Entraîneur-chef des Remparts aujourd'hui, coach du Canadien ou des Nordiques demain? «Pour l'ego, c'est flatteur; merci beaucoup [de penser à moi]. De l'autre côté, je ne cherche pas de job, alors ce n'est pas une distraction pour moi», confiait le membre du Temple de la renommée du hockey, hier midi.
Encore cette semaine, une voix s'est élevée pour parler de lui en bien. De passage à Québec, jeudi, le président et directeur général des Maple Leafs de Toronto, Brian Burke, estimait que Roy détenaient toutes les qualités pour s'installer derrière le banc d'une équipe de la LNH. Le principal intéressé répétait, encore, être très heureux de sa situation actuelle.
«Je sais où je suis et je sais ce que je veux. La vraie question que je dois me poser, c'est de savoir si j'ai le goût de le faire à temps plein. Moi, l'été, je travaille neuf heures par semaine, je ne me casse pas la tête. Dans la LNH, tu ne peux pas. Neuf heures, tu fais ça quasiment dans une journée!» expliquait-il après l'entraînement des siens au Pavillon de la jeunesse.
Plaisir et qualité de vie
Celui qu'on appelle encore le 33, en référence à son ancien numéro, a fait le choix de revenir s'installer dans sa ville natale à la fin de sa carrière active dans la LNH, et ce, pour avoir du plaisir et trouver une belle qualité de vie. Dans les deux cas, il se disait comblé, utilisant l'expression «A-1».
«Si je n'avais jamais voyagé, ni passé 18 ans dans la LNH, peut-être que ce serait mon objectif [de coacher dans la LNH]. Si j'avais voulu rester dans le monde de la LNH à l'époque, j'aurais demandé à Pierre Lacroix s'il y avait quelque chose que je pourrais faire pour l'Avalanche. Il ne m'aurait pas nommé dg, mais je pense qu'il m'aurait demandé ce que j'aurais le goût de faire. Mon choix, c'était de revenir à Québec, de vivre ici, d'avoir du plaisir et d'apprendre. Mes neuf dernières années ont été extraordinaires.»
Cela dit, Roy confirme qu'il ne raccrocherait jamais le téléphone au nez d'un patron de la LNH qui le joindrait. Il prendrait le temps d'écouter, de comparer les points positifs et négatifs d'une éventuelle offre.
«Je ne dirai jamais non à rien. Je vais toujours prendre le temps de l'analyser, regarder où je suis rendu. En bout de ligne, je suis à une étape de ma vie où j'ai le goût de penser à moi et de faire ce que j'aime. J'ai eu le privilège de jouer dans la LNH pendant 18 ans, ce qui m'a permis d'avoir une indépendance.»
NOTE: Logan Shaw n'a pas chaussé les patins, hier matin, pour la séance d'entraînement. «Je ne me souviens pas ce qu'il a eu [il a été victime d'une mise en échec par-derrière de la part de Jonathan Oligny, jeudi], mais il sera du match, lundi [demain]», disait Roy à propos de l'ailier droit du premier trio...