Un 500e match derrière le banc des Remparts pour Patrick Roy

Complice de la première heure de Patrick Roy... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Complice de la première heure de Patrick Roy avec les Remparts, Martin Laperrière  est d'avis que la grande force de l'entraîneur-chef des Remparts est «sa capacité à s'adapter à chaque situation».

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(Québec) À la veille de diriger son 500e match derrière le banc des Remparts, Patrick Roy ressentait un petit «pincement au coeur», jeudi. «Je trouve que tout passe trop vite!» a admis l'entraîneur, qui n'a pas vu les huit dernières années filer.

Il en a pourtant coulé de l'eau sous le pont de Québec depuis le premier match de Roy à la barre des Remparts, une victoire de 6-3 acquise devant les Fog Devils de St. John's, le 30 septembre 2005. L'ancien gardien étoile du Canadien et de l'Avalanche prenait alors la barre de l'équipe, qui venait de subir cinq défaites d'affilée, à la sixième rencontre de la saison.

Huit ans plus tard, il présente une fiche de 324 gains et de 175 défaites en saison régulière, ce qui le place au 13e rang des entraîneurs les plus victorieux de l'histoire de la LHJMQ, mais au tout premier rang de ce groupe sélect en ce qui a trait au pourcentage de victoires (0,649).

Au-delà des statistiques, c'est toutefois sa progression constante à titre d'entraîneur qui rend Roy fier du chemin parcouru. «J'ai appris beaucoup. Je crois qu'il y a eu une transition importante au départ, celle de joueur à entraîneur. Je ne dis pas que je maîtrise encore ce côté-là, mais je pense plus aujourd'hui comme un coach que comme un joueur», a-t-il indiqué jeudi, au terme de l'entraînement des siens en vue du duel d'aujourd'hui face au Phoenix, au Colisée.

Ce souci de toujours s'améliorer amène Roy à échanger constamment avec ses homologues de la Ligue canadienne, mais aussi de la LNH. «Cette année, lorsque je suis allé à Pittsburgh pour les assises de la LNH, j'ai adoré ça. On a échangé beaucoup sur la façon de diriger. Chaque personne qui était là était passionnée. Ça m'a fait réaliser que moi-même, j'étais passionné de hockey, mais que ça va au-delà de ça. Tu veux continuer de perfectionner ce que tu fais.»

La volonté d'évoluer

Cette volonté de sans cesse évoluer, son complice de la première heure, l'entraîneur adjoint Martin Laperrière, peut en témoigner chaque jour. «Je pense que sa force, c'est de pouvoir consulter tous les gens qui se trouvent au-dessus de lui dans la Ligue nationale, de les appeler, d'échanger avec eux autres, d'essayer des affaires pour fignoler un système qui est propre aux joueurs qu'on a sous la main», a-t-il raconté.

Responsable de l'avantage numérique de l'équipe, Roy a su régulièrement maintenir son équipe au sommet de la Ligue à ce chapitre. Encore cette année, les Remparts occupent le deuxième rang de la LHJMQ avec un taux d'efficacité de 30,7 %, tout juste derrière les Mooseheads de Halifax (30,9 %).

«Je pense que c'est sa capacité à s'adapter à chaque situation qui est sa grande force. Et comment il arrive à monter deux très bonnes unités d'avantage numérique, année après année. Ce qui est le fun, c'est qu'on peut remplacer n'importe quel joueur par un autre et il sera capable d'effectuer les jeux», illustre Laperrière.

En outre, l'approche individuelle tout en nuances de Roy représente un autre atout dans son arsenal. «Il est capable d'avoir une main de fer, il est capable d'avoir des gants blancs. Il a une bonne relation avec les vétérans et les superstars. Il est capable de les faire marcher. Je pense que chaque joueur se sent valorisé dans son rôle. C'est définitivement l'une de ses forces», conclut «Lappy».

Un caractère... dompté

Lors de sa récente visite au Colisée, Jacques Demers avait affirmé que l'aspect de son travail d'entraîneur que Patrick Roy avait le plus amélioré était son caractère. «C'est normal! On est bouillant quand on vient d'accrocher ses patins. Mais un moment donné, on prend du recul et on se rend compte qu'on peut seulement pointer dans la bonne direction et espérer que les joueurs le fassent d'eux-mêmes», corrobore Martin Laperrière.

À sa quatrième saison avec l'équipe, Martin Lefebvre confirme que la réputation de Roy le précède. «Quand tu arrives dans l'équipe, que tu es une recrue, tu as presque peur! Mais au fil des années, tu comprends qu'il est parlable. Nous, les vétérans, on parle beaucoup avec Pat. Et puis, il n'est pas si pire que ça!» a-t-il lancé en riant. Au cours de son stage junior, le défenseur a pu voir les différents visages de son entraîneur. «Il y a eu des années où il a été plus dur avec les gars. Il y a eu des années où les gars étaient plus matures et il laissait plus de corde. C'est sa capacité d'ajustement qui le décrit le mieux.»

Quand on demande au principal intéressé où il s'est le plus amélioré, Roy répond sans hésiter : l'écoute. Le point sur lequel il doit encore travailler? «Il n'y a pas une saison où je n'ai pas appris quelque chose. C'est la beauté du hockey et du métier d'entraîneur.»

>> LES REMPARTS EN BREF

Des fleurs pour Shaw

À la suite de la victoire de mercredi face au Titan, Roy n'a eu que de bons mots pour Logan Shaw, converti en centre plus tôt cette saison. «Les gens qui pensaient que Logan Shaw n'était pas capable de bien bouger la rondelle voient qu'il est capable de faire de belles choses sur la patinoire. Avec Grigo et Logan, au lieu d'avoir une moyenne de grandeur de 5'9" au centre, on vient peut-être de monter à six pieds. Ça change la donne.» L'espoir des Panthers se sent de plus en plus à l'aise dans son nouveau rôle. «Comme attaquant, on a tellement plus de liberté au centre! Par contre, c'est plus exigeant dans la zone défensive, mais je n'ai jamais à trop courir dans tous les sens. Mes ailiers actuels, Sorensen et Erne, me rendent la vie très facile.»

Des Euros respectueux

Avec l'échange de Nikita Kucherov, Patrick Roy a finalement mis un terme au triangle européen à Québec, une situation qui était devenue, de son propre aveu, «une patate chaude», dans la mesure où il tient à maintenir de bonnes relations avec les agents de ses joueurs. «Ce n'est pas la situation la plus bizarre à laquelle j'ai fait face, mais la plus inconfortable», a-t-il estimé, se réjouissant que l'organisation ait placé le bien-être du Russe avant ses propres intérêts en lui permettant d'évoluer ailleurs. Il a d'ailleurs félicité Kucherov, Sorensen et Grigorenko pour l'attitude remarquable affichée tout le long du ménage à trois. «À partir du moment où Nikita a été en mesure de jouer, les trois ont accepté leur rôle et la décision de l'organisation. Ils ont été excessivement respectueux envers nous»...

En vitesse...

Campé au 18e et dernier rang de la LHJMQ, le Phoenix s'amène à Québec aujourd'hui sur une séquence de trois défaites. L'équipe d'expansion (4-18-1-1) se présentera avec sa nouvelle acquisition, le Russe Denis Kamaev... Martin Lefebvre admet que la fin de la saga européenne permettra aux Remparts de respirer un peu mieux. «On se dit que c'est un dossier de réglé. On sait un peu c'est quoi notre équipe d'ici aux Fêtes. On a juste à se concentrer sur nos matchs»... Les Remparts mettront à l'essai l'attaquant de 18 ans Alexandre Boivin, la semaine prochaine. Premier marqueur des Rangers de Gloucester (junior A ontarien), le centre de 5'11" et de 169 livres a cumulé huit buts et 24 passes en 26 matchs, cette saison. «On va voir si ça ne pourrait pas être un autre Mike McNamee», a laissé entendre Roy.

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