Peter Stastny rêve d'une Coupe... à Québec

Peter Stastny a été impressionné par le nouvel... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Peter Stastny a été impressionné par le nouvel amphithéâtre de Québec, «la patinoire la plus moderne au monde».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Peter Stastny ne garde que de bons souvenirs de ses 10 saisons dans l'uniforme des Nordiques, «les meilleures» et «les plus productives» années de sa carrière.

Seul regret de l'ancienne gloire fleurdelisée? Celui de n'avoir jamais soulevé la Coupe Stanley. Un rêve qu'il dit maintenant vouloir réaliser à la barre d'une future équipe de la LNH à Québec.

Dans la capitale afin de participer à la cérémonie marquant le passage du Tournoi international de hockey pee-wee du Colisée au Centre Vidéotron samedi, Stastny s'est montré candide lorsqu'on lui a demandé s'il se voyait apporter sa contribution, sous une forme ou une autre, aux futurs Nordiques, une équipe dont il a porté les couleurs de 1980 à 1990.

«Je suis tellement attaché aux Nordiques, à la ville, au Québec, que je vais toujours écouter attentivement n'importe quelle offre, en autant que ce soit une offre qui est bonne pour les deux côtés. Je peux imaginer arranger mes affaires pour que ça arrive. Parce qu'une chose que je n'ai jamais gagnée, c'est la Coupe Stanley», a dit le membre du Temple de la renommée, auteur de 1239 points en 977 matchs, en carrière.

Résidant à St. Louis où évolue son fils Paul, Stastny est toujours bien branché sur les affaires de la LNH et comprend que le contexte a bien changé depuis l'époque où il y évoluait. Il croit néanmoins aux chances de Québec de tirer son épingle du jeu dans l'ère du plafond salarial.

«Il y a beaucoup de parité maintenant. Des petites choses peuvent faire une grande différence. Ça ne prend pas seulement des joueurs, mais une direction et du personnel, qui vont créer ensemble une bonne base, pour le succès d'une franchise dans la Ligue nationale. Ça ne serait pas facile. Ça ne se ferait pas dans trois ans. Mais après quatre ou cinq ans, je pense que l'équipe va être si compétitive, qu'elle pourra essayer de compétitionner pour le trophée le plus important», a jugé le Slovaque.

Un «géant» du XXIe siècle

L'immortel numéro 26 des Nordiques, dont la bannière est maintenant hissée au plafond du Centre Vidéotron, croit qu'il ne s'agit que d'une «question de temps», avant que les Bleus retrouvent leur place dans la LNH. Il avait d'ailleurs été étonné que Winnipeg ait été préférée à Québec, lors du déménagement des Thrashers d'Atlanta, en 2011.

«Je n'étais pas content quand j'ai vu que Winnipeg avait reçu une équipe avant Québec, parce qu'il n'y aucun doute pour moi que Québec fait mieux au niveau de la publicité, de l'assistance, des résultats. Mais je peux comprendre que Winnipeg c'était plus facile, à cause de la géographie, qui était peut-être plus importante dans la décision de la Ligue nationale.»

Selon Stastny, Québec répond maintenant à la condition principale établie par la LNH : posséder un amphithéâtre à la fine pointe de la technologie. À sa descente d'avion vendredi, il a d'ailleurs eu la chance de visiter rapidement l'édifice en compagnie de Jacques Tanguay et a été très impressionné.

«C'est un géant! C'est incroyable! Je me souviens de l'hippodrome, qui était là. Maintenant, on voit cette grande chose blanche. C'est une construction extraordinaire! Nous sommes maintenant au XXIe siècle! On peut dire que c'est la patinoire la plus moderne au monde, puisque c'est la dernière qui a été ouverte. Je pense que les Québécois peuvent être fiers et espérons que bientôt, nous allons recevoir la LNH, avec un aréna comme celui-là.»

Une fresque qui fait chaud au coeur

Peter Stastny s'attend à un bel accueil lors de la cérémonie qui précédera le match des Petits Nordiques, samedi (13h), même si les plus jeunes ne l'ont jamais vu jouer. «Je sais qu'ici, à Québec, le hockey est très proche du coeur de la population. Quand je parle de hockey aux gens, ils connaissent l'histoire des Nordiques. Le plus grand honneur que j'ai jamais reçu, c'est quand j'ai trouvé, dans la vieille ville, sur la fresque de l'histoire de Québec, mon nom sur le maillot d'un garçon. C'est important de connaître son histoire.» 

***

Toujours chez lui à Québec

Jamais, au cours des 35 dernières années, Peter Stastny n'a regretté d'avoir fait défection de la Tchécoslovaquie pour se joindre aux Nordiques. «Le plus grand argument pour sortir d'un pays communiste, c'était de donner la liberté à mes enfants. À l'époque, Darina, ma femme, était enceinte. J'aurai bientôt 60 ans et il n'y a pas eu une journée, une heure, où j'ai regretté ma décision. Ç'a été la plus difficile, mais aussi la meilleure décision de ma vie. C'est pour ça que je me sens toujours chez moi ici», a-t-il dit, rappelant que ses enfants Katarina, Yan, Kristina et Paul étaient tous nés dans la capitale.  

***

Marian a un bon exemple en son frère Vladimir

Peter Stastny n'a pas caché que la nouvelle de la maladie de son frère Marian, atteint de Parkinson, a été un choc pour lui. D'autant plus que leur frère aîné, Vladimir, souffre également de cette maladie depuis cinq ans. Peter espère que Marian calquera son attitude sur celle de Vladimir, qui affronte la maladie avec courage. «Ça le handicape beaucoup, mais ça ne l'empêche pas de rien faire. J'espère qu'avec Marian, ça va être encore meilleur. On ne sait pas à quel niveau ça va progresser. Il faut espérer pour le mieux. On va faire tout ce qui est possible pour ralentir cette maladie.»

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