«C'est très décevant et je ne suis pas content. Je peux accepter le fait que l'on soit jeune, mais j'ai beaucoup de misère avec une performance comme celle-là . Je n'ai pas vu d'intensité, ni beaucoup de courage de la part de nos joueurs», avouait le diable rouge en chef, Patrick Roy.
Son club a subi un deuxième revers en ce début de campagne de la LHJMQ. Jusqu'à présent, les siens n'ont marqué qu'une fois à cinq contre cinq.
«Je l'avais vu venir. J'ai assez joué au hockey pour être capable de voir qui fait semblant ou non. Pour connaître du succès, ça prend du travail, de la vitesse et du courage. Ce qui m'inquiète, c'est de voir qu'on ne génère pas grand-chose à 5 contre 5, où l'on fait un peu trop dans la dentelle. Finir à 19 lancers à la maison, ce n'est pas bon», expliquait l'entraîneur-chef.
Les Remparts n'ont jamais pris les devants, l'Armada s'offrant des avances de 1-0 et 2-1 avant de briser une égalité de 2-2 en milieu de troisième à la suite d'une bévue du défenseur Brandon Duke, avant d'en ajouter un quatrième dans une cage déserte.
La «mollasse» de Duke
«Ce n'est pas le but qui me dérange, c'est son manque d'intensité. Je ne peux pas accepter sa "mollasse". Quand Lefebvre et Barnard vont revenir, le moins pire va rester dans l'alignement», disait-il en parlant de Duke et Ryan Culkin.
Le principal intéressé admettait sa culpabilité sur le troisième but, lui qui a laissé un joueur à découvert à la gauche du filet. «Une erreur stupide de ma part, je n'en suis pas fier. J'aimerais pouvoir me reprendre, je l'ai laissé filer. Nos recrues doivent apprendre des vétérans, et là , je ne leur ai pas montré un bel exemple», avouait Duke.
Mikaël Tam (1er) et Alexandre Comtois (2e) ont marqué pour les Remparts, Raphaël Pouliot, Cédric Paquette, Ilya Nikolaev et Christopher Clapperton répliquant pour l'Armada.
«On ne pensait de partir en perdant nos deux matchs, on veut gagner comme tout le monde. L'identité que l'on veut développer, c'est que ce sera difficile de jouer contre nous et la seule manière de l'emporter, ce sera de travailler fort comme on vient de le faire», résumait le pilote de l'Armada, Jean-François Houle.
La jeunesse, pas une excuse
«Quelqu'un m'a dit que j'en avais pour un mois, j'ai hâte de voir», confiait Patrick Roy, après le match. Il parlait du temps nécessaire pour une jeune équipe de s'adapter à un nouveau régime de travail. S'il faut en croire le capitaine des Remparts, les joueurs devront retrousser leurs manches immédiatement pour corriger les lacunes du premier week-end.
«Jouer pour les Remparts de Québec, ce n'est pas comme le faire avec les Lions de Lac-Saint-Louis ou les Patriotes de Châteauguay. Nous avons de l'intensité à aller chercher, on l'a été [intense] seulement une dizaine de minutes en troisième et ç'a rapporté un but. Je suis un peu tanné d'entendre dire que l'on est jeune. Qu'on aille 16 ou 20 ans, on est capable de travailler plus que ça. L'Armada n'a pas une meilleure équipe sur papier, mais ils ont travaillé plus fort et c'est pour ça qu'ils ont gagné. Il faudra aussi faire mieux à 5 contre 5, comme sur notre but égalisateur. On est pas dans le midget AAA, ici, les Tic-tac-toe ne fonctionnent pas tout le temps», disait Mikaël Tam, assez fort pour être compris de tous ses coéquipiers, qu'ils aient 16, 17, 18, 19 ou 20 ans!
NOTES:
> Favorite du Challenge Bell de tennis, la Slovaque Daniela Hantuchova a effectué la mise au jeu protocolaire.
> En cette commémoration du 11 septembre 2001, les Remparts ont réservé un moment de silence aux victimes ainsi qu'à la mémoire d'un ami de l'organisation, soit Yvon Beaudoin et les membres de sa famille, récemment décédés dans un accident d'hélicoptère.
> Président et dg de l'Armada, Joël Bouchard agissait aussi à titre d'entraîneur adjoint, dimanche.