L'autre présence de Roy à cet événement de la LNH remonte à 2009, à Montréal, où il s'y était pointé d'abord en qualité d'ancien gardien du Canadien.
«Mon plan est basé à l'effet qu'il joue avec nous, en 2012-2013, même s'il y a une incertitude à ce niveau. Ce n'est pas moi qui décidera [s'il fera le saut dans la LNH à 18 ans], mais j'ai énormément confiance qu'il soit de retour avec nous», racontait Roy, hier avant-midi, après l'annonce des transactions dans la LHJMQ.
Lorsqu'il avait réussi à se l'offrir, le Diable rouge en chef prévoyait être en mesure de l'aligner pendant deux campagnes. Il se doutait bien qu'à 19 ans, Grigorenko ne serait plus dans son alignement. Le numéro 25 des Remparts est l'un des beaux espoirs du prochain repêchage, même si son étoile a moins brillé dans les dernières séries éliminatoires. Il a bouclé le calendrier au huitième rang des marqueurs avec une récolte de 85 points, dont 40 buts en 59 matchs.
Ces derniers temps, Grigorenko a effectué tout près d'une vingtaine d'entrevues avec des clubs de la LNH. Il vient d'ailleurs de passer deux jours à Edmonton, où il a rencontré les dirigeants des Oilers, qui détiennent le premier choix du repêchage de la LNH.
Un plan B intéressant
Si jamais Grigorenko ne revenait pas à Québec, l'automne prochain, Roy jure qu'il ne se retrouverait pas les mains vides. On parle d'un plan B intéressant, mais impossible d'en connaître les détails. «J'ai quelque chose en tête, mais ce n'est pas ce que j'aimerais faire», confirme le patron des Remparts.
À Pittsburgh, il jasera avec le directeur général qui sélectionnera son protégé. L'ancien numéro 33 devra ensuite jouer au devin, parce que le repêchage européen de la Ligue canadienne suivra quelques jours plus tard.
«Si je ne suis pas certain à 80 % que Grigo reviendra dans le junior, c'est sûr que je vais repêcher à la séance européenne.» À ce jour, les Remparts détiennent le 43e droit de parole. L'an passé, ils avaient réussi à obtenir le deuxième choix au total pour mettre la main sur celui qui se dit rétabli d'une mononucléose ayant bousillé sa fin de saison.