Roy veut changer l'ADN des Remparts

Patrick Roy trouve que ses joueurs sont un... (Photothèque le Soleil, Pascal Ratthé)

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Patrick Roy trouve que ses joueurs sont un peu trop «bons gars». L'entraîneur-chef souhaite changer leur style et il sait que c'est un long processus, mais il ne baisse pas les bras.

Photothèque le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) La scène résumait parfaitement ce qu'il tente de faire réaliser à sa troupe. Après avoir nargué un rival, vendredi, Nikita Kucherov a demandé à Patrick Roy s'il pouvait aller dans la chambre pour y rencontrer ses anciens coéquipiers. La suite a donné des arguments de plus au discours de l'entraîneur-chef qui veut changer l'ADN des Remparts de Québec.

À la fin du match disputé au Colisée Pepsi, Kucherov a eu une petite prise de bec avec le défenseur Ryan Culkin, agitant même son nouveau logo des Huskies de Rouyn-Noranda sous ses yeux. Un geste que n'a pas raté le Diable rouge en chef.

«Il m'a demandé s'il pouvait aller dans la chambre et je lui ai dit : "Vas-y, mon homme." J'aurais aimé ça que quelqu'un lui dise de sacrer son camp d'icitte. Je voulais voir leur réaction, et on a vu qu'on avait vraiment de bons gars», racontait-il en mimant les accolades et les sourires qu'échangeait Kucherov avec ses ex-partenaires de jeu.

Depuis une semaine, Roy rappelle que son équipe doit changer d'attitude. Selon lui, ce qui se passe dans le vestiaire se transporte sur la patinoire. Si le championnat se gagnait par la gentillesse des individus, les Remparts seraient parmi les favoris.

«Moi, si je m'appelle Culkin, je l'aurais [Kucherov] sorti de là moi-même. Tout le monde a vu ce qu'il a fait et que je sois en ta... et que je ne dorme pas de la nuit à penser ce qu'on doit faire, ça ne change pas grand-chose. Ce qui nous rendra meilleur, ce sont les détails», ajoutait l'entraîneur-chef.

Le verre à moitié plein...

Il a tenu un discours sur le sujet pendant la séance d'entraînement, samedi, avant le départ de l'autocar pour Baie-Comeau. À la fin de celle-ci, les joueurs ont tenu une réunion d'équipe, histoire de faire le point sur la chose.

«J'ai eu du fun, ce matin (samedi). J'aime ça, essayer d'amener nos joueurs vers quelque chose qui nous mènera plus loin, c'est un défi intéressant. J'aurais pu arriver à l'aréna avec la tête entre les deux jambes, mais je préfère voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide», indiquait-il en répondant à sa propre question.

L'ancien gardien n'a pas perdu son désir de vaincre pour autant. Il doute que les siens parviendront à finir en tête du classement général. Par contre, rien n'empêche son club de jouer du hockey de série, de s'en aller tranquillement dans cette direction.

«C'est différent de ce que j'ai vécu dans les années passées, mais c'est un défi de trouver la solution qui fera en sorte qu'il y ait un déclic. Ce n'est pas facile de s'investir, d'aller devant le filet, etc., c'est un long processus.

Victime de la bravade de Kucherov, Culkin n'en faisait pas un plat. «Il y a de l'émotion dans le feu de l'action, ça fait partie du hockey. C'est arrivé sur la patinoire, mais en dehors, il va toujours être un bon gars», soulignait l'arrière, sans savoir ce que l'entraîneur venait de nous confier...

Le numéro 7 estime que les vétérans doivent montrer l'exemple et répondre aux attentes des entraîneurs. «Pat veut changer notre ADN, on veut devenir un club contre qui il ne sera pas facile de jouer. On veut être plus méchant, avoir plus de mordant. Ce n'est jamais facile de changer, mais il va falloir le faire vite», reconnaissait-il, sachant que la période des transactions pointait à l'horizon.

La manière avant le résultat

À l'instar des Remparts, le Drakkar de Baie-Comeau a perdu ses trois derniers matchs. «La bonne nouvelle, c'est que l'un de nous va mettre fin à cette série de défaites et j'espère que ce sera nous autres», indiquait Patrick Roy, lorsqu'on lui a demandé à quel genre de match il s'attendait, cet après-midi, au Centre Henry-Leonard.

De toute manière, l'entraîneur-chef ne basera pas son évaluation sur le résultat, mais plutôt sur la manière de jouer, puisque le nombre de points au classement n'est pas révélateur de l'objectif qu'il s'est fixé. Cela dit, les Remparts seront bientôt privés de Mikhail Grigorenko, pivot de leur attaque, et peut-être de Nick Sorensen, en évaluation par l'équipe nationale de la Suède. «On regarde ce qu'il se passe à Québec, mais il se peut que MacKinnon et Drouin ne soient pas à Halifax, que Hudon ne soit pas à Chicoutimi... On n'est pas en peine, le système n'est pas fait en fonction de Grigo, qui est un élément important de l'équipe comme Duclair, Erne, Sorensen, Brassard et tous les 24 joueurs qui sont avec nous.»

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