 40 000 km, la saison dernière. Le défi de coach est énorme, ça va vite derrière le banc, tandis qu'avec le job de directeur général, tu as le temps de jaser, c'est plus lent. Nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble et on perd un ami. Il va le rester, même s'il sera de l'autre côté de la clôture», indiquait Beausoleil, qui devient vice-président hockey et directeur général de l'Océanic en plus de conserver sa position derrière le banc.

En tête de liste

Les Remparts n'ont pas eu à faire le tour du monde pour dénicher le successeur de Patrick Roy. Dès la confirmation du départ de leur homme de hockey pour le Colorado, la direction de l'équipe a dressé une liste des candidats potentiels. «Et le nom de Philippe Boucher était celui qui se retrouvait en tête», admettait le président des Diables rouges, Claude Rousseau, par voie de communiqué. Il remerciait également l'Océanic de leur avoir accordé la permission de discuter avec lui.

L'ancien défenseur de la LNH, qui a remporté la Coupe Stanley en 2009 avec les Penguins, n'obtient pas la double fonction uniquement par ses qualifications professionnelles. «Nous connaissons les qualités et les valeurs personnelles de Philippe et nous sommes persuadés qu'il accomplira un travail extraordinaire», ajoutait le président à propos du natif de Saint-Apollinaire qui promet de tout mettre en oeuvre pour continuer à offrir aux partisans une équipe très compétitive.

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