Les leçons de la rivalité entre Remparts et Saguenéens

En 2008, la rivalité entre les Remparts de... (Archives La Presse Canadienne)

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En 2008, la rivalité entre les Remparts de Québec et les Saguenéens de Chicoutimi a atteint son comble lorsque Jonathan Roy, le fils de Patrick, s'est attaqué au gardien Bobby Nadeau.

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(Québec) Après avoir atteint un sommet - ou le fond du baril - en 2008, la rivalité entre les Saguenéens de Chicoutimi et les Remparts de Québec se maintient depuis dans les limites acceptables du sport. Et ne comptez pas sur Patrick Roy pour rouvrir une porte qu'il a désormais fermée!

Questionné à savoir si le hockey junior avait changé depuis les incidents du 22 mars 2008, au Centre Georges-Vézina, l'entraîneur-chef qui s'était retrouvé au coeur de la tempête acquiesçait.

«Oui, et la rivalité a changé aussi, en tout cas de notre côté. Je pense que tout le monde souhaite qu'elle soit saine. Il y a toujours eu une bonne rivalité avec les Saguenéens, ça n'a pas changé. C'est sûr qu'elle a atteint un sommet à un moment donné, mais présentement, elle est bonne pour le hockey junior, les Remparts et les Sags», disait-il en revenant brièvement sur cette série folklorique qui avait dépassé les bornes.

Roy affirme avoir retenu des leçons de cette situation, autant de ce qui s'est déroulé sur la patinoire que de ce qui avait suivi dans les médias. «Nous avons vécu ce qu'on avait à vivre en 2008, on a appris beaucoup de cette série. Pour moi, ç'a été une période d'humilité importante dans ma vie, j'ai appris beaucoup de ça», a-t-il avoué.

Ça n'empêche pas le Diable rouge en chef de penser qu'il aura «peut-être» des partisans des Sags sur le dos lors des matchs à Chicoutimi. «On n'embarquera pas là-dedans. J'imagine que le Centre Georges sera plein à craquer contrairement à ce que j'ai vu dans certains matchs où il y avait plusieurs bancs vides. Quand les deux équipes s'affrontent, les gens ont de l'intérêt, autant à Québec qu'à Chicoutimi. Ils sont contents de voir l'un battre l'autre et il n'y a rien de malsain là-dedans», disait celui qui n'a pas bronché lorsqu'un confrère a voulu savoir ce qu'il pensait de la démarche d'une radio de l'endroit qui demandait à ses auditeurs via sa page Facebook «quelles insultes on pourrait lancer aux Remparts quand ils viendront chez nous?».

Désir de vaincre

L'entraîneur-chef aborde les séries avec le même souci du détail qu'en saison, sans changer sa façon de diriger l'équipe. Il est encore et toujours animé par le désir de vaincre.

«Je ne veux pas changer comme entraîneur parce qu'on est dans les séries. Nous les abordons avec beaucoup de confiance, et je me répète, mais ça fait longtemps que je n'ai pas senti mon équipe aussi prête pour commencer les séries. Ce qu'on veut, c'est d'être en contrôle et ne pas laisser l'intensité des séries prendre le dessus.»

Mardi, Roy et ses adjoints ont dirigé une séance d'entraînement d'à peine une heure, où on a mis l'accent sur une situation de fin de match à six contre cinq. «Ah oui, nous avions six joueurs, alors on en avait un de trop, on va avoir une punition...», rigolait-il avant de se lancer dans une explication plus sérieuse.

«Je me souviens qu'en 2006, nous tirions de l'arrière 4-3 contre Val-d'Or dans le deuxième match après avoir perdu le premier et Brent Aubin avait marqué avec 14 secondes à faire. Il faut être prêt à toutes les situations. J'ai trouvé qu'à six contre cinq, on n'a pas assez généré d'offensive à mon goût comparativement aux autres équipes. Il s'agit d'un aspect qu'on devait regarder, bien qu'on espère toujours ne pas en avoir besoin.»

*****

Donnelly : un compte à régler

De tous les joueurs des Remparts, Dillon Donnelly est le seul à avoir affronté les Saguenéens lors des plus récentes séries éliminatoires. Et le défenseur de 19 ans garde encore un goût amer de l'élimination des Cataractes de Shawinigan en sept matchs face à ses prochains adversaires, ce qui avait forcé les éventuels champions de la Coupe Memorial à s'entraîner pendant un mois au lieu de disputer les deux rondes suivantes.

«On avait perdu en deuxième ronde, alors pour moi, c'est un payback [compte à régler]. À part les 20 ans, ce sont pas mal les mêmes joueurs. "Chicoutte" a une bonne équipe, ce sera une bonne série. Je vais parler aux gars dans la chambre, parce qu'on était classé deuxième et on avait perdu contre la septième place. Nous les avions pris à la légère et ça nous avait coûté cher», a rappelé celui qui revient au jeu après avoir purgé une suspension de quatre matchs en fin de saison régulière.

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