Québec 1/Rouyn-Noranda 6: bouffés par les Huskies

Nikita Kucherov (18) a éliminé les Remparts à... (Photo Le Soleil, Carl Tardif)

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Nikita Kucherov (18) a éliminé les Remparts à lui seul vendredi en participant à tous les buts des Huskies. L'attaquant russe a récolté six points, dont trois buts, contre son ancienne équipe. Son bon copain Mikhail Grigorenko (25) a marqué le seul but des Diables rouges.

Photo Le Soleil, Carl Tardif

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(Rouyn-Noranda) Leur saison est terminée! En s'inclinant 6-1, vendredi soir à l'aréna Iamgold, les Remparts de Québec subissaient l'élimination en cinq matchs dans leur série quart de finale contre les Huskies de Rouyn-Noranda, qui se produisaient à guichets fermés pour la première fois de leur histoire.

Il s'agit d'un second printemps d'affilée où les Remparts ne parviennent pas à se glisser dans le carré d'as de la LHJMQ. Ainsi, les Huskies croiseront maintenant le fer avec les Mooseheads d'Halifax en demi-finale.

Partis de Québec avec une égalité de 1-1, les Remparts n'ont pas été en mesure de remporter une seule victoire dans la tanière des Huskies, ni de renverser la vapeur comme deux équipes (Gatineau et Halifax) l'avaient fait à leurs dépens en 2011 et en 2012 en comblant un recul de 1-3 dans une série.

On s'y attendait, les Huskies étaient tout feu tout flamme en partant, mais ils n'ont jamais baissé de régime par la suite, dominant 38-15 dans les lancers. Il est impossible de savoir si le filet désert raté par Anthony Duclair en milieu de première période aurait changé quelque chose.

«Ils ont dominé de A à Z. Ç'a drôlement commencé, je leur donne du crédit. Ça fait toujours mal [de subir l'élimination], je ne suis pas content d'être devant vous. Pour moi, c'est une déception, je persiste à penser qu'on ne devrait pas être éliminés. Je ne veux pas revenir sur le quatrième match, mais il y a certaines circonstances qui se produisent. Il y a une personne qui a décidé qu'il était la vedette», disait l'entraîneur-chef Patrick Roy, en faisant sans doute allusion à l'arbitre.

Kucherov mène la charge

Histoire de tourner le fer dans la plaie, c'est Nikita Kucherov qui a été le joueur-clé pour les Huskies, vendredi soir. Sacrifié par les Remparts pour mettre fin au triumvirat européen qui régnait en novembre, il a mené la charge avec trois buts et trois passes, les autres filets des vainqueurs étant l'oeuvre de Mathieu Brisebois et de Jean-Sébastien Dea (2). Gabriel Desjardins, lui aussi un ancien des Remparts, a terminé la série avec six points.

«J'aurais aimé mieux parler de la performance des mes joueurs plutôt que celle de Kucherov, il a bien joué», notait Roy.

Tout au long de la série, les Huskies ont utilisé leur vitesse, parvenant à revenir de l'arrière à plusieurs reprises. Leur jeu de puissance aura aussi été plus productif que celui des Remparts.

Pour les Remparts, la défaite signifiait la fin de la carrière junior des trois joueurs de 20 ans, soit Marc-Antoine Carrier, Martin Lefebvre et Logan Shaw. «On y a cru jusqu'à la fin, on pensait ramener ça à Québec. Les petits détails ont fait la différence, on a laissé filer des avances et on a été indisciplinés. J'aurais aimé que ça finisse autrement, c'est le plus dur à avaler [qu'il s'agit de son dernier match]. J'ai eu une belle carrière, je ne peux pas me plaindre», chuchotait le capitaine.

En larmes, Carrier encaissait mal le coup. «Je suis encore plus amer, surtout que je suis l'une des causes de la défaite. C'est difficile à avaler. Le pire, ce n'est pas de savoir que ma carrière junior est finie, mais c'est de la manière que ça se termine.»

Roy s'attendait à plus de Grigorenko

Afin de prolonger leur saison, les Remparts auraient eu besoin d'une plus grande production de leur centre numéro 1, Mikhail Grigorenko, auteur du seul but des siens dans cette dernière défaite. Retourné à Québec par les Sabres de Buffalo à la veille du dernier match de la saison régulière, le numéro 25 a connu une mauvaise deuxième ronde après avoir été dominant au premier tour contre Chicoutimi. «Je ne cherche pas à dire que je suis extrêmement déçu de lui, mais on s'attendait à plus de sa part. Mais le hockey reste un sport d'équipe. On aurait tous pu en faire plus», répondait Patrick Roy de façon directe. Il a ensuite vanté la performance des Huskies, «qui ont très bien joué».

En vitesse...

Les deux formations ont écopé d'une amende de 500 $ pour l'échange de «mots doux» entre Dillon Donnelly et Liam O'Brien lors de la période d'échauffement du quatrième match, mercredi... À l'inverse de la veille, les Huskies ont tenu un léger entraînement sur la patinoire, vendredi matin, tandis que les Remparts sont restés à l'hôtel au lieu de se pointer à l'aréna en matinée... Peu importe le vainqueur de la série Huskies/Remparts, il était déjà convenu que celui-ci affronterait les Mooseheads de Halifax à l'occasion d'une demi-finale dont le premier match est prévu le samedi 20 avril, au Metro Centre de l'endroit... En marquant deux buts, mercredi, Anthony Duclair, des Remparts, mettait fin à une disette de huit matchs dans les présentes séries... Avant le match de vendredi, Sven Andrighetto, des Huskies, avait amassé au moins un point à chacune des rencontres des Huskies depuis le début de la valse du printemps... Les alignements étaient identiques au match de mercredi, la vitesse d'Axel Rioux ayant été préférée à la robustesse de Blake Millman chez les Remparts tandis que la main d'Alexandre Leclerc était toujours recouverte d'un plâtre de l'autre côté.

Des entraîneurs stables

Les Remparts et les Huskies partageaient un point un commun dans cette série. Et ce n'est pas d'avoir aligné Gabriel Desjardins, Nikita Kucherov, Anthony Verret et Cody Donaghey à tour de rôle ou d'avoir transigé souvent ensemble par le passé. De chaque côté, la stabilité est un élément central de leur philosophie. Patrick Roy dirigeait, vendredi soir, le 100e match éliminatoire de sa carrière de huit saisons à la barre des Remparts. Dans le clan adverse, André Tourigny s'approche aussi de ce plateau, lui qui en compte 94 en 11 campagnes à la barre de la meute. Débarqué à Rouyn pour s'y faire un nom, il s'y est établi en permanence, le record du plus grand nombre de matchs (695) réguliers avec la même équipe en étant une preuve éloquente. «Je ne battrai jamais le record de 30 ans de l'Ontario [Brian Kilrea], sauf que mes enfants n'ont jamais eu à changer d'école ou à se faire de nouveaux amis. La stabilité est assez rare dans notre milieu, je l'apprécie», racontait Tourigny, cette semaine, à propos de sa longévité avec les Huskies.

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