Retrouvailles pour Derick et François Brassard

Ce n'est pas d'hier que Derick et François... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Ce n'est pas d'hier que Derick et François Brassard se font demander s'ils viennent de la même famille!

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le gardien numéro un des Remparts, François Brassard, a passé une partie de l'été à s'entraîner avec d'autres joueurs de l'Outaouais, dont il est originaire. Parmi eux, un autre Brassard, Derick - aucun lien de parenté -, participe actuellement à la Tournée des joueurs, qui s'arrêtait au Colisée, jeudi. Une belle occasion pour le portier des Diables rouges et le centre des Blue Jackets de renouer.

Ce n'est pas d'hier que Derick et François Brassard se font demander s'ils viennent de la même famille! Avant même qu'il n'accède à la Ligue nationale de hockey, l'attaquant était régulièrement mentionné dans les textes de Marc Brassard, père de François et chroniqueur sportif au quotidien Le Droit, qui se faisait toujours un devoir de clarifier leur situation auprès de ses lecteurs.

«C'est donc par Marc que je connais François. Et puis, la famille est amie avec mon père. Tout le long de ma carrière, chaque fois que ça allait bien, Marc précisait dans ses textes qu'on n'était pas parents», a rappelé Derick en riant, laissant entendre que chacune des mentions était par conséquent dûment méritée.

Cela n'empêche pas l'ancien des Voltigeurs de Drummondville de se réjouir des succès de son jeune partenaire d'entraînement estival, actuel meneur de la LHJMQ aux chapitres des victoires (6) et des blanchissages (2).

Une bonne place à Québec

«Je suis vraiment content de voir que François va bien. C'est un gars qui vient de la même région et qui a le même nom de famille que moi... Deux bonnes raisons! Et puis, je suis encore un peu ce qui se passe chez nous et je vois que ça va vraiment bien pour lui, qu'il s'améliore à toutes les années. Je l'ai vu un peu cet été, quand on a joué l'un contre l'autre. Il est encore jeune, mais il a de l'avenir devant lui. Je lui souhaite que ça continue», a encore soutenu l'attaquant, qui a cumulé 14 buts et 41 points à sa troisième saison complète à Columbus, en 2011-2012.

En autant que François n'obtienne pas trop de succès contre Columbus dans sa future carrière professionnelle, Derick continuera de l'appuyer!

«Éventuellement, ça pourrait effectivement arriver, puisqu'il a été repêché! Mais d'ici là, il est dans une bonne place ici, à Québec. Il joue avec une bonne équipe. Il va avoir la chance de se rendre loin dans les séries. J'espère que ça va bien aller pour lui.»

Dans l'immédiat, François doit d'abord, au lendemain d'un revers cuisant à Boisbriand, aider les Remparts à retrouver le chemin de la victoire. Et où? Dans le fief des deux Brassard, à Gatineau, où il affronte les Olympiques, aujourd'hui!

«On sait qu'on ne peut prendre aucune équipe pour acquise. On sait qu'on ne peut même pas prendre notre talent pour acquis. Même si on a les plus grands talents offensifs dans la Ligue, il faut qu'on soit une équipe qui travaille fort. Dans cette Ligue-là, c'est la seule façon de gagner», a soutenu le 31.

De toute façon, les Remparts n'auront pas d'autre choix que de se présenter. Au Centre Robert-Guertin, les Olympiques vendent toujours chèrement leur peau.

«Benoît Groulx est un entraîneur très exigeant et je pense que c'est une équipe qui a une bonne identité. À chaque année, ce sont des travaillants. Ils vont toujours trouver une façon de gagner, sans nécessairement compter sur leur talent offensif», convient François.

Le père avant le fils

La longue liste de connexions entre François Brassard et les Sénateurs, la formation qui l'a repêché dans la LNH, s'est de nouveau allongée, hier. En préparation pour une série d'articles, son père Marc (photo), chroniqueur au quotidien Le Droit, a enfilé les jambières pour affronter les tirs des lockoutés de la LNH basés à Ottawa, mercredi. Du coup, il devenait le premier membre de la famille à affronter les tirs du capitaine Daniel Alfredsson!

À 48 ans, le paternel Brassard, lui-même gardien dans une ligue de garage, aura donc, en raison du conflit de travail, coupé l'herbe sous le pied de fiston, 18 ans. Une situation inusitée, convenait d'emblée le choix de sixième ronde des Sénateurs en 2012, hier.

«C'est spécial de penser à ça! C'est l'fun qu'il ait eu cette expérience-là et j'espère que bientôt, ça va être à mon tour», a-t-il laissé entendre.

Se préparant à écrire une chronique sur la conduite d'une Zamboni, Marc a accepté à la dernière minute l'offre plus alléchante des professionnels, à qui il avait offert ses services en cas de besoin. C'est ce qui fait que François n'en a été avisé qu'en milieu d'après-midi, mercredi.

«Il ne me l'avait même pas dit! Ça m'a surpris, mais c'était pour sa chronique [«Les 12 travaux de Gump»], où il essaie plein de choses et qu'il les raconte ensuite. C'est pas mal drôle de le voir faire des choses de même! En même temps, c'était un défi pour lui», fait remarquer François.

Dans une chronique intitulée «Faire face à Alfredsson et compagnie», publiée dans Le Droit d'hier, le journaliste a relaté les détails de l'aventure. On y apprend que devant les professionnels de la LNH, dont Marc Méthot, Chris Neil, Erik Condra, Colin Greening, Peter Regin, Matt Bradley et Chris Kelly, le vieux routier n'a pas toujours mal paru, survivant d'abord aux tirs du poignet d'Alfie!

«Il semble bien que j'aie passé le test, parce que pour le reste de la pratique, il ne s'est pas gêné pour décocher des "plombs"! Outre la vélocité des tirs, la grande différence avec des pros, c'est qu'ils sont capables de décocher leurs tirs sans avertissement. [...] Au moins, j'ai réussi un bel arrêt à un moment donné contre Chris Neil en effectuant une glissade, un two pad stack classique», écrit-il.

En vitesse...

Futur coéquipier de Jonathan Audy-Marchessault avec les Blue Jackets, Derick Brassard admet avoir été impressionné par l'ancien attaquant des Remparts, lors du Boot camp, cet été. «J'ai trouvé qu'il s'était vraiment démarqué, que c'était un bon joueur, qu'il fittait vraiment avec les gars. Je viens aussi de voir qu'il avait marqué trois buts dans un match [avec les Falcons de Springfield], en fin de semaine... C'est excellent! J'ai dit aux dirigeants à Columbus que j'étais convaincu qu'il se démarquerait cette année, comme il l'a fait dans le passé.»...

Les Remparts n'auront finalement pas retenu les services de l'attaquant ontarien Brandon Vuic, qui était à l'essai pour une période de 48 heures. «On était content de l'essayer, ça valait la peine de l'essayer, ça ne coûtait rien de l'essayer, mais malheureusement, on ne veut pas lui faire perdre son temps. Il va peut-être faire l'équipe à London l'année prochaine, on ne sait pas ce qui va arriver. Quand j'amène un gars de l'extérieur, je veux m'assurer qu'il ait un impact, comme Medinsky», a indiqué Patrick Roy...

Malgré quelques raideurs au cou, résultat d'un double échec subi à Montréal dimanche, le défenseur Marc-Antoine Carrier sera en mesure d'affronter les Olympiques, aujourd'hui...

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