Martin St. Louis n'a pas de regrets

Pour Martin St-Louis, la retraite, c'est un emploi... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Pour Martin St-Louis, la retraite, c'est un emploi à temps plein à diriger ses trois garçons, qui jouent tous au hockey.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Durant sa carrière dans la LNH, il a longtemps semblé que l'âge ne rattraperait jamais Martin St-Louis. Mais parole du nouveau retraité, il ne regrette en rien la décision d'avoir accroché ses patins à la fin de la dernière saison.

De passage au Tournoi pee-wee de Québec comme entraineur adjoint de l'équipe de son fils Ryan, les Rangers Jr. de Mid-Fairfield, Martin St-Louis se dit comblé par son nouveau quotidien. «Avec les trois enfants qui jouent au hockey, la retraite est un emploi à temps plein. Je pense que je passe plus de temps sur la glace que dans les dernières années», souligne l'ex-porte-couleurs du Lightning et des Rangers, qui réside désormais au Connecticut. 

Le haut de gamme de la LNH lui manque un peu

À 40 ans, St-Louis assure qu'il ne s'ennuie pas de sa vie de hockeyeur, si ce n'est les voyages en avion, plus haut de gamme que le transport dans le hockey mineur. «C'était le temps pour moi de passer à autre chose. J'écoute encore beaucoup de hockey de la Ligue nationale. Je suis quelques amis qui sont encore là, mais comme amateur maintenant», explique-t-il. 

Revenir au Tournoi pee-wee de Québec, derrière le banc cette fois-ci, rappelle de bons souvenirs au petit attaquant, qui a participé à la compétition à deux reprises, en 1988 et 1989, avec les Sénateurs de Laval.

«Ma première année, on représentait le Titan de Laval, de la LHJMQ, et la deuxième, le Canadien de Montréal. Ça avait été toute une expérience. On avait battu les Nordiques à guichets fermés, au Colisée, lors de notre premier match, raconte-il tout sourire. On avait fini par perdre contre Toronto, et Jean Béliveau, qui était là, était venu nous parler dans la chambre pour nous remonter le moral.»

Le double récipiendaire du trophée Art-Ross, remis au meilleur marqueur de la LNH, souhaite maintenant à son fils Ryan de vivre pareille magie. Les Rangers Jr. de Mid-Fairfield (AAA) ont vaincu les Eagles Jr. de Boston pour entamer leur tournoi, dimanche soir. La veille, St-Louis les avait amenés voir le match des petits Nordiques et la cérémonie d'ouverture. «C'était vraiment incroyable. Je les avais quand même prévenus qu'il n'y aurait pas autant de monde pour notre match», précise-t-il, pointant que Mid-Fairfield pourrait croiser le fer avec les Nordiques, vendredi soir.

Fiston est plus grand!

Ryan St-Louis est-il le même type de joueur que son père? Difficile à dire, mais il est définitivement plus grand que le paternel au même âge, de lancer ce dernier. 

«C'est comique parce que j'étais chez mes parents, à Laval, vendredi soir, et j'ai demandé à mon père de ressortir une vieille cassette de moi à mon premier tournoi pee-wee. Je pensais que j'étais bien meilleur que ça», avoue Martin St-Louis.

Impliqué dans les équipes de ses fils âgés de 12, 10 et 8 ans, St-Louis n'a pas l'intention, à court ou moyen terme, de poursuivre une carrière d'entraineur professionnel. «Ça pourrait peut-être arriver un jour, mais je n'y pense pas pour le moment. J'aime travailler avec les jeunes et les aider à s'améliorer. J'essaye de leur apprendre à jouer en équipe, pas juste être de bons joueurs individuels.»

Les fils de gardiens pros préfèrent patiner et marquer

Martin St-Louis n'était pas le seul visage connu à prendre place derrière un banc du Centre Vidéotron, dimanche. 

Après la défaite des Honeybaked de Detroit, formation dirigée par Bryan Smolinski, contre les petits Remparts, les Flyers de Philadelphie (AAA) se sont amenés sur la patinoire avec leur entraîneur Brian Boucher. Son fils Tyler, un attaquant, a inscrit le but gagnant contre les Blues de St. Louis dans une victoire de 5-2. 

Porter les jambières ne semble d'ailleurs pas avoir la cote chez les fils d'ex-gardiens de but de la LNH. Tout comme Boucher, Dwayne Roloson, Marc Denis et Mike Ritcher ont tous les trois un fils participant au Tournoi pee-wee, cette année, mais aucun n'a choisi la position du paternel. 

Un autre papa, le multiple gagnant du trophée Selke, Jere Lehtinen, celui-là, a également eu l'occasion de diriger au Centre Vidéotron, dimanche, son fils Joel amassant une passe dans une victoire de 2-0 des Blues de Espoo sur les Flames de Glenflakes (AA). 

Finalement, si Brian Savage n'a pas fait le voyage à Québec, son fils Redmond n'a laissé personne indifférent lors du premier match de la journée, entre le Select d'Autriche et les Mooseheads de Halifax, dans la classe BB. Le fils cadet de l'ancien attaquant du Canadien a complété son tour du chapeau avant la fin de la deuxième période, guidant la formation autrichienne à une victoire de 6-1. 

Les deux frères ainés de Redmond ont déjà participé au Tournoi pee-wee par le passé, mais dans l'uniforme de l'Arizona, où le père a fini sa carrière. Si la famille se trouve maintenant de l'autre côté de l'Atlantique, c'est que Brian Savage agit désormais en tant que recruteur pour l'Académie de hockey Red Bull, à Salzbourg, en Autriche.

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