«Je suis content d'avoir vécu cela, c'était une première pour moi, mais j'espère aussi que ce sera la dernière fois. Je remercie ces deux organisations de m'avoir fait confiance en m'invitant», disait sur le chemin du retour celui qui fut l'un des cinq joueurs des Remparts à avoir visité le Canadien, les autres étant François Brassard, Ryan Culkin, Mikhail Grigorenko et Martin Lefebvre.
Son stage junior étant terminé, le populaire joueur des Remparts à la chevelure blonde est à la recherche d'un premier contrat chez les professionnels. Ignoré au repêchage de la LNH, il a ajouté du poids à sa candidature au cours de la dernière saison en méritant le trophée Guy-Carbonneau, remis au meilleur attaquant défensif de la LHJMQ, et ce, en plus de terminer au quatrième rang des marqueurs du circuit avec 92 points.
«Je pense avoir accompli de belles choses même si je n'ai pas atteint l'objectif qui me tenait le plus à coeur, soit de remporter la Coupe Memorial. J'ai prouvé que j'étais capable de jouer pro», confiait celui qui portait le numéro 88 chez les Diables rouges.
Excitant et stressant
À Montréal, comme à Buffalo, on ne l'a pas invité au combine parce qu'il est le fils de Patrick Roy. En fait, les discussions ont plutôt porté sur lui, chaque équipe cherchant à savoir qui était Frédérick Roy!
«Je leur ai dit que j'étais un joueur qui travaillait fort, autant dans les matchs que dans les pratiques, que je me donnais corps et âme pour la cause, que je faisais tout pour gagner. J'ai appris à jouer comme ça, je ne changerai jamais. Je leur ai aussi mentionné que j'étais encore meilleur lorsqu'il y avait un enjeu», a défilé au bout du fil celui qui se démarque dans les deux sens de la patinoire.
Roy, qui est un client du conseiller Paul Corbeil, a confiance de se trouver un poste quelque part au cours de l'été, lui qui n'a jamais eu à se casser la tête à ce sujet auparavant.
«Oui, c'est un peu stressant de ne pas savoir où je vais jouer l'an prochain, mais comme je suis quelqu'un qui vit au jour le jour, je trouve ça excitant. C'est différent que les dernières années, où je savais que j'allais être avec les Remparts. Mon but est de jouer dans la Ligue nationale, mais logiquement, je réalise que je devrai passer par la Ligue américaine.»
Il dit s'inspirer de son ex-coéquipier Jonathan Audy-Marchessault, qui a été invité à participer au Match des étoiles de LAH à sa première saison, bouclant celle-ci avec une récolte de 64 points(24 buts) en 76 matchs avec le Whale du Connecticut, club-école des Rangers de New York.
«Quand je vois aller Jonathan, ça me donne de l'espoir. C'est l'un de mes bons chums, mais il est aussi une source de motivation pour moi. Jo, il n'est pas un gros joueur, sauf qu'il a montré qu'il en était un de haut calibre et je suis convaincu qu'on le verra dans la LNH», prédisait-il en espérant recevoir la même chance.