Remparts: pas de panique à bord!

Malgré les récents insuccès des Remparts, Patrick Roy... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Malgré les récents insuccès des Remparts, Patrick Roy se dit «extrêmement confortable» avec les efforts, l'intensité et la persévérance affichés par ses joueurs.

Le Soleil, Erick Labbé

(Québec) Avec l'épidémie de blessures qui a frappé l'équipe, les allers et venues des réservistes appelés en renfort et l'arrivée de nouveaux éléments à la fin de la période des échanges, les Remparts peinent à retrouver leur cohésion depuis la pause de Noël. Cela explique leurs récents insuccès, estime leurs entraîneurs, qui profitent de la semaine d'entraînement pour remettre tout ce beau monde au diapason.

Après avoir arpenté à la course les marches du Colisée, quelques joueurs ont par conséquent été conviés à des séances de vidéo individuelles en compagnie de Patrick Roy et Martin Laperrière, lundi matin. Même s'ils reconnaissaient la nécessité de ces interventions, les deux entraîneurs étaient quand même loin d'appuyer sur le bouton-panique.

«Je suis extrêmement confortable avec ce qui se passe présentement. L'effort est là, l'intensité revient tranquillement, la persévérance fait partie de l'équation et nos gars ne sont pas contents de perdre. Je me dis que c'est juste de remettre les choses en perspective», a estimé Roy.

Pendant cette période d'instabilité, certains vétérans ont dû prendre les bouchées doubles et n'ont pas toujours été en mesure de remplir la commande. À la défense, les piliers Mikaël Tam et Martin Lefebvre ont été invités à s'inspirer d'un duo, Hubert Labrie et Nicolas Deslauriers, qui leur a fait mal en demi-finale de la Ligue, l'année dernière.

«J'ai parlé avec Fever et Mik. Ce que je veux, c'est qu'ils gèrent mieux leurs matchs. Je trouve qu'on joue un peu trop running gun à mon goût à moi. Je veux qu'on continue d'aller à l'attaque, mais je veux qu'on gère mieux ces situations-là. Et ensuite, ils vont avoir plus de gaz pour terminer le match», a poursuivi le 33.

Une meilleure répartition du temps de glace et des responsabilités à l'intérieur de la brigade est une autre solution privilégiée par les entraîneurs afin de ramener de la constance dans le jeu de leur défensive.

«Au début de la saison, Culkin avait de la misère à jouer ces minutes-là. On l'a enlevé du désavantage numérique, afin qu'il se concentre sur l'avantage numérique et le jeu à cinq contre cinq, et on en a donné plus à Archambault et Werthner. Et ils ont très bien fait depuis ce temps-là. Tranquillement, ça va être la même chose pour Fortier et Gingras», a indiqué Laperrière.

Ajustement majeur

Mais l'ajustement demeure majeur pour les nouvelles acquisitions de l'équipe qui essaient encore de trouver leurs repères après quelques matchs dans l'uniforme des Diables rouges. «En défensive de zone, j'étais habitué de rester bas, à Rimouski. Ici, ils veulent qu'on suive le troisième homme en haut. Ça amène beaucoup d'hésitation dans mon jeu. J'ai souvent l'impression que je laisse un trou en défensive», a admis le défenseur Maxime Fortier.

Les Remparts n'ont pas non plus retrouvé toute leur puissance à l'attaque. Là aussi, l'adaptation s'avère ardue pour les Shaw et Desjardins et ne sera probablement pas plus facile pour les Duclair et Grigorenko, lorsqu'ils reviendront au jeu, après avoir évolué dans leurs équipes nationales respectives.

«On ne s'en rend pas compte, mais pour Desjardins, Shaw et les autres, on joue vraiment d'une manière plus structurée que bien des équipes dans la Ligue... On dépend de chacun sur la glace. Il faut aussi reconnaître qu'il y a des joueurs dont on s'attend plus à l'attaque. Mais ça, ça arrive dans une saison», a conclu Roy.

«Oublions Shawinigan»

Dans la foulée des insuccès des Remparts, Patrick Roy a admis lundi que le temps n'était pas idéal pour affronter les Cataractes de Shawinigan, vendredi. Sur une séquence de six victoires, les hommes d'Éric Veilleux ont récemment battu, et de manière convaincante, des Tigres, Saguenéens et Sea Dogs améliorés.

Qui plus est, ils s'amènent à Québec avec un gardien en pleine possession de ses moyens en Gabriel Girard et un troisième poste de vétéran finalement comblé, avec la signature de l'agent libre ontarien Taylor Carnevale. «Ce n'est pas un bon timing pour nous d'affronter Shawinigan, c'est clair. Il y a eu des moments qui auraient été parfaits, mais là, ça ne l'est pas. Oublions Shawinigan et concentrons-nous à devenir une meilleure équipe et à progresser. C'est la meilleure chose qu'on peut faire», a-t-il jugé.

Cette approche est celle que les Remparts ont privilégiée toute la saison et la rencontre face aux hôtes de la Coupe Memorial ne doit pas les faire dévier de leur trajectoire, estime Martin Laperrière. «Ça, c'est vendredi. D'ici là, on a beaucoup de choses à replacer. On va faire nos devoirs. Que ce soit Shawinigan, l'Île-du- Prince-Édouard, notre préparation doit être la même. C'est la manière de jouer qui prime.»

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