Jon Gillies: la porte reste ouverte

<p>Jean-François Tardif</p>

Jean-François Tardif
Le Soleil

(Québec) Il semble que la décision de Jon Gillies de se joindre à la formation de Province College plutôt que de venir avec les Remparts n'a pas vraiment surpris l'état-major des Diables rouges. C'est plutôt la rapidité avec laquelle il a fait part de ses intentions qui en a laissé certains perplexes.

«Lorsqu'il nous a rencontrés, Patrick [Roy] et moi, avec ses parents, l'indécision était toujours là, a révélé le président des Remparts, Claude Rousseau. Il a été très honnête envers nous. Le premier choix de ses parents était qu'il demeure avec une université américaine. Et quand nous avons discuté des différentes options, il ne nous a jamais dit non sur-le-champ. Il nous a dit qu'il les prendrait en délibéré.

«Gillies est une personne qui a un historique scolaire extraordinaire. Il a eu une moyenne de 3,9 au high school. C'est quelqu'un qui est habitué d'être dans ce milieu-là et de performer à l'école. Il a donc jugé bon pour son développement académique et où il était rendu dans sa carrière de hockeyeur d'aller au collège.»

Rousseau a indiqué que les Remparts ne mettaient jamais de pression sur les jeunes. Il a expliqué que l'état-major québécois travaillait avec ceux-ci en leur laissant toute la latitude pour prendre leur décision. Il a ajouté que cette attitude avait bien servi l'équipe dans le passé. «Souvent, un jeune à qui on avait laissé cette latitude et qui avait pris une décision n'était pas gêné de nous rappeler après avoir changé d'idée.»

Contrairement à ce que plusieurs pourraient croire, la décision de Gillies n'a pas bousculé les plans des Remparts. Le président a expliqué que l'équipe n'en élaborait jamais tant et aussi longtemps qu'un joueur n'avait pas dit oui. «On ne se fait pas de films. On n'est pas du genre à se dire : s'il dit oui, qu'est-ce qui arrive et s'il dit non, qu'est-ce qu'on fait? De toute manière, nous sommes encore loin du camp d'entraînement. Ce n'est pas comme si on était à la veille. Là, ça compliquerait l'affaire.»

Rousseau a ajouté que la possibilité d'aligner Gillies n'avait pas incité les Remparts à préparer leur repêchage de juin en fonction de sa présence avec l'équipe en septembre. «Parce que l'on voyait chez lui une indécision. Ce n'était pas un joueur qui nous avait dit : c'est sûr, je m'en viens.»

Hâtif

«Mais on trouvait que c'était hâtif pour le jeune de nous donner une décision. On pensait qu'il allait plutôt attendre ce qui allait se passer au niveau du repêchage de la Ligue nationale de hockey parce que ça, c'est un élément qui peut venir encore changer bien des choses. Est-ce qu'une équipe qui le repêcherait pourrait lui dire que ça serait mieux pour lui d'aller du côté de la Ligue de hockey junior majeur pour jouer plus de matchs dans un calibre différent? C'est pour cette raison que nous ne fermons jamais de portes.»

Rousseau a indiqué que les Diables rouges n'avaient pas d'attentes concernant Gillies, mais qu'en même temps, ils avaient travaillé de manière à avoir peut-être une belle surprise. «Surtout que dans ce cas-ci, le jeune homme a été repêché par les Remparts. Ce n'est pas comme les joueurs invités où une autre équipe pourrait passer devant nous en faisant une meilleure offre ou quoi que ce soit. On verra donc ce que le jeune décidera à la suite du repêchage de la Ligue nationale. S'il est repêché, naturellement. Nous, on pense que oui, mais on ne connaît pas l'avenir.»

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