Ainsi, le Russe sera aux côtés des ailiers Anthony Duclair et Logan Shaw lorsque la rondelle tombera au jeu, aujourd'hui (19h) au Colisée Pepsi à l'occasion du match d'ouverture contre les Saguenéens de Chicoutimi.
Combien de temps Grigorenko passera-t-il à Québec? La question importe peu, sachant que le numéro 25 n'est pas malheureux de son sort malgré le lock-out qui l'empêche, présentement, d'obtenir un poste dans la Ligue nationale.
«Pour l'instant, toute ma tête est avec les Remparts. Je suis très heureux d'être ici, j'aime l'équipe et les gens sont vraiment gentils, ici. Le lock-out me donne juste un peu plus de temps pour mieux me préparer à jouer dans la LNH et lorsqu'il prendra fin, j'irai au camp des Sabres pour mériter un poste», disait le choix de première ronde (12e) de Buffalo au dernier repêchage.
L'auteur d'une fiche de 85 points, dont 40 buts, à sa première saison avec les Remparts sait bien que la possibilité de passer tout l'hiver à Québec existe. Il le sait, mais n'est pas effrayé à l'idée.
«La LNH va repartir un jour, mais je ne peux pas m'en faire. S'il n'y a pas d'occasion de jouer dans la LNH cette année, je suis prêt à passer toute la saison à Québec. Mon objectif serait alors de remporter la Coupe Memorial.»
Pourquoi pas la KHL?
Certains amateurs se demandaient pourquoi le natif de Khabarovsk n'avait pas mis les voiles vers son pays natal afin d'y évoluer dans la KHL, comme le feront quelques grands noms de la LNH pendant le conflit.
«Si je suis venu en Amérique, c'était pour atteindre la LNH. Alors pourquoi serais-je allé dans la KHL, je ne suis même pas encore un joueur professionnel. Je préfère être ici, jouer dans le junior et apprendre des choses qui m'aideront dans l'avenir.»
L'une des choses qu'il doit mieux faire, c'est d'afficher le même rendement dans les entraînements. «Au niveau de l'attitude, je n'ai rien à dire de "Grigo". J'aimerais qu'il affiche plus de constance et c'est ce que je lui ai dit. Aujourd'hui [hier], il a été superbe, tandis que la veille, il avait été couci-couça», notait l'entraîneur-chef.
Roy refusait de numéroter ses trios, lui qui se dit ravi de l'équilibre sur ses quatre lignes. Bien sûr, plusieurs regards seront tournés sur celui formé de Grigorenko, de Duclair et de Shaw.
«Certaines équipes l'auront à l'oeil, mais d'autres soirs, celui d'Erne, Sorensen et Poudrier leur donnera des maux de tête», prévenait l'homme de hockey qui ne barricade pas ses attaquants en zone défensive...
Sur cette unité offensive, Shaw aura la responsabilité de s'impliquer le long des rampes, comme le faisait Frédérick Roy, l'an passé.
«C'est un rôle un peu différent pour lui, mais ça cadre bien avec le genre de joueur qu'il est. Il s'agit d'une saison importante pour Logan, les Panthers vont le suivre de près. Il est temps de monter son jeu d'un cran et de réellement faire une différence», indiquait Roy à propos de l'attaquant de 20 ans acquis via le Cap-Breton, en janvier dernier.
Autre match d'ouverture pour Brassard
Comme l'an dernier, François Brassard sera le gardien partant du match d'ouverture. Mais contrairement à la première fois, il le sera en qualité de numéro un et non pas en raison de l'absence d'un vétéran parti à un camp de la LNH comme ce fut le cas, il y a un an, avec Louis Domingue.
«La différence avec l'an passé, c'est l'expérience. Il reste que dans ma tête, je dois prouver que je suis capable d'être le numéro un. Ce sera à moi de garder ce rôle, même s'il y a toujours quelqu'un pour te pousser. Là, y'en a deux... Il y aura une saine compétition entre nous, ce sera bon pour les trois», expliquait l'homme masqué à propos du ménage à trois qu'il forme avec Hugo Campeau et Zachary Fortin.
En plus de rechercher l'excellence devant le filet, le choix de sixième ronde des Sénateurs d'Ottawa voudra montrer qu'il peut gagner dans cette ligue.