Remparts: s'engager là où ça paye!

Patrick Roy juge qu'une meilleure circulation devant le... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Patrick Roy juge qu'une meilleure circulation devant le filet adverse permettra aux Remparts d'augmenter leurs chances de marquer.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

<p>Carl Tardif</p>

Carl Tardif
Le Soleil

(Québec) Comme tout amateur de hockey, Patrick Roy adore les buts spectaculaires et les jeux de passes de forme «tic-tac-toe» qui soulèvent les foules. Mais en qualité d'entraîneur-chef des Remparts de Québec, il s'aperçoit que l'espace pour manoeuvrer librement s'est rétréci à l'approche des séries. D'où son désir de voir ses joueurs s'engager devant le filet adverse.

Une grande partie de l'entraînement a été concentrée sur la circulation devant le filet, hier matin, au Pavillon de la jeunesse. Selon lui, le talent individuel n'est plus suffisant pour trouver le fond du filet à ce stade-ci de la saison régulière.

«Le soir où le gardien est en forme, tu dois trouver une façon originale de le battre. Aussi bon soit-il, un gardien ne peut pas arrêter ce qu'il ne voit pas», illustrait l'ancien numéro 33 pour expliquer son point.

Mais pour accomplir cette mission, chaque joueur devra s'engager pour la cause, même ceux dont le style n'est pas reconnu pour l'implication physique. Roy ne veut pas faire de distinction, ils devront tous ajouter cette corde à leur arc.

«Ce n'est pas un endroit où les joueurs aiment se trouver, mais c'en est un [endroit] payant. Bien sûr, il faut ne pas avoir froid aux yeux, mais tout le monde peut le faire et c'est juste une question de volonté», précisait celui qui ne s'attend pas à ce que chacun puisse le faire aussi bien l'un que l'autre.

Il citait en exemple son plus petit attaquant, Alexandre Comtois. Auteur du sixième but dans la victoire de 6-0 contre le Rocket, dimanche à l'Île-du-Prince-Édouard, le numéro 26 s'était justement installé devant le gardien pour saisir une rondelle libre et la glisser dans le filet.

«S'il avait été derrière le but dans le coin de la patinoire, ça lui aurait pris un très long bâton pour se rendre là... La façon de jouer a changé en deuxième moitié, il y a beaucoup moins de place pour manoeuvrer. On retrouve souvent quatre joueurs à la ligne bleue, et quatre ou cinq à 30 pieds près du gardien. Il faut apprendre à jouer là-dedans.»

Fidèle à sa philosophie

À sa septième saison à la barre des Remparts, Roy utilise les leçons du passé pour s'améliorer comme entraîneur-chef. L'expérience aidant, il s'est accroché à la philosophie adoptée en début de saison, n'y changeant rien malgré sa présence au sommet du classement pendant une longue période.

«Ce serait une erreur de ma part de ne pas chercher à m'améliorer et de croire que je possède toutes les réponses. Je pense que notre approche peut être profitable à l'équipe», a dit celui qui répétait ne pas s'être soucié du classement pour dicter ses commandes.

«Bien sûr, j'étais bien fier de me coucher en pensant que nous étions en tête, mais je n'ai pas perdu le sommeil parce qu'on est tombé quatrième ou cinquième. Notre objectif, c'est de jouer du bon hockey contre n'importe quelle équipe. Bien finir la saison nous permettra de bien entreprendre les séries. Pour cela, on est présentement pointilleux dans certains détails parce qu'on ne veut pas attendre à la dernière semaine pour peaufiner le tout et éviter que les joueurs se demandent ce qui se passe.»

Les Remparts reçoivent les Olympiques de Gatineau, aujourd'hui, et les Tigres de Victoriaville, dimanche après-midi.

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