Après une baisse de régime qui semble se résorber, les Remparts ont retrouvé leur niveau d'exécution de la première moitié de saison en s'imposant dans toutes les facettes de jeu. Ils ont bien fait circuler la rondelle, affiché plus de mordant et de vitesse en territoire offensif pour pulvériser les deux gardiens adverses.
Et au niveau de la confiance, rien d'un mieux qu'une pluie de buts pour remonter le moral, notamment celui de Mikhail Grigorenko, auteur d'un doublé (29e et 30e) et une passe, dont un filet spectaculaire en s'invitant en solitaire devant Jimmy Appleby à l'aide de quelques feintes savantes et le réflexe de saisir son propre retour.
Adam Erne (24e et 25e), Frédérick Roy (1 but et 4 passes), Marc-Antoine Carrier (son premier but dans la LHJMQ), Gabriel Desjardins (20e), Anthony Duclair (22e) et Martin Lefebvre (11e) ont aussi battu Appleby et Philippe Cadorette. Le vétéran Mikaël Tam a amassé trois passes en plus de faire sentir à Jonathan Lessard qu'il n'était pas le bienvenu au Colisée, lui qui avait mis fin à la saison de Nick Sorensen à l'aide d'un coup de genou, en octobre.
«J'ai aimé notre intensité, notre jeu défensif, notre vitesse, notamment les deux ou trois premiers coups de patin en zone offensif. C'est l'un des nos très bons matchs depuis longtemps, mais je sentais ça venir parce qu'on s'en allait dans la bonne direction, dernièrement», résumait l'entraîneur-chef Patrick Roy, enchanté de l'effort des siens.
Fiche intacte
Les Remparts conservaient leur fiche intacte contre Baie-Comeau, signant une cinquième victoire en autant de matchs face au Drakkar, qui n'a marqué qu'une fois contre François Brassard dans cette cause perdante par l'entremise de Frédéric Gamelin. Les Diables rouges reprenaient ainsi le deuxième échelon de leur division et le quatrième du classement général de la LHJMQ, un point devant Victoriaville.
Roy vantait aussi la discipline des siens, car en début de match selon lui, le Drakkar a tenté de jouer la carte de l'intimidation, mais ses joueurs n'ont pas tombé dans le piège. «Nous avons un club expérimenté, les gars ont bien réagi. De toute façon, on n'a pas de client pour [Samuel] Noreau», indiquait-il en soulignant l'appui de la foule qui n'a pas ménagé le joueur (Lessard) qui avait blessé l'un de leurs favoris.
Dans le vestiaire, on ne parlait pas de vengeance, mais les sourires des 20 ans Tam et Roy trahissaient un peu leur pensée. «Sorsy [Nick Sorensen] aurait voulu qu'on gagne avant de le venger. Aujourd'hui [mardi], on a exploité notre vitesse», notait le capitaine.
À ses côtés, le numéro 88 expliquait «qu'on avait un job à faire, mais il fallait être intelligent. Nous avons prouvé notre point avec [Lessard], on l'a frappé. On ne pouvait quand même pas lui sauter dessus, sauf qu'on a passé le message», disait-il en faisant rigoler son entourage.