Pas question de bouder le Mondial pour Grigorenko

Pendant que Nick Sorensen (à gauche) attend toujours... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Pendant que Nick Sorensen (à gauche) attend toujours des nouvelles de l'équipe de la Suède, Mikhail Grigorenko (25) a accepté de se joindre à celle de la Russie en vue du Mondial junior disputé à la fin du mois. Sur cette séquence, les deux coéquipiers célèbrent le but du capitaine des Remparts, Martin Lefebvre, un filet marqué en avantage numérique en première période.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partager

(Québec) Déçu par son utilisation restreinte lors du deuxième match de la Super Série Subway, Mikhail Grigorenko a finalement accepté l'invitation de se joindre à l'équipe nationale russe pour le Championnat mondial de hockey junior. Même l'idée de se retrouver au sein d'un quatrième trio ne l'incite plus à bouder le rendez-vous qui aura lieu dans la ville d'Ufa, située à plus de 1000 km à l'est de Moscou.

Grigorenko a reçu l'appel de la fédération russe, vendredi matin, tout juste avant de se pointer au Colisée Pepsi, où il a retrouvé son camarade Nikita Kucherov, de passage à Québec avec les Huskies de Rouyn-Noranda. La veille, l'ancien des Remparts avait aussi reçu son invitation pour le même tournoi.

«Il s'agira d'une compétition très relevée, puisqu'en raison du lock-out de la LNH, tous les meilleurs joueurs de la catégorie y seront. Alors pour moi, ça ne pourra qu'être bénéfique. Si l'entraîneur m'utilise sur la quatrième ligne, j'aurai quelque chose à prouver, mais j'espère que ce ne sera pas le cas», disait Grigo à sa sortie de la cafétéria du Colisée.

Il avait offert une belle performance lors du premier match de la Super Série Subway, à Blainville-Broisbriand, en récoltant deux points en 12 minutes d'utilisation. Il était cependant revenu de Val-d'Or avec de l'amertume, son temps de jeu ayant été limité à huit minutes lors du second duel contre la LHJMQ.

«J'ai discuté avec Darcy Rieger [le directeur général des Sabres de Buffalo] et il m'a dit que je devrais y aller. Il m'a laissé prendre ma décision et qu'il ne m'en voudrait pas si je n'y allais pas, mais sa recommandation était d'accepter l'invitation, alors j'y vais sans hésitation.»

La sélection de Grigorenko n'était qu'une formalité, lui qui avait porté les couleurs de l'équipe nationale russe au dernier Mondial junior. Il s'y était cependant blessé à une cheville, traînant le malaise pendant quelques semaines à son retour à Québec. Là-bas, il avait formé un trio avec Kucherov.

«Je jouais sur la troisième ligne avec "Kuchy". Comme il y va lui aussi, je pense bien qu'on va nous utiliser ensemble. Et je ne crois pas que Nikita soit un joueur de quatrième trio», indiquait Grigorenko, qui sera en mesure de jouer tous les matchs du voyage dans les Maritimes, la fin de semiane prochaine, puisqu'il s'envolera le 10 même s'il prévoyait en discuter avec son ami.

Kucherov y sera aussi

La veille, Kucherov avait aussi été invité et l'idée de participer à ce tournoi disputé à environ trois heures de chez lui lui plaît, d'autant plus que la longue rééducation à la suite de sa blessure à une épaule aurait pu lui nuire. «Je vais tout faire au camp pour me tailler un poste», disait celui qui retournera vers la mère patrie le 8 décembre.

Kucherov était de bonne humeur de revenir à Québec, une semaine après son départ. Il a accueilli les représentants de la presse écrite de Québec par un «salut» bien local, vendredi matin, ajoutant «Grigo et moi, on se parle à tous les jours par Skype...»

Les doutes de Tourigny vite effacés

Moins de 24 heures avant d'acquérir Nikita Kucherov, André Tourigny avait dit à Patrick Roy qu'il se retirait de la course. «Il voulait me battre», racontait en riant l'entraîneur-chef et directeur général des Huskies, vendredi matin, après avoir rendu visite à son homologue des Remparts.

Tourigny ne regrette pas d'avoir transigé pour le Russe de 19 ans, mais avant de bouger, il ne parvenait pas à rassurer ses partenaires au-dessus de lui dans l'organigramme. Des doutes subsistaient sur l'état de santé de Kucherov, sa maîtrise de l'anglais, son attitude sur la glace, etc.

«Je l'avais vu au niveau international et mes rapports sur lui étaient élogieux. Je me demandais pourquoi Patrick l'échangeait, je cherchais les bibittes. Mon monde me posait des questions et je n'avais pas de réponse. Tout ce qu'on me demandait, je ne le savais pas...» La relation entre les deux hommes étant basée sur le respect et l'honnêteté, Roy a donné l'heure juste à Tourigny, comme celui-ci l'avait fait à son endroit à propos de Jason Houde.

«Pat ne m'a pas offert de garantie, mais il m'a assuré que Nikita était un bon gars, qu'il travaillait fort, qu'il allait souvent dans le gym, qu'il s'adaptait, que son anglais s'améliorait beaucoup. Et je l'ai cru», disait celui qui a cédé un choix de deuxième ronde (celui des Saguenéens de Chicoutimi) et le Russe Denis Kamaev, que les Remparts ont envoyé à Sherbrooke contre une inversion de choix européen de première ronde en 2014 et l'ailier Brent Turnbull (qui s'amènera à Québec à l'ouverture de la période des transactions).

«Depuis qu'il est débarqué de l'avion à Rouyn, on est épaté par Kucherov. À date, c'est juste du wow!» illustrait-il à propos de celui qui se trouvait au sein du premier trio des Huskies, vendredi.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer