Sa dernière présence devant le filet remonte au samedi 18 février, à Moncton, lorsqu'il avait blanchi les Wildcats. Depuis sa mise à l'écart, Domingue ne se traîne pas les pieds pour autant et il travaille avec l'entraîneur des gardiens pour s'améliorer, et ce, sans laisser paraître sa déception.
«Je ne suis pas satisfait de ne pas jouer plus souvent, mais je ne le montre pas. Je ne boude pas et il est important de garder le sourire. Jouer, c'est le fun, mais je prends mon plaisir d'une façon différente, soit en voyant l'équipe gagner. Pour le reste, je garde les yeux sur mon objectif de jouer dans la LNH», indiquait le numéro 37, hier matin, après l'entraînement précédant la balade en autocar vers la Côte-Nord.
Domingue admet qu'il a traversé une période plus difficile, comme plusieurs joueurs en connaissent au cours d'une saison. Lorsqu'il regarde le tableau dans son ensemble, il ne voit pas que des points négatifs et estime avoir affiché de la constance. Et malgré son utilisation restreinte, en février, il ne veut pas modifier sa façon de voir les choses.
«Pascal [Lizotte, l'entraîneur des gardiens] dit souvent qu'on ne peut pas manger le hamburger en une bouchée. On ne change pas notre approche, l'important est de s'améliorer à chaque jour», soulignait celui qui présente une fiche de 20-8-2-2, une moyenne de buts alloués de 2,82 et un taux d'efficacité de ,911.
Domingue n'a pas non plus besoin d'avoir une conversation avec son patron, Patrick Roy. «Je suis assez grand garçon pour faire face à la parade», précisait-il.
Même si l'entraîneur-chef a fait confiance à la recrue Brassard, ces derniers temps, il estimait qu'il était toujours bon pour un gardien de voir de l'action. «À l'approche des séries, il est important d'avoir deux bons gardiens», disait celui qui n'a pas encore fait de plan pour les deux matchs de la fin de semaine.
Carnage
Domingue a joué deux fois contre le Drakkar, cette saison, l'emportant à chaque occasion, dont une fois par blanchissage. Cette saison, Québec est cinq en cinq contre Baie-Comeau, dont un carnage de 9-1 au Colisée Pepsi à la Saint-Valentin.
«Je suis convaincu que le Drakkar se rappelle du dernier match contre nous et que leurs joueurs vont être prêts, comme Gatineau l'a été en fin de semaine. À part ce match-là, les autres ont toujours été âprement disputés entre nous», notait Roy, qui ne cherchait pas à trop à s'étendre sur les raisons des succès de son club contre ce rival de la division TELUS-Est, s'attardant plutôt à préparer sa troupe afin de poursuivre sur l'élan de la fin de semaine.
«Je suis convaincu que ça n'a pas été comme ils l'auraient souhaité contre nous, cette saison, mais de notre côté, on a gagné un gros match dimanche [contre Victoriaville] et on veut continuer dans la même veine.»
En vitesse
Patrick Roy a dirigé un court entraînement d'une quarantaine de minutes, hier matin, au Pavillon de la Jeunesse. À la fin, il a invité ses joueurs à connaître un meilleur exercice matinal, aujourd'hui. «On va essayer de se maintenir à cela [30 à 40 minutes] dans les prochaines semaines. On veut que les entraînements soient courts et intenses, on ne veut pas y développer de mauvaises habitudes», expliquait-il... En plus de Nick Sorensen, l'ailier Adam Erne (commotion cérébrale) et le défenseur Marc-Antoine Carrier (école) n'ont pas fait le voyage à Baie-Comeau... Les Remparts n'ont pas pu s'entraîner de la semaine au Colisée Pepsi en raison du tournage de séquences pour le film Pee-Wee 3D... Les Remparts disputeront deux matchs à la maison, vendredi (Moncton) et dimanche (Cap-Breton)...