«C'est comme cela parce qu'il n'y a aucun geste d'importance qui a été fait, a expliqué l'entraîneur-chef des Remparts. Et tant et aussi longtemps que celui-ci n'aura pas été commis, les équipes vont analyser la situation et attendre. Je crois d'ailleurs que c'est Shawinigan qui va donner le coup d'envoi à tout ça. Et quand la machine va partir, les prix vont dégonfler.»
Roy a indiqué qu'à l'heure actuelle, toutes les équipes susceptibles de laisser aller des joueurs d'impact espèrent décrocher le gros lot. Il a ajouté que c'était une situation normale et que les formations désireuses d'ajouter les éléments qui pourraient leur permettre d'aller jusqu'au bout n'auraient pas le choix de payer le prix.
«Au hockey junior majeur, il y a des cycles. Toutes les équipes en vivent. Quand, pour avoir des joueurs, tu as payé très cher, c'est normal que quand tu te retrouves dans le rôle de vendeur, tu demandes aussi très cher pour les hockeyeurs que les autres convoitent. C'est donc Shawi qui va partir le bal des échanges et c'est certain que ce sont les Cataractes qui vont payer le plus cher.»
Les Remparts analysent présentement le marché. Roy a indiqué que son état-major connaissait les besoins de l'équipe, mais qu'en même temps, il allait toujours protéger son avenir. Il a ajouté qu'en aucun temps son club ne passerait du statut d'acheteur à celui de vendeur, même s'il avait sur la table l'offre des offres. «À moins qu'un vétéran nous demande d'être échangé, ce qui me surprendrait beaucoup. Le pire scénario qui se produira, ce sera le statu quo. Mais s'il y a moyen, nous allons essayer d'améliorer l'équipe.»
Pas de coup fumant
Questionné à savoir si, comme la saison dernière, il pourrait surprendre tout le monde en dénichant un joueur autonome talentueux susceptible de changer le visage de son équipe, un Alexandre Grenier pourtant ignoré par toutes les autres formations de son circuit, le pilote québécois a indiqué que non.
«Des coups fumants comme celui de l'an passé, on en fait un par 10 ans. Un gars qui sort du junior AAA, un Québécois ignoré par tous malgré son talent, c'est quelque chose qui n'arrive que très rarement. Il y a eu Grenier avec nous l'an passé et David Perron avec Lewiston. Des joueurs comme ça, il n'y en a pas une pelletée. Et nous n'avons pas d'intérêt envers Kevin Roy, de la USHL, car nous ne croyons pas qu'il sera un joueur d'impact dans notre ligue.»
Parlant de la venue de Charlie Coyle avec les Sea Dogs, Roy a indiqué qu'elle pourrait faire mal aux autres équipes du circuit aspirant aux grands honneurs. Il a cependant ajouté que cela pourrait aussi faire mal aux Sea Dogs, qui devront faire davantage afin de garder les membres de leur alignement heureux. Il a expliqué que Saint-Jean comptait dans ses rangs plusieurs excellents joueurs qui devraient renoncer à du temps de glace afin de permettre à Coyle d'évoluer. «L'arrivée de Coyle rend les Sea Dogs meilleurs, mais en même temps, elle complique leur situation. Et un club malheureux est plus vulnérable.»