Comme jeudi dernier, les Remparts ont inscrit quatre buts sans réplique en première période pour régler le cas de l'adversaire, dont l'unique façon de répliquer n'avait rien de subtile, ce qui donnait raison à Patrick Roy sur son questionnement après le match initial.
«On est parti fort, c'est ce qu'on voulait, et nous avons profité de nos avantages numériques [4 en 9]. Les arbitres ont fait un excellent travail. Ils ont appelé les pénalités après les coups de sifflet quand elles devaient l'être», estimait l'entraîneur-chef des vainqueurs, Patrick Roy, qui avait publiquement dénoncé le style de jeu des Voltigeurs, vendredi dernier.
«On ne dérogera pas [à notre consigne], moi le premier. En même temps, c'est dommage. Le hockey doit continuer à évoluer, il n'a pas besoin de ces situations après les coups de sifflet, de coups de bâton. Le hockey a besoin d'une exécution rapide, de bonnes mises en échec, de joueurs comme Crosby qui va déjouer et Ovechkin qui va lancer, d'arrêts spectaculaires. Il n'a pas besoin de ce genre de matchs-là. Moi, si je coachais comme ça, je suis convaincu que je ferais LCN en boucle à la journée longue», racontait-il à propos des gestes de l'adversaire.
Les Remparts ont cependant l'art de faire plus mal, soit en trouvant le fond du filet à répétition. Ils ont ajouté quatre autres buts en deuxième période pour prendre une avance de 8-0. Les Voltigeurs ont profité d'un léger ralentissement des locaux en troisième pour s'inscrire deux fois au tableau, mais un doublé québécois a redonné un écart de huit buts.
Logan Shaw (2), Gabriel Desjardins (2), Adam Erne, Alexandre Comtois, Jérémie Malouin, Anthony Duclair, Mathieu Lavallée et Frédérick Roy ont touché la cible contre les deux gardiens des Voltigeurs, dont la petite réplique est venue de Marc-Olivier Brouillard et d'André Bouvet-Morissette. Les Remparts ont dominé 41-18 dans les lancers.
Archambault récompensé
Philippe Archambault a été élu au titre de gladiateur du match par ses coéquipiers, lui qui a amassé trois passes. «C'était le match-clé, on s'en va là-bas avec une avance de 2-0, mais il n'y a rien de fini. On ne les prendra pas à la légère. Ç'a été le match où j'ai eu le plus de temps de glace, j'ai bien apprécié et ç'a permis de donner un peu de repos à Mik [Tam] et Fever [Martin Lefebvre]», racontait le défenseur.
Les Remparts n'ont pas l'intention de se présenter à Drummondville, mardi, avec le sentiment du devoir déjà accompli. «Si on ne joue pas comme on l'a fait dans les 40 premières minutes, il va y avoir un match à Drummondville. J'ai demandé à mes joueurs de faire une exception en embarquant dans l'autobus pour se rendre à l'hôtel, soit d'oublier le passé et de se préparer pour le prochain match», indiquait Roy.
Dans le clan adverse, la défaite a sonné la cloche du réveil. L'entraîneur-chef Mario Duhamel pestait contre l'attitude de sa troupe. «Lorsqu'on parle de caractère et de calme, ils [les Remparts] nous mangent sur toutes les facettes. La beauté de la chose, c'est qu'on joue dans moins de 24 heures. Ce soir [lundi], ça nous shake bien correct. On respecte le talent de l'adversaire, mais je n'accepterai jamais qu'on soit deuxième dans l'intensité.»
En vitesse...
Après les directeurs généraux des Blue Jackets (Scott Howson) et Brian Burke (Maple Leafs), c'était au tour de celui des Sabres de Buffalo, Darcy Regier, d'être présent au Colisée Pepsi, lundi, pour évaluer l'espoir russe des Remparts au prochain repêchage, Mikhail Grigorenko... Le dépisteur-chef du Canadien Trevor Timmins - et deux de ses recruteurs - a assisté à un autre match des Remparts, lundi soir... Plusieurs dépisteurs de la LNH étaient heureux de voir que le défenseur Ryan Culkin, des Remparts, avait repris sa place dans l'alignement après avoir raté neuf matchs de suite... Les partisans des Remparts ont renoué avec Alexander Radulov, qui souhaitait bonne chance à son ancienne équipe dans une vieille séquence vidéo.