Baie-Comeau 4/Québec 2: le Drakkar rejoint les Remparts

Malgré la défaite, Patrick Roy a apprécié le... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Malgré la défaite, Patrick Roy a apprécié le travail de son gardien, François Brassard, qui a «été très bon».

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) C'est avec une performance en demi-teintes que les nouveaux Remparts se sont révélés aux quelque 13607 partisans venus les découvrir au Colisée vendredi, s'inclinant 4-2 devant le Drakkar de Baie-Comeau. Du coup, les visiteurs ont rejoint les hommes de Patrick Roy au deuxième rang de la division Est de la LHJMQ.

Dominés 49-26 au chapitre des lancers, des Remparts manquant de cohésion en défensive n'ont été tenus dans le match que par une solide sortie de François Brassard qui, après deux contre-performances successives avant la pause de Noël, a stoppé 45 des 48 rondelles dirigées vers lui.

«Il a été très bon. Surtout en première période. Ça aurait pu facilement aller dans une autre direction, mais il a été excellent. Il était peut-être un peu nerveux au début, mais il a bien répondu. Il a été très bon», a répété Roy. Brassard n'a cédé que devant Félix Girard, malgré les 18 lancers reçus en première période.

Il faut dire que les nouveaux Remparts cachaient mal une certaine nervosité en début de rencontre. Avec cinq nouveaux venus dans l'alignement - Blake Millman, Dillon Donnelly, Brent Turnbull, Anthony Verret et Jérémy Beaudry -, la troupe québécoise a eu du mal à s'organiser, commettant de nombreux revirements en zone neutre. Une confusion à laquelle les entraîneurs s'attendaient avant la rencontre.

«De un, parce qu'on n'a pas pratiqué hier [jeudi] en raison de la température; et de deux, parce que c'était nouveau pour certains, qui étaient un peu nerveux. Mais en deuxième portion de la deuxième période, on a mieux joué. On a commencé à prendre le rythme du jeu. On a eu une pénalité en fin de deuxième période qui leur a permis d'égaliser. Ça aurait été bon de rentrer à 2-1 en troisième...» a laissé entendre Roy, qui a déploré que l'adversaire ait obtenu quatre avantages numériques contre un seul pour son équipe.

Un rêve de gamin

Tirant de l'arrière 1-0 en début de deuxième, les Remparts avaient d'abord créé l'égalité, grâce au cinquième d'Axel Rioux, assisté de Jérémy Beaudry et Alexandre Boivin. Ils ont pris l'avance 2-1 sur le premier dans l'uniforme des Remparts de Verret (5e), qui a fait dévier une passe parfaite de Ryan Culkin, à la porte du but de Philippe Cadorette.

«J'ai vu Ryan arriver avec la rondelle, alors je me suis approché du but, mais je ne savais pas s'il m'avait vu. Heureusement, il m'avait vu et je n'ai eu qu'à mettre la rondelle dans le filet. [...] C'est un rêve de gamin qui s'est réalisé de marquer un but à mon premier match ici, alors qu'il y avait beaucoup de membres de ma famille et d'amis présents», a indiqué le nouveau numéro 61 des Remparts.

Raphaël Bussières allait toutefois stopper l'élan des locaux, en nivelant la marque 2-2 en avantage numérique en toute fin de deuxième, puis en inscrivant le but de la victoire en début de troisième, ses 19e et 20e de la campagne. Girard complétait le pointage de 4-2 dans un filet désert.

Devant ce résultat décevant, Roy a convenu que l'équipe avait beaucoup de pain sur la planche afin de peaufiner son jeu collectif. «On va apprendre à se connaître. Mais on a du travail à faire. Il n'y a aucun doute là-dessus. On a pris des notes. Mais il y a des choses intéressantes, c'est certain...»

Les vétérans pointés du doigt

Patrick Roy n'a pas caché sa déception devant le jeu de ses vétérans, qu'il aurait aimé voir prendre le contrôle du match. «Nos vétérans doivent être meilleurs. Ils ne peuvent pas dire qu'ils ont été excellents ce soir [vendredi]... On ne peut certainement pas s'en prendre aux nouveaux venus...» a-t-il laissé entendre après la défaite de 4-2 contre le Drakkar. Un constat que partageait également l'attaquant Logan Shaw, l'un des quatre joueurs des Remparts à avoir connu une longue journée de voyagement la veille, en raison des conditions climatiques difficiles.

«Ç'a été une longue journée, mais ce n'est pas une excuse. Parce que c'était la même situation qu'un match de séries, où l'on joue la veille et qu'on doit recommencer le lendemain. Je prends le blâme. J'aurais pu marquer en troisième et changer la donne, mais ce n'est pas arrivé», a laissé entendre le vétéran de 20 ans, qui a raté un filet désert, après avoir couché le gardien Philippe Cadorette de tout son long. Avec cette défaite, les Remparts ont été rejoint par le Drakkar au deuxième rang de la division Est, un scénario que l'équipe ne souhaitait pas voir se produire. «Mais nous sommes une équipe qui ne se compte jamais battue. [Dimanche] à Sherbrooke, ce sera l'occasion pour nous de se rattraper et de montrer que nous avons du caractère», a soutenu Shaw.

But égalisateur refusé

Avec 1:45 à faire au match, les Remparts croyaient bien avoir égalisé la marque 3-3, lors d'une mêlée devant le but du Drakkar, mais la décision de l'arbitre a été renversée par le juge vidéo. Ce dernier a estimé que la rondelle avait été dirigée avec le patin. «Je n'ai pas vu le but, mais le joueur m'a dit qu'il l'avait poussé avec son patin. Il n'y a donc pas grand-chose qu'on puisse dire contre ça. C'est une décision qui a été prise par la personne qui était en haut, alors j'imagine qu'il a très bien vu le geste», a estimé Patrick Roy. Il s'est toutefois fait moins élogieux envers le travail des officiels, qui ont été plus généreux dans l'attribution des pénalités envers les visiteurs que l'équipe locale. Il en a même touché un mot au superviseur Denis Morel, après la rencontre. «Je ne peux pas être content, c'est sûr. J'avais l'impression qu'on était sur la route...» a-t-il laissé entendre, refusant de commenter davantage.

Roy sera patient

Patrick Roy a pu jeter un premier coup d'oeil à sa nouvelle équipe lors de l'entraînement matinal de vendredi et il a bien aimé ce qu'il a vu. Mais avant de porter un jugement plus définitif sur sa formation, l'entraîneur entendait laisser l'occasion à ses nouvelles acquisitions de se faire valoir. «On est contents de ce qu'on a fait. On va donner le temps à ces joueurs-là de s'adapter à l'équipe. Ce ne sera pas automatique. Ce matin [vendredi], on voyait déjà une différence dans la profondeur. Ça fait un bon changement», a-t-il estimé. N'ayant pas eu la chance de communiquer son système de jeu aux nouveaux venus, Roy n'espérait voir qu'une chose d'eux lors du match face au Drakkar. «Je veux qu'on reste concentrés. On regardera les X et les O plus tard. C'est quand même un groupe de gars qui ont été bien dirigés ailleurs. Ils ont une base. [...] Ce que je veux aussi voir, c'est une certaine intensité, voir les gars jouer avec une certaine émotion. On espère que c'est ce que ces gars-là vont amener.»

En vitesse...

De retour à Québec après un voyage d'une journée en raison de la tempête de neige qui a fait rage, l'entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, faisait contre mauvaise fortune bon coeur, vendredi matin. «Je pensais que je n'arriverais jamais! Mais ce sont des choses qui arrivent. On ne contrôle pas mère Nature»... Près d'un mois après sa deuxième opération aux hanches, le centre Kurt Etchegary pourra reprendre l'entraînement sur glace, jeudi. Son retour au jeu est prévu à la fin février.

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