Québec 2/Île-du-Prince-Édouard 4: les Remparts toujours à sec

Afin de provoquer des étincelles en attaque, Patrick... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Afin de provoquer des étincelles en attaque, Patrick Roy a replacé Anthony Duclair sur le trio de Mikhail Grigorenko en troisième période. Duclair a servi une belle passe à Grigorenko pour marquer le deuxième but des Remparts.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Charlottetown) Même s'ils ont retrouvé le chemin de la victoire à Baie-Comeau dimanche, les Remparts n'ont pas solutionné tous leurs problèmes en attaque. Incapables de profiter de leurs nombreuses chances de marquer, les hommes de Patrick Roy se sont inclinés par le pointage de 4-2 devant le Rocket, au Centre Civique de Charlottetown, mercredi.

Avec cette escale à l'Île-du-Prince-Édouard, les Remparts amorçaient une série de trois rencontres dans les Maritimes. Il s'agissait également de leur troisième et dernier affrontement de la saison face au Rocket. Les deux formations avaient divisé les honneurs à leurs deux premiers duels, en novembre, au Colisée. La déveine offensive des Remparts ne leur aura pas permis de se mesurer aux gros canons des insulaires.

«Le match s'est joué en première période. On n'a pas encore été capables de marquer. On aurait pu sortir de là en avant 3-0, mais c'est un peu comme ça, dernièrement. Je trouve qu'offensivement, on joue sans nerfs. On est mous, on ne finit pas la job autour du filet. Ça me déçoit», a admis Roy.

À la recherche de solutions, le pilote a replacé Anthony Duclair sur le trio de Mikhail Grigorenko en troisième, mais rien n'y a fait.

«Il n'y aura pas d'étincelles tant qu'on ne se forcera pas. Je veux croire qu'on joue la petite game de dentelle, mais les équipes jouent serré, ne nous donnent pas d'espace sur la glace et travaillent bien défensivement. C'est à nous à créer des chances. Et quand on en a, on ne la met pas dedans», analyse Roy, ajoutant que les succès des Remparts reposaient beaucoup sur leur avantage numérique. Ils n'en ont obtenu qu'un, mercredi.

Bien sortie du portillon de départ, la troupe québécoise avait rapidement menacé le filet de Maxime Lagacé, en première. Le cerbère originaire de Québec avait fini par céder à la neuvième minute de jeu, alors que Pierre-Maxime Poudrier, bien posté à la porte des buts, complétait un échange spectaculaire avec Adam Erne et Nick Sorensen.

Geste coûteux

En avance 1-0, les Remparts auront ensuite maintenu la cadence, mais un cafouillage défensif dans leur territoire aura permis à Matthew Bursey, laissé sans surveillance dans le haut de l'enclave, de tromper François Brassard d'un tir parfait à sa droite.

Une deuxième à l'avantage du Rocket, qui a mené au chapitre des lancers 12-9, n'a pas permis aux deux équipes d'ajouter au pointage. Ayant écopé d'une pénalité en fin de période, Erne a obligé les Remparts à amorcer la troisième en infériorité numérique. Le geste aura été coûteux, puisqu'il aura permis au dangereux Josh Currie, après avoir débordé Anthony Gingras, de donner l'avance au Rocket 2-1.

Les Remparts n'ont toutefois pas mis de temps à niveler la marque alors que Grigorenko bénéficiait d'une passe parfaite de Duclair pour tromper Lagacé d'un tir précis du cercle des mises en jeu.

Un but inusité du Rocket, inscrit par Tomas Pavelka sur un lancer frappé de la ligne rouge, qui a dévié sur le défenseur Stephen Midensky, aura finalement donné la victoire aux siens. Ben Duffy a complété le pointage dans un filet désert.

NOTES : Marc-Antoine Carrier, qui devait rater le match en raison de ses études, a rejoint l'équipe à temps pour disputer la rencontre... Malgré leurs récents insuccès, les Remparts figurent au septième rang du classement hebdomadaire de la LCH.

Roy aurait puni Erne

Après avoir bénéficié de quelques bonnes chances de marquer en première période, Adam Erne a péché par indiscipline deux fois à la toute fin de la deuxième, infligeant un coup de coude au défenseur Jimmy Oligny, ce qui a permis au Rocket de prendre les devants 2-1, en début de troisième. Patrick Roy n'a pas prisé le geste de son attaquant.

«En temps normal, j'aurais dû asseoir Erne pour ces deux pénalités-là. Sa première était tirée par les cheveux un peu, mais la deuxième, il n'avait pas à prendre ce genre de pénalités-là. Sauf qu'on n'a pas la profondeur sur le banc pour se permettre une situation de même. Ce n'est pas le genre de pénalités qu'on veut et qu'on a besoin en fin de période. Je suis obligé de dire qu'Oligny a joué dans sa tête et il a eu le dessus...» a laissé entendre l'entraîneur, visiblement agacé.

L'Américain de 17 ans s'est pour sa part défendu en expliquant qu'il cherchait, à l'image de l'équipe, à donner une couleur plus physique à son jeu.

«Je ne pense pas que c'était de bonnes pénalités. Et Pat non plus. Mais il faut ce qu'il faut. J'essaie de jouer plus physique. [...] Je pensais que le coup était correct. J'ai tenté de le frapper. Il cherchait un peu tout le monde sur la patinoire. Je pensais qu'il méritait quelque chose en retour. Je voulais seulement défendre mes coéquipiers.»

Pas d'intouchables sur l'Île

Après avoir été la seule équipe de la LHJMQ exclue des séries au printemps, le Rocket connaît un début de saison au-delà des attentes avec un huitième rang au classement général. Devant ce succès, les partisans de l'équipe sont en droit de rêver. L'organisation, elle, demeure prudente, même si elle écoutera toutes les propositions qui lui seront faites à l'ouverture du marché, le 22 décembre.

Déjà, les discussions entre les 18 directeurs généraux vont toutefois bon train, confirme l'entraîneur-chef Gordie Dwyer. Elles se limitent cependant pour l'instant à tester la température de l'eau.

«Je pense qu'il y a beaucoup d'équipes qui ne savent pas encore ce qu'elles vont faire. Alors, il risque d'y avoir des joueurs disponibles [à la dernière minute]... Pour nous, le focus était vraiment sur notre début de saison. Mais c'est sûr qu'il y aura des décisions à prendre aux Fêtes. Chose certaine, on connaît l'importance des joueurs qu'on a chez nous», a-t-il laissé entendre, mercredi.

Certains éléments du Rocket, comme les deux as marqueurs Josh Currie et Ben Duffy (photo), des vétérans de 20 ans, mais aussi le défenseur Jimmy Oligny et le gardien de but Maxime Lagacé, tous deux âgés de 19 ans, pourraient être en demande. «Dans le cas de Currie et Duffy, c'est une question de la culture d'équipe que je voulais amener quand je suis arrivé l'année passée. Et pour faire ça, il faut s'appuyer sur de bons vétérans. Ces deux joueurs-là, ce sont des joueurs du Rocket depuis le premier jour. On va voir où le marché va être...» a insinué Dwyer.

Sans vendre ou acheter, les futurs Islanders pourraient aussi décider de faire des gestes stratégiques pour l'avenir. «Ça va peut-être être une combinaison d'entrer une couple de pièces et de sortir autre chose. On ne sait pas encore. Mais il faut vraiment être attentifs et attendre de voir quel est le meilleur plan pour nous autres.»

Chose certaine, le Rocket ne tient pas à se peinturer dans un coin en identifiant des intouchables au sein de son alignement. «Je ne pense pas. Serge [Savard fils, le dg] et moi, on regarde toutes les choses en fonction de l'avenir. C'est sûr qu'on est toujours à l'écoute pour quelque joueur que ce soit...»

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