Rick Wamsley, de la grande visite d'Ottawa

L'entraîneur des gardiens de but des Sénateurs, Rick... (Le Droit, MARTIN ROY)

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L'entraîneur des gardiens de but des Sénateurs, Rick Wamsley, est venu faire une première visite cette saison à François Brassard, choisi en sixième ronde par Ottawa au dernier repêchage.

Le Droit, MARTIN ROY

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(Québec) Les Sénateurs d'Ottawa aiment garder un oeil attentif sur leurs espoirs. Ils l'ont prouvé une fois de plus mercredi, en dépêchant à Québec leur entraîneur des gardiens de but, Rick Wamsley, pour une séance de travail individuel avec leur choix de sixième ronde (166e au total) en juin, le portier des Remparts François Brassard.

Particulièrement satisfait du boulot abattu par les cerbères de l'organisation dans la LNH, Wamsley profitait de quelques jours d'accalmie afin d'effectuer cette première visite à Brassard, cette saison. Arrivé à Québec mardi, il a d'abord assisté au match entre les Remparts et les Saguenéens, avant de convier le portier, accompagné de l'entraîneur des gardiens Pascal Lizotte, à une séance de vidéo, en fin de soirée.

Mercredi matin, Wamsley et Brassard sautaient sur la glace du Colisée entourés de quelques tireurs, soit Axel Rioux, Brent Turnbull, Codey Donaghey et Duncan MacIntyre, pour un entraînement d'un peu plus d'une heure.

«Je suis heureux de ce qu'il a comme ressources ici, que ce soit son entraîneur des gardiens de but ou son entraîneur-chef. Il est dirigé par un membre du Temple de la Renommée. Il est entre bonnes mains et, en grande partie, son jeu nous satisfait. Ma visite vise à l'aider à progresser, parce qu'on mise sur lui dans le futur», a indiqué l'ancien gardien du Canadien, des Blues, des Flames et des Maple Leafs.

Des petites corrections

Malgré la confiance placée dans le personnel d'entraîneur des Remparts, Wamsley n'a pas hésité à suggérer quelques petites corrections à la position de base de Brassard, mercredi.

«Nous aimons la façon dont François joue, mais comme il a eu des ennuis avec certains buts qu'il a accordés récemment, nous essayons de corriger la manière dont il arrête la rondelle. À première vue, il doit être prêt plus rapidement à effectuer ses arrêts. Ses épaules doivent se stabiliser plus vite, afin de faciliter les mouvements suivants», a-t-il analysé.

Malgré ces remarques, l'entraîneur affirme ne pas être obsédé outre mesure par la technique de ses gardiens de but, disant préférer le type «qui arrête les rondelles»!

«Mon job, c'est de trouver pourquoi ils jouent bien quand ils jouent bien. Quand on n'obtient plus les résultats qu'on recherche, on effectue les corrections nécessaires. En ce moment, je n'ai pas suffisamment de références sur François pour comprendre comment il joue. Ça fait partie de mon processus d'apprentissage de venir ici et de sauter sur la glace avec lui», a indiqué Wamsley.

Plus de constance

De façon générale, l'entraîneur des gardiens des Sénateurs s'est dit heureux de la saison connue par Brassard (27-17-1-2), qu'il aimerait toutefois voir afficher plus de constance.

«Quand on parle de jeunes de 18 ans, il y a un élément de maturité physique, mais également mentale. François est passé du rôle d'auxiliaire à celui de numéro un et parfois ça demande des ajustements mentaux, mais également physiques, parce qu'il n'a jamais autant joué auparavant. On s'intéresse aux deux aspects de son développement.»

C'est pourquoi Wamsley garde contact par téléphone ou courriel avec ses gardiens tout le long de la saison. Pour prendre des nouvelles de ses espoirs, mais aussi de leurs formations.

«Ce qu'il y a de mieux pour nos joueurs est généralement ce qu'il y a de mieux pour les équipes avec lesquelles ils évoluent. Dans le cas qui nous intéresse, c'est les Remparts. Et ce qui est bon pour les Remparts sera éventuellement bon pour les Sénateurs.»

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Un premier match inoubliable

Rick Wamsley n'oubliera jamais sa première visite au Colisée Pepsi, puisqu'il y avait disputé son premier match dans la LNH, alors que le Canadien faisait face aux Nordiques, le 23 décembre 1980. Une nulle de 2-2!

«Michel Plasse était le gardien des Nordiques. Bob Gainey avait marqué avec quatre secondes à faire. Le banc des visiteurs était de l'autre côté et moi, j'étais au banc lorsque Bob a marqué. J'étais très content, puisqu'il n'y avait pas de prolongation à cette époque-là. Ce dont je me rappelle, c'est qu'Anton et Peter Stastny avaient marqué contre moi. Alors ce que je retiens de ce match, c'est que, s'ils n'avaient pas fait défection, j'aurais gagné mon premier match par blanchissage!» a lancé à la blague l'entraîneur des gardiens de but des Sénateurs, mercredi.

L'ancien cerbère attribue ce premier match dans la LNH aux nombreuses superstitions de l'entraîneur-chef Claude Ruel. «Claude Ruel changeait toujours de gardien après une défaite. Nous avions perdu le match précédent à Vancouver, alors que Denis Herron était dans le filet. Il y avait cinq jours entre ce match et celui de Québec, mais ils n'avaient pas réussi à remettre sur pied Michel Bunny Larocque ou Richard Sévigny, qui étaient tous deux blessés. Comme Ruel voulait absolument changer de gardien de but, il m'a annoncé que je jouerais!»

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François Brassard... - image 2.0

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François Brassard

Une belle marque d'intérêt

Repêché par les Sénateurs, François Brassard se réjouit des nombreuses marques d'intérêt manifestées à son endroit par l'organisation, depuis sa sélection en juin. Après avoir assisté au dernier match des Remparts à Gatineau, l'entraîneur des gardiens de but Rick Wamsley s'est déplacé à Québec pour lui offrir une séance individuelle, hier. Une attention appréciée par le gardien de 18 ans.

«C'est le fun qu'il prenne le temps de venir me voir et de venir sur la glace avec moi. Ça montre qu'il y a de l'intérêt. Ça montre qu'ils prennent à coeur le développement de leurs gardiens et de leurs joueurs», a soutenu Brassard, qui avait été avisé du passage de l'entraîneur une semaine auparavant.

Les deux hommes ont profité de leur rencontre sur la patinoire pour apporter quelques ajustements à la position de base du Gatinois. «C'est quelque chose qu'on travaille tout le temps. Mais il voulait que je sois prêt plus rapidement, plus bas, que je sois toujours à la même hauteur sur la glace et que j'arrête de bouger les épaules. C'est quelque chose qui va m'améliorer à long terme. C'est quelque chose qui va être facile à ajuster. Il faut juste que je pense à l'amener dans mes games...»

C'était la première fois que Brassard avait droit à une séance supervisée par un entraîneur des Sénateurs depuis le camp de développement de la formation, dans l'entre-saison. «C'est encourageant, c'est motivant. Ça prouve qu'ils me regardent. Ça donne le goût d'en donner encore plus pour être un bon espoir pour eux autres.»

Du côté des Remparts, on louait également l'initiative de la formation de la LNH, hier. «Je pense que François a apprécié. Quant à Rick, je pense que ça lui a permis de se faire une bonne idée de ce que François peut faire, doit mieux faire. Et moi, ça m'a permis de faire lancer quelques gars!» a dit en riant l'entraîneur adjoint Martin Laperrière, mercredi.

Ce dernier soutient qu'il est toujours intéressant d'obtenir l'avis de spécialistes extérieurs à l'organisation des Remparts. «On aime ça entendre leur façon de voir les choses. Ça peut amener des idées, de dialoguer. Ça montre aussi à François que ces gens-là le surveillent et qu'il doit continuer de travailler à tous les jours.»

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