Emballé par les progrès effectués depuis sa reconstruction ligamentaire en janvier, le talentueux ailier de 17 ans continuera de profiter du suivi médical des Remparts afin de se préparer le plus adéquatement possible à sa deuxième saison dans la LHJMQ. Cette dernière sera déterminante pour lui, puisqu'il s'agira de son année de repêchage.
«J'ai pris la décision de rester, parce que, jusqu'à maintenant, les Remparts m'ont offert des soins et un appui extraordinaires. Les gars sont toujours là pour m'aider et m'encourager. C'est un environnement idéal pour continuer de m'entraîner, ce que je n'aurais pas chez moi. Je vais d'abord prendre trois semaines de congé à la maison et je vais revenir pour le reste de l'été», a expliqué la recrue qui, même si elle n'effectuera pas de retour au jeu cette saison, accompagne ses coéquipiers sur la route, en fin de semaine.
Il faut dire que Sorensen a de bonnes raisons de ne pas vouloir interrompre les traitements reçus dans la capitale. C'est que son dernier bilan médical, avec le chirurgien-orthopédiste François Marquis, avait de quoi redonner le sourire!
«Le Dr Marquis m'a dit que tout avait l'air parfait et que ma convalescence se déroulait selon le plan... et même mieux! La seule chose sur laquelle je dois travailler, c'est de regagner de la force dans mon genou.»
Et si sa rééducation continue d'évoluer dans le bon sens, Sorensen pourrait donner ses premiers coups de patins en près de six mois dès avril. «C'est le plan! Avec ce genre de blessure, le temps fait toutefois la différence. Mais tant que les médecins disent que ça va, c'est parfait! Ils savent ce qu'ils font.»
Sentiment d'appartenance
Confiné depuis plusieurs mois aux gymnases du Colisée et du centre Hard Gym Performance, la recrue des Remparts, qu'on a souvent vu observer ses coéquipiers pratiquer avec envie, affirme ne s'être jamais découragé, malgré une année de frustration.
«C'est difficile de voir les gars jouer sans moi, mais ils ont une belle saison jusqu'à maintenant. Et d'une certaine façon, je suis toujours dans l'équipe. C'est en tout cas comme ça que je me sens. Tout le monde chez les Remparts, les entraîneurs et Gabriel [Hardy, préparateur physique], m'incluent dans tout. Les deux seules périodes qui ont été vraiment difficiles, ç'a été immédiatement après la blessure et la chirurgie, parce que je ne pouvais pas me déplacer comme je le voulais.»
Dans son malheur, Sorensen a eu le bonheur d'être souvent rejoint par d'autres éclopés au gymnase, ce qui lui a permis de se garder motivé. «Vincent Barnard a été blessé au genou lui aussi. Tant qu'il a été là, il m'a poussé. C'est aussi notre assistant capitaine et j'ai beaucoup de respect pour lui. Il m'a montré ce que ça prend pour revenir au jeu. J'essaie de suivre ses traces.»