Jouer au hockey malgré un handicap

Dès la naissance de Benjamin Stewart, ses parents... (Le Soleil, Guillaume Piedboeuf)

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Dès la naissance de Benjamin Stewart, ses parents ont été avisés par les médecins que son bras droit atrophié ne grandirait pas. Il devrait donc apprendre à fonctionner avec une seule main.

Le Soleil, Guillaume Piedboeuf

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(Québec) Né sans main ni avant-bras droit, absolument rien ne prédestinait Benjamin Stewart à participer un jour au prestigieux Tournoi pee-wee de Québec. C'est pourtant bien ce que fait l'attaquant des petits Blue Jackets de Columbus, bataillant avec les meilleurs jeunes joueurs de hockey de la planète.

Ils étaient nombreux, samedi midi, dans les gradins du Centre Vidéotron, à admirer pantois le no 98 des Blue Jackets se déplacer sur la patinoire. Doté d'un gant spécial au bout de son court bras droit, Benjamin échangeait la rondelle avec ses coéquipiers comme si de rien n'était, avec aise, au beau milieu d'un match relevé contre les Foreurs de Val-d'Or, dans la classe AA. 

C'est que le handicap du jeune hockeyeur de l'Ohio n'a jamais été un frein à ses ambitions sportives. Dès sa naissance, les parents de Benjamin ont été avisés par les médecins que son bras droit atrophié ne grandirait pas. Il devrait donc apprendre à fonctionner avec une seule main. 

«J'ai commencé à patiner à l'âge de deux ans, puis à jouer au hockey quelques années plus tard», a-t-il raconté, vêtu d'un chandail de circonstance portant la mention Ten fingers are overrated (Avoir dix doigts est surestimé).

Ne pouvant porter de prothèse synthétique, le défi de Benjamin était de réussir à manier son bâton. Désireux de prouver qu'il pouvait faire aussi bien que les autres jeunes de son âge, puisant son inspiration dans le parcours de l'ex-lanceur des majeures de baseball Jim Abbott, atteint du même handicap, le petit athlète a travaillé dur.

«C'était difficile au début, mais une fois que je me suis habitué, ça n'a plus été un problème. Chaque année je m'améliore.»

Fabricant de jeu

S'il est clair que son parcours vers les hautes sphères du hockey mineur a demandé une dose extraordinaire de courage, il ne se voit pas différemment de ses coéquipiers. Son style de jeu est similaire au leur, assure celui qui se décrit comme un fabricant de jeu. «J'aime alimenter mes compagnons de trio.»

Chaque année, il doit se prouver aux joueurs de l'équipe qui n'ont encore jamais joué avec lui, reconnaît-il, mais son jeu parle de lui-même. 

L'entraîneur des Blue Jackets, Eric Donovan, avoue avoir été le premier surpris au camp d'entraînement de l'équipe lorsqu'il l'a vu évoluer pour la première fois. «Il pouvait passer, lancer, dribler avec la rondelle. Je n'en revenais pas.»

Quelques mois plus tard, l'entraîneur ne voit même plus la condition de son joueur comme un handicap. «Dans l'équipe, c'est un joueur comme les autres et ses coéquipiers le voient ainsi. J'exige autant de lui que le reste de l'équipe.»

Victorieux 4-2 contre les Foreurs, les Jackets ont maintenant rendez-vous avec les Saguenéens de Chicoutimi, à 13h, mardi au Centre Vidéotron. «Espérons que l'on pourra se rendre jusqu'au bout. L'aréna est impressionnant, les amateurs aussi», lance Benjamin.

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