Valeri Bure et le choc des générations...

Valeri Bure, entraîneur adjoint des Kings Jr de... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Valeri Bure, entraîneur adjoint des Kings Jr de Los Angeles, prodigue ses conseils à son fils Maksim (12). L'ex-joueur de la LNH trouve que ses jeunes joueurs ne sont pas toujours sur la même page que lui.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Pas toujours facile d'être un ancien joueur de la Ligue nationale et de devenir entraîneur au niveau pee-wee. Parlez-en à Valeri Bure, qui dirige son jeune fils.

Valeri Bure est de passage à Québec pour le Tournoi pee-wee à titre d'entraîneur adjoint chez les Kings Jr de Los Angeles, équipe avec laquelle évolue son plus jeune garçon, Maksim. L'ancien compagnon de trio de Saku Koivu et Oleg Petrov avec le Canadien prend son rôle à coeur et profite de ces moments pour rester près de sa famille.

«J'adore ça. J'essaie de leur montrer comment jouer au hockey. J'ai pas mal d'expérience et je veux leur transmettre, confie-t-il. Ce sont de vraies éponges à cet âge.»

Mais le fossé générationnel est parfois un obstacle. «C'est tellement une génération différente de nos jours. Ils ne sont pas toujours sur la même page que moi.»

C'est d'autant plus vrai avec ses propres fils, pour qui il est encore trop tôt pour déterminer s'ils souhaitent devenir des joueurs de hockey professionnels. Bure a beau transmettre sa passion, il ne sait pas encore s'ils sont prêts à se consacrer entièrement à leur sport, comme lui l'a fait à l'époque.

«Aujourd'hui, ils ont les jeux vidéo, leurs téléphones intelligents... [...] Pour devenir professionnel, il faut être dédié. Maintenant, ils veulent jouer à l'ordinateur ou autre chose. Tant qu'ils ne sont pas impliqués complètement...», lance Bure. «Des fois, c'est un peu frustrant.»  

Le match des Kings a d'ailleurs démontré qu'il y a encore du travail à faire pour le jeune Maksim. Le numéro 12 a écopé d'une mauvaise punition en fin de rencontre alors que son équipe tirait de l'arrière 3-2 contre les Wings Jr. d'Adirondack, mettant fin aux espoirs d'une remontée de dernière minute.

Bons souvenirs du CH

Valeri Bure profite également d'une retraite confortable en compagnie de sa conjointe, l'actrice américaine Candace Cameron. Dévoués à leur famille établie à Los Angeles, ils se sont lancés, il y a quelques années, dans la production vinicole en Californie, ayant leur propre vignoble et commercialisant quelques vins.  

Une passion développée lors de son passage à Montréal de 1994 à 1998. «Quand j'étais recrue avec le Canadien, les vétérans nous ont amené souper en ville et c'est comme ça que j'ai découvert mon intérêt pour le vin», a-t-il résumé.

Il garde d'ailleurs de bons souvenirs de ses années avec la Sainte-Flanelle. «J'ai été repêché par cette équipe. Dès le jour 1, ça a été exceptionnel, honnêtement. De pouvoir rencontrer des personnes comme Yvan Cournoyer et Jean Béliveau, qui aidaient beaucoup les jeunes joueurs comme moi.» 

Bure n'aura cependant jamais vécu la rivalité Canadien-Nordiques, regardant ses coéquipiers de la passerelle lors de sa seule visite au Colisée en tout début de carrière. Il a pris sa retraite au terme de la campagne 2003-2004. Il a connu sa meilleure saison avec les Flames de Calgary en 1999-2000, cumulant 35 buts et 40 passes.

Certains ont peut-être aussi aperçu le Russe à la télévision en 2010 chaussant des patins... artistiques. Il a en effet participé, et remporté, la deuxième saison de l'émission Battle of the Blades, diffusée sur CBC (une petite visite sur YouTube vaut le détour).

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