Constance au jeu malgré cinq victoires d'affilée pour les Remparts

Les Remparts se frotteront ce soir à leur... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les Remparts se frotteront ce soir à leur ancien coéquipier, Nikita Kucherov, qui était absent lors de la dernière visite des Diables rouges, alors qu'il jouait pour la Russie aux Championnats mondiaux juniors.

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(Rouyn-Noranda) Forts d'une séquence de cinq victoires d'affilée, les Remparts de Québec ont mis le cap vers l'Abitibi, jeudi. Ils n'ont cependant pas oublié de glisser une caisse d'humilité à bord de leur autocar en prévision des matchs à Rouyn-Noranda, aujourd'hui, et à Val-d'Or, samedi.

L'entraîneur-chef Patrick Roy a dirigé un court entraînement au Pavillon de la jeunesse, jeudi matin, avant de prendre la route. Il tenait à rappeler à sa troupe que le succès n'était jamais garanti, même dans les bonnes périodes.

«Le danger qui nous guette, c'est de réaliser qu'on a moins besoin de travailler fort. Il faut avoir de l'humilité et ne pas oublier où l'on était, il y a deux semaines», indiquait-il.

Après avoir connu un mois de janvier sous la barre de ,500, les siens ont rebondi dernièrement en signant cinq victoires successives, dont trois contre des équipes les devançant au classement (Baie-Comeau, Rimouski et Blainville-Boisbriand). La relance avait commencé fin janvier avec un gain inattendu à Halifax.

«On conserve la même approche, on veut un effort soutenu. Nous voulons devenir une équipe contre qui c'est dur de jouer. Ce n'est peut-être pas un gage de victoire assurée, mais il s'agit de la meilleure méthode pour arriver à nos fins. Il est important de continuer d'utiliser la même recette, d'avoir la même préparation et d'afficher la même constance, soir après soir.»

Aujourd'hui, l'opposition sera différente qu'à leur dernière tournée en Abitibi, puisque les Huskies aligneront quelques joueurs qui n'étaient pas présents à l'occasion de la victoire de 6-1 des Remparts à l'aréna Iamgold de Rouyn-Noranda, le 4 janvier.

Sur la pente ascendante

«Avec [Sven] Andrigheto et [Nikita] Kucherov, ils auront une équipe différente. La clé, c'est toujours de bien commencer le premier match, ça donne un bon coup d'envoi. On y va un match à la fois et à chaque partie, on veut avoir la même approche. On va être clair, on joue pour gagner à tous les soirs, mais à quelque part, il faut savoir tempérer le résultat. On n'est jamais content de perdre, mais on peut être encore plus déçu si on n'a pas travaillé comme on le veut. D'un autre côté, il faut savoir bien vivre avec le succès.»

Roy utilisait la victoire de l'Armada à Rimouski au lendemain de sa défaite à Québec, la veille, pour faire réaliser à ses joueurs qu'ils sont en pente ascendante à non pas descendante. «Ça démontre que l'on fait de bonnes choses», soutenait-il

NOTES : L'entraîneur-chef a annoncé, jeudi matin, que Nick Sorensen raterait les deux matchs de la fin de semaine, même s'il a accompagné l'équipe en Abitibi. Il est toujours dérangé par la douleur à son doigt... Le gardien Zachary Fortin a reçu le mandat d'affronter les Huskies tandis que François Brassard jouera contre les Foreurs, demain... En processus de retour au jeu, le défenseur Duncan MacIntyre n'a pas fait le voyage, effectuant quelques coups de patin en compagnie de Sorensen et Cody Donaghey à la fin de pratique... L'attaquant Ross Johnston, des Wildcats de Moncton, a écopé d'une suspension de 15 matchs pour un coup de bâton au visage de Brian Lovell, des Mooseheads.

Pas d'appel de Buffalo

Patrick Roy a confirmé, jeudi, qu'il n'avait pas reçu d'appel de la part des Sabres de Buffalo en lien avec le congédiement de l'entraîneur-chef Lindy Ruff et qu'il n'en attendait pas, d'ailleurs. Il estimait que le renvoi de Ruff était prévisible, mais disait ignorer la direction qu'ils (les Sabres) prendront avec les jeunes, dont Mikhail Grigorenko.

«La barre était haute à Buffalo, ça devenait inévitable même si on est toujours un peu surpris. Je n'ai aucune idée s'ils feront jouer les jeunes ou non, mais s'ils ont congédié leur coach, c'est pour faire les séries et non pas pour scraper leur saison», précisait Roy, en ajoutant que son fils Frédérick, qui dispute sa première saison dans la filiale des Sabres dans la Ligue américaine, aimait bien Ron Rolston, promu par intérim au poste d'entraîneur-chef du club de la LNH.

Logan Shaw... (Photothèque Le Soleil, Kathleen Lavoie) - image 2.0

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Logan Shaw

Photothèque Le Soleil, Kathleen Lavoie

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Shaw fier d'être tricentenaire

Logan Shaw a ajouté son nom à la centaine de joueurs ayant disputé 300 matchs ou plus dans la LHJMQ, cette semaine. «Ça en fait beaucoup, j'ai des cheveux blancs ici et là pour le prouver», rigolait le centre des Remparts à propos de son passage chez les tricentenaires.

Le numéro 11 n'a pas oublié son tout premier, le 12 septembre 2008 au Cap-Breton contre Halifax. Il n'avait pas participé à la marque, lui qui venait d'être le choix de première ronde (12e) des Screaming Eagles, l'équipe de sa région.

«J'avais 16 ans et je n'avais pas été utilisé beaucoup. Je me rappelle de tout comme si c'était hier. Je dis souvent aux gars à quel point le temps passe vite. Je sais qu'il s'agit d'un cliché, mais c'est tellement vrai», racontait celui qui a marqué son premier but le 2 novembre de cette même année contre Saint-Jean.

La recrue de l'époque est aujourd'hui un vétéran respecté. À défaut d'être le capitaine, ce chic type affiche de la classe dans sa manière d'agir, autant dans la victoire que dans la défaite. «J'ai acquis beaucoup d'expérience au fil des ans, je peux donner quelques conseils aux plus jeunes. Je suis assez fier de ce que j'ai accompli jusqu'à présent et j'essaie de montrer l'exemple», racontait celui qui en est à sa cinquième saison.

On pourrait croire qu'il a tout vu depuis ses débuts, mais il vient de découvrir à quel point on peut retourner les choses après une période difficile. «On joue en équipe, on utilise ce qu'on a et non ce qu'on n'a pas. On n'essaie pas de trop faire dans la dentelle, mais plutôt ce qu'on doit faire pour gagner. Je n'ai jamais été associé à un club qui jouait aussi bien en équipe que présentement. Je sais qu'il était difficile de le réaliser dans le vestiaire, mais j'ai toujours cru que l'on retrouverait nos moyens.»

Il se réjouissait aussi du réveil offensif d'Anthony Duclair et d'Adam Erne. «Ça faisait du bien de voir Tony sourire, l'autre soir. Je lui avais dit de garder la tête haute, que les chances viendraient. Adam et lui n'ont pas cessé de travailler, ils ne sont pas apitoyés sur leur sort. Je n'avais pas autant de pression qu'eux à 17 ans, mais même s'ils sont jeunes, ils ont réagi comme des hommes.»

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