Chris Pronger: la boucle bouclée à Québec

Un grave incident n'a pas permis au défenseur... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Un grave incident n'a pas permis au défenseur format géant de faire ses adieux au hockey comme il l'aurait souhaité.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le rêve d'une carrière dans la Ligue nationale de hockey s'est concrétisé à Québec pour le défenseur Chris Pronger, repêché en première ronde au Colisée, le 26 juin 1993. Une carrière qui a cependant pris fin abruptement, il y a un peu plus de trois ans, en raison d'un grave syndrome postcommotionnel.

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Infographie Le Soleil

Pronger était de retour là où tout a commencé chez les pros, dimanche, prenant part pour la première fois au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Son fils, Jack, s'aligne avec les petits Blues de St. Louis, dont Pronger est entraîneur adjoint.

Québec est une ville de premières pour l'ex-défenseur de 6'6''. Il avait été le tout premier choix, deuxième au total, des défunts Whalers de Hartford, lors du repêchage de 1993 de la LNH tenu dans la capitale.

Le nom de Pronger avait résonné dans l'enceinte du Colisée tout juste après celui d'Alexandre Daigle (Ottawa), un moment gravé dans sa mémoire. «J'ai été repêché et j'ai joué dans cet édifice. Ce sont évidemment de bons souvenirs», a-t-il relaté après la défaite de 3-2 des jeunes Blues aux mains des Devils du New Jersey.

Maintenant âgé de 40 ans, Pronger aura connu une longue carrière, prenant part à 1167 matchs dans la LNH. Mais un grave incident ne lui a pas permis de faire ses adieux au hockey professionnel comme il l'aurait souhaité.

Le 24 octobre 2011, enfilant alors l'uniforme des Flyers de Philadelphie - avec qui il a toujours un contrat expirant en 2017 -, le vétéran a reçu accidentellement le bâton de Mikhail Grabovsky directement dans l'arcade sourcilière. Hurlant de douleur, il avait quitté la glace à toute vitesse. Quelques semaines plus tard, le 17 novembre, il encaissait une violente mise en échec lors de laquelle sa tête donnait durement contre la baie vitrée. Les deux contacts combinés auront des conséquences insoupçonnées.

Pronger, mal en point, a malgré tout chaussé les patins une dernière fois le 19 novembre 2011, terminant la rencontre avec deux points. Mais plus rien n'était pareil et il en était conscient. Sa vision n'était plus la même, les maux de tête se faisaient insistants.

On apprendra plus tard qu'il souffrait d'une commotion cérébrale oculaire, dont il subit toujours les effets aujourd'hui. «Au début, ça a été très difficile [à accepter] et frustrant. Mais plus le temps avance, plus tu tournes la page... et plus tu te tournes vers d'autres centres d'intérêt», a-t-il confié.

Il lui aura fallu un an avant de pouvoir reprendre ses activités quotidiennes. «J'ai réussi à jouer un peu au golf et aller à la pêche, si on peut appeler ça un sport.» La vue de son oeil droit, altérée, revient petit à petit grâce à des exercices.

Mais plus question de faire du sport à un haut niveau. «Pour la plupart des choses, je peux participer, mais si je pousse un peu trop, je ressens des symptômes.» Sachant que Pronger n'avait plus aucune chance de revenir au jeu, les Flyers ont annoncé la fin de sa carrière en 2013.

Chris Pronger se dit maintenant heureux d'avoir réussi à recentrer sa vie. Vivant avec sa femme et ses trois enfants à St. Louis, où il a passé la majorité de sa carrière avec les Blues, il a accepté un poste au Département de la sécurité des joueurs de la LNH, en octobre dernier. Sa blessure l'a motivé à prendre part à cette nouvelle aventure. «[Comme joueur blessé], tu veux faire une différence.»

En 18 saisons, Pronger aura amassé 698 points, un trophée Norris, une coupe Stanley (2007) et deux médailles d'or olympiques avec le Canada (2002 et 2010).

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La santé? Bof...

Chris Pronger est un produit de la vieille école du hockey et ne cherche pas d'excuses pour expliquer sa fin de carrière en queue de poisson. «J'ai amorcé ma carrière dans une époque et je l'ai terminée dans une autre.» Si la première ère, dans les années 90, a été marquée par l'accrochage et l'obstruction tolérée, elle impliquait aussi une certaine négligence pour la sécurité des joueurs, a-t-il commenté hier. Cette vieille philosophie l'a peut-être même mené à sa perte. Mais contrairement à certains anciens joueurs, qui engagent des recours collectifs contre la LNH, l'accusant de ne pas en avoir fait assez pour protéger les athlètes, Pronger laisse entendre qu'une telle prévention ne faisait pas encore partie de la culture du sport. «[À l'époque], tu ne pensais pas trop à ta santé, tu pensais surtout à jouer au hockey.»

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Bon départ des petits Nordiques

Les petits Nordiques ont fait honneur à leur uniforme, dimanche, en remportant leur match d'ouverture dans la catégorie AA-Élites. Les fleurdelysés ont pris la mesure des Phantoms de Lehigh Valley au pointage de 4-3 en prolongation. William Veillette a semé l'hystérie dans un Colisée bondé, acceptant la passe d'Olivier Coulombe avant de déjouer le gardien des coriaces Phantoms à l'aide d'une belle feinte. «C'est ma deuxième année pee-wee et je ne voulais pas rater la chance de participer au tournoi», a commenté le jeune Veillette après le match, encore sous l'adrénaline. «Quand j'ai reçu la rondelle, je savais que j'allais la mettre dedans, je l'ai senti», a-t-il ajouté, admettant que son équipe avait une pression supplémentaire en raison du logo sur leur chandail. Les Nordiques, qui sont représentés par les Corsaires de Pointe-Lévy, disputeront leur prochain match mercredi (18h) contre l'équipe slovaque K&B Stars.

Alex Kovalev à l'Arpidrome

Alex Kovalev devrait être derrière le banc des Oil Kings du Connecticut, lundi, pour venir en aide à l'entraîneur-chef Tomasz Piatek. L'équipe de son fils, Nikita Kovalev, tentera d'éviter l'élimination face au Cyclone du Séminaire St-François et aurait bien besoin de ses judicieux conseils, étant sortie à plat en lever de rideau, vendredi. Le fils de l'ancienne vedette du Canadien est un joueur marqué depuis le début du 56e Tournoi pee-wee. Le jeune attaquant aux allures flamboyantes de son père a été blanchi de la feuille de pointage à son premier match, vendredi, tout comme le reste de son équipe, vaincue 3-0 par la Sélection Suisse Est. Avis aux fans des deux numéros 27, le duel ne sera pas disputé au Colisée, mais bien à l'Arpidrome de Charlesbourg, dès 10h.

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