Le pacte des frères Etchegary

Opéré à deux reprises aux hanches cet automne,... (Le Soleil)

Agrandir

Opéré à deux reprises aux hanches cet automne, Kurt Etchegary (19) profitera du congé des Fêtes pour se reposer en famille en prévision d'un possible retour au jeu fin février.

Le Soleil

Partager

Sur le même thème

(Québec) Depuis sa sélection par les Remparts en juin 2011, Kurt Etchegary s'est gagné la réputation de jeune homme courageux devant l'adversité. C'est ce que son grand-père Gus appelle la force de caractère, mettle en anglais. Cette qualité se retrouve non seulement dans l'ADN du clan, mais aussi depuis peu, en toutes lettres sur les bras de Kurt et de son frère Marcus. Un cadeau de Noël, sous forme d'hommage, pour Gus.

Frères d'encre, Kurt et Marcus Etchegary montrent fièrement... (Photo fournie par Kurt Etchegary) - image 1.0

Agrandir

Frères d'encre, Kurt et Marcus Etchegary montrent fièrement leur tatouage.

Photo fournie par Kurt Etchegary

Avec une cellule familiale divisée entre le Québec, l'Ontario et Terre-Neuve, les Etchegary se font une fête de se retrouver au domicile familial de St. John's à chaque Noël. Cette année, les retrouvailles s'annonçaient encore plus particulières en raison de la petite surprise que Kurt et son grand frère Marcus, qui réside à Toronto, avaient concoctée à leur grand-père.

«Mon frère et moi, nous nous sommes fait tatouer le mot mettle sur le bras récemment. C'est une idée qui nous est venue de grand-papa. C'est quelque chose qu'il prêche depuis toujours. "Mettle", ça veut dire "force de caractère", "courage". À 27 ans, c'est le premier "tatou" de mon frère. Il est pas mal fâché que j'aie autant d'avance sur lui», a fait savoir le sympathique centre des Remparts, avant le début du long congé, vendredi.

Les Fêtes constituent donc une belle occasion pour les Etchegary de reprendre contact et de partager du bon temps en famille. Pour Kurt, la pause de cinq jours sera d'autant plus bénéfique qu'il se remet toujours de deux opérations subies aux hanches cet automne, après deux années passées à endurer la douleur. Le réconfort des traditions familiales sera le bienvenu!

«On se fait toujours une couple de maisons en pain d'épices, on s'allume un beau petit feu de foyer et on écoute de la musique de Noël. On en profite pour jaser. Comme on ne se voit pas souvent, quand on est ensemble, on aime prendre des nouvelles les uns des autres. Habituellement, on regarde aussi le Mondial junior. J'ai déjà parlé à mon frère et on va se lever à 4h30 le 26 [aujourd'hui] et regarder les gars jouer», a fait savoir le 19 des Remparts.

Avec quelques anciens et actuels coéquipiers dans la compétition, comme les attaquants Jonathan Drouin (Canada), Mikhail Grigorenko (Russie) et Nick Sorensen (Suède), Etchegary est impatient de voir évoluer les plus beaux espoirs du Circuit Courteau sur la scène internationale.

«J'ai joué avec Jonathan Drouin dans le midget AAA, alors c'est excitant de le voir là-bas. Je suis vraiment content pour lui. Et je vais garder un oeil sur les gars de notre ligue comme [Nathan] MacKinnon, [Philip] Danault... C'est vraiment génial de voir notre ligue, et pas seulement notre équipe, aussi bien représentée au Mondial, cette année.»

Pas d'hockey extérieur

Le hockey est indissociable des Fêtes chez les Etchegary. Plus souvent qu'autrement, les exploits des meilleurs juniors au Mondial junior se transportent ensuite dans la rue ou sur une patinoire extérieure. Mais pas pour Kurt. Pas cette année.

«Je vais prendre ça relaxe parce que je veux retrouver ma place dans l'alignement le plus tôt possible. Il n'est donc pas question de compromettre ma rééducation. C'est la seule chose à laquelle je pense pour le moment : recommencer à jouer au hockey», affirme celui dont le retour au jeu est prévu à la fin de février.

Entre-temps, les bons petits plats de maman sauront assurément mettre un peu de chaleur dans le coeur de l'énergique patineur. «Chez nous, c'est un repas de Noël à tous les soirs! Dans le temps des Fêtes, on finit toujours par être 15 à 20 personnes autour de la table! Ce sera un défi de ne pas prendre une livre! Je devrai continuer de faire très attention à ce que je mange. Surtout que je ne patine pas...» a-t-il laissé entendre, sourire en coin.

Erne sous le soleil de la Floride

Ayant grandi les deux pieds dans la neige du Connecticut, Adam Erne s'est joint à la belle-famille pour un Noël sous le chaud soleil de la Floride. Les Fêtes prennent donc un air de vacances pour l'attaquant de puissance des Remparts. «Ça tombe bien, parce que j'ai besoin de vacances! Ça fait un bon bout de temps que je n'ai pas eu de vrai break. Ce sera plaisant de passer Noël au soleil. C'est une première», a-t-il indiqué, vendredi. Le départ de l'ailier gauche vers le Sud a forcé les Erne à procéder à leur traditionnel échange de cadeaux quelques jours plus tôt que prévu. Mais ce n'est pas l'attaquant de 17 ans qui s'en plaindra, puisqu'il a pu sauter dans l'avion en possession du tout nouveau iPhone 5 reçu de sa mère! Une fois en Floride, le 73 n'avait qu'un plan en tête : se prélasser sur la plage!

Comme à Las Vegas...

Tradition oblige, les joueurs des Remparts ont participé à un grand souper d'équipe le 16 décembre au restaurant Le Prében, où les hockeyeurs se sont échangé des cadeaux, tous moins sérieux les uns que les autres. Comme à Las Vegas, les conversations qui s'y sont tenues demeureront secrètes, affirme le capitaine Martin Lefebvre, qui prévoyait passer Noël en famille, en banlieue de Montréal. «Vu que je ne suis pas là de l'année, c'est souvent chez nous que ça se passe. On se fait un gros souper avec la famille du côté de ma mère. Ça veille assez tard...» a-t-il laissé entendre.

Pas de congé pour MacIntyre!

Alors que ses coéquipiers bénéficient de cinq jours de congé à Noël, le défenseur Duncan MacIntyre patinera, après un bref séjour chez lui dans les Maritimes, avec les meilleurs au monde, lors du Défi mondial des moins de 17 ans, qui se mettra en branle dans deux jours, à Victoriaville et à Drummondville. Représentant l'Atlantique, il fera notamment équipe avec l'attaquant Lucas Batt, des Tigres, avec qui il a fréquenté le programme des Hounds du Collège Notre-Dame (midget AAA), en Saskatchewan. «C'est une bonne opportunité pour de jeunes comme moi de se mesurer aux meilleurs, autant sur les plans collectifs qu'individuel. J'espère qu'on représentera bien l'Atlantique», a fait savoir la recrue de 16 ans. Mais avant, MacIntyre a, comme à chaque année avec sa famille, fait une petite visite à sa grand-mère maternelle à l'Île-du-Prince-Édouard et dégusté la dinde cuisinée par sa mère. «C'est le mets que je préfère manger, alors je suis toujours heureux de voir les Fêtes arriver!»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer