«En début de saison, c'était le trophée que je voulais gagner, peut-être le seul qui était véritablement à ma portée. Il y a de grands joueurs qui l'ont déjà remporté, comme Sidney Crosby. J'aurais aussi aimé recevoir celui du meilleur espoir [il a été attribué son compatriote Nail Yakupov], mais au moins, je l'ai reçu dans la LHJMQ», confiait celui qui a connu une première saison de 85 points en sol canadien.
Le numéro 25 aurait aussi pu recevoir une mention pour le joueur étranger s'étant le mieux adapté à une nouvelle culture. Il maîtrise la langue anglaise quasiment à la perfection et sa relation avec ses coéquipiers est excellente. «Ce n'est pas un vrai Russe», avait d'ailleurs dit en riant l'entraîneur-chef Patrick Roy à son sujet au cours de la saison.
«Je suis fier de ma saison et d'avoir fait l'équipe nationale junior de mon pays à 17 ans. Je pense aussi m'être très bien adapté. Tout s'est bien passé, je ne pouvais pas prendre une meilleure décision», ajoutait-il à propos de sa venue en Amérique du Nord.
Dimanche, Grigorenko quitte pour Toronto, où il ne pourra cependant pas effectuer les tests physiques comme les autres espoirs en raison de la mononucléose qui le force à l'inactivité depuis l'élimination des Remparts, en quarts-de-finale. «Je n'ai rien fait depuis plusieurs semaines, mais ça va mieux. Je me sens bien, cette "mono" semble derrière moi.»
Grigorenko a bien vu que son nom baissait de quelques rangs sur les différentes listes en prévision du repêchage de la LNH. Il ne s'en fait pas pour autant. «J'ai connu de mauvaises séries, possiblement à cause de la maladie, et ça m'a fait descendre. Présentement, je ne suis pas nerveux comme je le serai le 22, j'essaie juste de prédire quelle équipe va me choisir», indiquait l'auteur de 40 buts et 45 passes en 59 matchs.
Barnard récompensé
Son coéquipier des Remparts, Vincent Barnard, l'a accompagné sur la tribune afin de recevoir le prix pour l'implication humanitaire. À l'écart du jeu pendant une longue période à cause d'une blessure au genou, le défenseur s'est impliqué dans la communauté, notamment par des visites au Centre mère-enfant et une participation à la semaine de la prévention du suicide.
«Les jeunes ne le soupçonnent pas, mais ils ont eu beaucoup d'influence sur mon cheminement. Je me serais impliqué aussi si je n'avais été blessé, mais une grande partie du mérite revient à l'organisation, à M. [Claude] Rousseau et Nicole [Bouchard] pour leur aide», expliquait celui qui jouera désormais pour les Redmen de McGill.