Logan Shaw retourne là où tout a commencé

Logan Shaw a très hâte de jouer devant... (Photothèque Le Soleil)

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Logan Shaw a très hâte de jouer devant sa famille et ses amis, ce soir au Cap-Breton.

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(Québec) Pour la première fois depuis qu'il endosse l'uniforme des Remparts de Québec, Logan Shaw posera ses lames sur la patinoire du Centre 200 de Sydney, aujourd'hui, là où ce fils du Cap-Breton a fait ses débuts dans la LHJMQ.

Acquis par les Remparts en janvier 2012, l'ancien des Screaming Eagles du Cap-Breton en sera à une toute première visite au bout de son île de la Nouvelle-Écosse, lui qui n'a joué qu'un match contre son ancienne équipe, soit le 11 novembre dernier, lors du passage des Aigles à Québec.

«Je suis très excité de retourner là-bas, ce sera plaisant de jouer devant ma famille, mes amis, les jeunes du hockey mineur de la région. J'en serai à ma première présence au Centre 200, là où tout a commencé pour moi. Il y aura de l'émotion dans l'air. J'y ai fait mes débuts, il y a cinq ans, et il s'agira de mon dernier match à cet endroit [à moins que les deux équipes s'affrontent en séries]», expliquait-il, mercredi matin, au terme de l'entraînement quotidien des Remparts.

Shaw disait avoir adoré son aventure avec l'équipe de son coin de pays qui aura duré trois saisons et demie. «Les deux premières ont été fantastiques, l'équipe avait remporté 40 victoires chaque fois, il y avait de l'ambiance, c'était une ville de hockey», se souvient celui qui ne jouait pas autant que le vétéran qu'il est devenu au fil du temps.

Natif de Glace Bay, une municipalité située à 15 minutes à peine de Sydney, Shaw avait été un choix de première ronde du Cap-Breton en 2008. Il y a amassé 104 points, dont 54 buts, en 221 matchs avant de se joindre aux Remparts.

Il garde un souvenir impérissable de son séjour à la maison. «Ce fut une étape très importante dans ma vie. J'y suis devenu un homme, on m'a bien entouré et je n'oublierai jamais mes années là-bas. J'ignore ce que l'avenir me réserve, mais je leur dois beaucoup de crédit pour tout ce qui m'est arrivé jusqu'à présent et prêt à lui en redonner, mais pour l'instant, je veux surtout les battre...»

Shaw reste informé de ce qui se passe au Cap-Breton, où il possède encore ses antennes. Si les Screaming Eagles vivent des moments difficiles sur la glace depuis quelques saisons, ils ont encore l'appui moral de leurs concitoyens.

Les séries contre québec

«Il n'y a pas tellement de choses à faire à Sydney, c'est une petite ville de cols bleus qui supporte son club. Les gens ne vont pas à l'aréna à tous les matchs, mais ils tiennent à leur équipe. Les assistances sont un peu à la baisse, mais c'est comme dans n'importe quelle ville, l'intérêt diminue un peu si la victoire n'est pas au rendez-vous.»

Le numéro 11 a encore en mémoire la fameuse série de 2009 contre Québec, où les Remparts avaient éliminé les Screaming Eagles en sept matchs, l'un de ceux-là ayant nécessité quatre périodes de prolongation pour devenir la deuxième plus longue rencontre de l'histoire.

«J'étais une recrue et j'avais joué les deux premières périodes régulières, mais passé la troisième et les deux premières prolongations sur le banc. On m'avait ensuite utilisé parce que notre capitaine souffrait de crampes», racontait en riant celui qui se souvient que la perte de Robert Slaney (clavicule) avait fait mal à son équipe de l'époque.

Toujours pas de contrat des Panthers

Même s'ils ne lui ont toujours pas offert un contrat, les Panthers de la Floride manifestent encore de l'intérêt envers celui qu'ils ont sélectionné en troisième ronde (76e) en 2011. En fin de semaine, Logan Shaw a d'ailleurs eu droit à un brin de jasette avec Brian Skrudland, le directeur du développement des joueurs du club de la LNH. «Il reste en contact avec moi. Il a déjà vécu des périodes difficiles comme la nôtre dernièrement, il est en mesure de comprendre ce qu'on vit et peut me donner des trucs pour s'en sortir. Pour le reste, on ne jase pas de contrat. Je vais finir la saison et espérer pour le mieux», confiait l'attaquant de 20 ans.  

EN BREF

La filière 13

Patrick Roy a mené une longue séance d'entraînement tournée vers de bonnes prises de décision, mercredi matin. «On a mis la défaite de 11-2 [contre Halifax] dans la filière 13, mais on l'a utilisée avant de le faire. Quand tu perds 11-2, t'en profites pour te regarder dans le miroir et régler ce qu'il y a à régler. On vient de passer deux heures à travailler, c'était constructif et ça va nous amener à s'améliorer collectivement. En plus de l'intensité, on a dit aux joueurs de persévérer, de ne pas abandonner, de s'impliquer. S'ils gagnent de 60 à 70 % des batailles individuelles, on va devenir une meilleure équipe, tout comme sur le plan de la lecture du jeu, où ils doivent être allumés et voir les options qui s'offrent à eux.»

Le fond du baril atteint?

Les Remparts s'envolent vers les provinces de l'Atlantique, ce matin, où ils joueront à Sydney (aujourd'hui), Halifax (samedi) et Moncton (dimanche). «J'espère qu'on a atteint le fond du baril, je ne voudrais pas aller plus bas encore... Je ne peux pas garantir le résultat des trois prochains matchs, mais j'aime ce que je vois et je pense qu'on s'en va dans la bonne direction», disait Patrick Roy, en répétant que sa troupe devait opter pour le jeu collectif. François Brassard doit obtenir les trois départs de la fin de semaine. «Le gardien, c'est le dernier gars en arrière et il peut donner confiance aux autres avec quelques bons arrêts en début de match. Tu ne peux pas te permettre d'avoir de mauvaises performances surtout sur un voyage de trois matchs en quatre jours», confiait le numéro 31.

MacIntyre impatient

Duncan MacIntyre se disait impatient à l'idée de retourner à la maison pour quelques heures, lui dont la résidence familiale n'est qu'à deux minutes du Centre 200 de Sydney. Le défenseur recrue aura l'occasion d'évoluer pour une rare fois devant parents et amis. «J'avais 13 ans la dernière fois que j'ai joué là-bas. On n'y passera qu'une journée, mais c'est mieux que rien. Mes parents m'ont vu à l'oeuvre à quelques reprises, mais j'ai trois soeurs qui ne me voient pas souvent. Deux seront présentes à Sydney et l'autre sera à Halifax [samedi] puisqu'elle étudie à l'Université de Dalhousie.» Sans être originaire du Cap-Breton, Blake Millman revient aussi aux sources puisqu'il évoluait pour les Screaming Eagles avant d'être échangé aux Remparts.

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