À la barre des Olympiques de Hull en 1996-1997, Julien avait mené une jeune équipe comptant sept recrues à la Coupe du président, remportée de façon éclatante, par un balayage en quatre parties des Saguenéens de Chicoutimi.
«Il avait connu une première moitié de saison extrêmement difficile. Et en deuxième, il avait vu une progression extraordinaire de ses joueurs. Ça, ça me réconforte. Nous, on n'en a pas 7, on a 11 recrues, qui jouent à tous les soirs. Alors le processus sera peut-être un petit peu plus lent. Mais eux, ils se sont rendus en finale! Je ne dis pas que le déroulement va être le même. Sauf que je réalise que nous, on a aussi le talent. Si avec le talent, on peut amener de l'éthique de travail, on peut devenir une équipe contre qui il est difficile de jouer», a espéré Roy, après l'entraînement matinal des siens, hier.
Plus tôt cette semaine, le Diable rouge en chef avait également logé un appel du côté de Gatineau, où l'entraîneur Benoît Groulx est passé à travers le même processus en début de saison 2010-2011. Ce dernier avait vu ses Olympiques, pourvus de six recrues, accuser un retard de 1-6 en début de campagne, pour s'incliner en finale pour la Coupe du président, contre les champions de la Coupe Memorial, les Sea Dogs de Saint-Jean.
«Il m'a dit : "Ça m'a pris un mois. Avec des nouveaux joueurs, attends-toi à ce que ça prenne un mois". De notre côté, on a beaucoup de nouveaux joueurs, qui n'ont jamais évolué dans la Ligue. Il va falloir qu'ils apprennent comment ça marche, qu'ils fassent leur place.»
Objectif qualitatif
C'est avec ces nouveaux éléments de réponse en tête que l'entraîneur des Remparts a fixé un objectif plus qualitatif que quantitatif à son équipe d'ici aux Fêtes. «Peut-être que, pour certains, voir des résultats, ça veut dire gagner des matchs. Mais pour moi, ça ne veut pas dire gagner des matchs, ça veut dire voir une progression dans notre jeu. [...] En première moitié de saison, ce n'est pas les résultats victoires-défaites qui vont compter pour nous autres, ce sera de sentir une progression de la part de nos joueurs. Et avec la progression, j'ai confiance que les résultats vont suivre.»
À la veille de la première confrontation de la saison face aux Saguenéens, aujourd'hui au Colisée, le pilote ne se concentrait par conséquent pas sur l'adversaire hier, mais poursuivait le travail amorcé sur certains aspects du jeu collectif, tels que l'avantage numérique, l'échec avant, la défensive de zone et la circulation de la rondelle en zone offensive.
«Je pense que ce sont les ingrédients que ça prend pour améliorer notre jeu, si on veut être capables de compétitionner avec les équipes de milieu de peloton.»