Avec deux passes à sa fiche et un genou qui tient le coup, Barnard ne pouvait espérer meilleur scénario pour son retour au jeu après un peu plus de deux mois d'inactivité. Son différentiel de +6 face au Drakkar, un exploit qu'il partage seulement avec Charles-Olivier Roussel, Philippe Halley, Petr Sidlik et Gabriel Bourret cette saison, a fait l'effet d'une cerise sur le sundae.
«Je ne sais pas comment expliquer ça! On dirait que tout fonctionne! Sérieusement, ça va bien. Et ç'a même été le cas pendant la game de dimanche contre Victo. Parce que veux, veux pas, il reste une certaine douleur. Mais j'essaie de me sortir ça de la tête. Avant les matchs, j'essaie de faire le vide et jusqu'à maintenant, ç'a bien fonctionné», a indiqué Barnard, qui, avec ses coéquipiers, est rentré de Baie-Comeau à 4h du matin hier et a été exempté d'entraînement.
À la place, il avait, en compagnie de son partenaire d'infortune Nick Sorensen, un rendez-vous chez le chirurgien orthopédiste François Marquis, qui devait juger des progrès effectués par ses deux «clients». Mais avant même de mettre le pied dans le bureau du réputé praticien, Barnard savait à quoi s'en tenir.
«Ça se passe bien. Mon timing est revenu, ma forme de match aussi. Au début, ce n'était pas facile. Mais hier [mercredi], j'ai eu quand même pas mal de temps de glace. Mon genou va bien. Pour l'instant, on le contrôle. Du point de vue de la douleur, une game comme celle contre Victoriaville, c'était plus difficile. Parce que c'était une game rapide, avec beaucoup d'arrêts et de départs. Sinon, ça va. J'ai développé des petits trucs», a confié le Sept-Îlien, qui continue de suivre à la lettre les «conseils d'entretien» du personnel médical des Remparts.
La même recette
Le retour en force de Barnard ne saurait tomber plus à point pour les Diables rouges, qui viennent de perdre les services d'un autre soldat à la ligne bleue, Ryan Culkin (fracture légère à la main droite), pour le reste de la saison. La bonne nouvelle, c'est que l'équipe, elle, a retrouvé son punch à l'attaque et surfe sur une série victorieuse de cinq matchs.
«Revenir au jeu sur cette séquence-là, c'est un bon moment. L'équipe gagne. Les célébrations d'après-match dans le vestiaire, avec la musique et les chums, c'est vraiment spécial. Ça m'avait beaucoup manqué», a confié Barnard, un brin sentimental.
Mais au-delà des triomphes, c'est la manière dont la troupe de Patrick Roy gagne ses matchs, en imposant son tempo aux adversaires, qui réjouit le défenseur. Une recette qu'ils devront utiliser à nouveau ce soir, s'ils souhaitent percer le système étanche des Wildcats de Moncton et la muraille que représente le gardien tchèque Roman Will.
«Peu importe l'adversaire, il faut se préparer selon notre plan de match, sur notre façon de jouer. Présentement, il faut juste continuer dans la même voie.»
Autre raison de se réjouir, Axel Rioux (infection virale) et Adam Erne (commotion cérébrale), tous les deux remis, devraient à leur tour réintégrer l'alignement.