La saison dernière, le cerbère de 18 ans était l'une des pointes du triangle avec les Foreurs de Val-d'Or. Il y avait disputé huit matchs, conservant une fiche de 3-1-1 et une moyenne de buts alloués de 2,48. Mais depuis le début de la présente campagne, le sportif de Blainville n'a toujours pas disputé un match régulier, ses collègues François Brassard (sept) et Zachary Fortin (un) ayant joué les huit premiers.
Malgré tout, Campeau reste souriant et se prépare en fonction du jour J, quand Patrick Roy fera appel à ses services pour entreprendre une partie ou relever un confrère dans le feu de l'action.
«Même si c'est dur [de ne pas jouer], je vais continuer à agir comme je le fais. J'ai appris que dans le hockey, il ne faut jamais s'attendre à quelque chose et que ça ne donne rien de s'en faire avec ce qu'on ne contrôle pas», disait-il, hier matin, à sa sortie de la séance d'entraînement.
Pas découragé
Campeau n'en est donc pas à une première expérience dans un ménage à trois. À Val-d'Or, il partageait aussi le filet avec deux autres gardiens, soit François Tremblay et Alexandre St-Arnaud. Il avait patienté longtemps avant de recevoir le signal, sans jamais se décourager.
«Au début, j'avais eu besoin d'aide parce que j'ignorais comment réagir dans cette situation. Mais là, je sais ce que c'est de faire partie d'un ménage à trois. En bout de ligne, je pense en avoir sorti grandi, ça m'a permis de progresser», estimait-il.
Campeau veut profiter de la présence à ses côtés des deux autres gardiens et de l'instructeur du trio, Pascal Lizotte.
«Je dis toujours que le meilleur coach des gardiens que j'ai eu, ce fut mes deux coéquipiers de l'an passé. On se poussait, on s'entraidait. Tous les trois, on s'est vraiment amélioré.»
Il ne savait pas que la situation se répéterait, cette année, quand les Remparts ont fait son acquisition dans un échange à six joueurs avec le Phoenix et qui avait aussi impliqué le centre Pierre-Maxime Poudrier. Les deux autres - Conor Rogers et Alexandre Caron-Roy - ont été retranchés pendant le camp.
«Sans un bon caractère, tu ne peux pas passer à travers. Mon attitude va faire en sorte que je survis. J'essaie d'aider Zachary [Fortin] à bien s'intégrer, bien qu'il n'a pas eu de misère à le faire. L'an passé, j'avais réussi à aller chercher l'expérience que j'avais besoin même si je n'avais pas gardé les buts souvent.»
Ces temps-ci, il s'entraîne sans savoir quand l'appel viendra. «Peu importe que tu sois le numéro 1 ou le numéro 5, tu dois être prêt mentalement, physiquement et techniquement parce qu'on peut t'envoyer sur la glace n'importe quand, en début de match comme en plein milieu.»
À l'instar de dimanche dernier, contre l'Armada de Blainville-Boisbriand, c'est François Brassard qui affrontera les Olympiques, demain, dans son coin de pays à Gatineau.
Toujours premiers au pays
Même si les Remparts ont encaissé leur première défaite de la saison, dimanche, ils occupent toujours le premier rang au classement Top 10 MasterCard de la Ligue canadienne de hockey, avec leur fiche de 7-1-0-0. Ils devancent l'Armada de Blainville-Boisbriand, qui passe de la cinquième à la deuxième position, et les Blazers de Kamloops (Ouest), qui viennent en troisième place. Dans ce classement de la quatrième semaine, on retrouve une autre équipe de la LHJMQ dans le top 10, soit les Mooseheads d'Halifax, en cinquième position. L'Océanic de Rimouski a reçu une mention honorable du panel.
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Brandon Vuic à l'essai
Les Remparts ont accordé un essai de 48 heures à Brandon Vuic, un attaquant de l'Ontario de 6'3'' et de 206 livres. Patrick Roy prévoyait prendre une décision dans son cas au terme de l'entraînement, aujourd'hui. «On cherche un joueur qui peut apporter une dimension physique sur la quatrième ligne. On a [Samuel] Gauthier, on aimerait en avoir deux», expliquait-il. Selon Roy, les chances sont «probablement inexistantes» pour qu'il joue demain, à Gatineau. «Il doit passer par le ballottage dans l'OHL [il est sur la liste de London] et dans notre ligue parce qu'il a 17 ans. Et maintenant qu'il est ici, que vous en parlerez dans le journal, les autres équipes vont le lire et probablement le réclamer, mais ça fait partie de la game», ajoutait l'entraîneur-chef.
Carrier en vélo
Après un congé, lundi, et un entraînement en gymnase, mardi, les Remparts étaient de retour sur la patinoire, hier, à l'exception d'Anthony Duclair (cheville) et de Marc-Antoine Carrier (cou). Si le retour au jeu du premier est à oublier pour demain, l'autre sera assurément de la partie. «J'aurais pu patiner aujourd'hui [hier], mais Steve [Bélanger, le thérapeuthe athlétique]préférait que j'attende une journée de plus», racontait le défenseur, qui a été victime d'une mise en échec par-derrière en fin de match, dimanche, à Boisbriand, qui a valu deux matchs de suspension à son auteur, Marc-Olivier Roy. Carrier n'accompagnera toutefois pas ses coéquipiers à bord de l'autocar, ce midi, en raison d'un cours, demain matin, et s'envolera plutôt pour Gatineau après celui-ci.
Un DVD à la poubelle
Patrick Roy a trouvé une place de choix pour le DVD du match de dimanche. «Je me souviens qu'après un match contre Shawinigan, dans les séries, Serge Beausoleil était rentré dans le bureau en nous disant de jeter le DVD dans les poubelles. C'est ce qu'on a fait, mais on veut s'assurer qu'on s'en souvient, par exemple», illustrait le Diable rouge en chef, en référence à la partie de dimanche, où les siens ont perdu pour la première fois en huit matchs. Mercredi, l'entraîneur-chef a mis l'accent sur le positionnement dans les replis défensifs, l'une des facettes du jeu à corriger en ce début de saison. «La première chose que l'on veut instaurer, c'est ça, mais c'est long. Souvent, on vient mêlé en défensive de zone, les gars ne sont pas à la bonne place. On a la moitié du club qui vient de l'extérieur, beaucoup de joueurs ne comprennent pas.»