Débarqué à Québec en compagnie de toute sa petite famille, l'ex-capitaine des Nordiques profitera au maximum de son séjour pour faire découvrir aux siens la ville où il a fait ses débuts dans la LNH. «Lors de ma visite à Québec il y a deux ans, pour le match visant à souligner la retraite de Guy Lafleur, je n'avais fait que passer», a expliqué Sakic, qui a joué dans la Vieille Capitale de 1988 à 1995. «Moi et ma femme attendions donc depuis longtemps l'occasion de pouvoir revenir à Québec afin de sortir et de profiter des charmes de la ville.
«Nous sommes ici pour une semaine, ma femme, mon fils et mes deux filles, qui incidemment sont des jumelles. J'aurai donc l'occasion de leur faire découvrir la ville où j'ai passé sept ans de ma vie. C'est certain que nous aurons beaucoup de plaisir.»
Il était aussi heureux de renouer avec le Colisée Pepsi, où il est passé samedi après-midi avec les autres membres des Thunderbirds afin de se faire accréditer pour le Tournoi. Il y sera de retour dimanche alors que la formation du Colorado disputera son premier match (15h30).
Quel est son plus beau souvenir de son séjour dans la Vieille Capitale? Il a répondu qu'il n'en avait pas un, mais plusieurs. Il a notamment parlé de la première fois qu'il est débarqué à Québec, des partisans de l'équipe, qui étaient aussi des passionnés de hockey, et de la beauté de la ville.
Toujours bien traité
Enfant chéri des amateurs québécois à cause de son leadership, Sakic est devenu une idole pour certains depuis son intronisation au Temple de la renommée. Soulignant qu'il avait toujours été bien traité par les amateurs québécois, l'ex-numéro 19 ne croit pas que cette consécration puisse lui emmener davantage de sympathie de leur part.
Sakic semble s'ennuyer du hockey. Il a avoué que son travail d'entraîneur adjoint lui permettait de demeurer impliqué dans les sphères du hockey et qu'il en est très heureux.
«Je ne suis pas entraîneur-chef. Je n'ai donc aucune pression», a-t-il d'abord lancé à la blague. «C'est plaisant de travailler avec les jeunes», a-t-il ajouté plus sérieusement. «Quand tu es à la retraite, c'est le fun de sentir que tu fais toujours partie du monde du hockey. C'est aussi très agréable de voir son fils progresser et d'être témoin de ses premiers exploits.»
En tant qu'ex-joueur de la LNH et membre du Temple de la renommée, il estime qu'il pouvait enseigner aux jeunes des petites choses ici et là. Il a rappelé que ceux-ci n'avaient que 12 ans et que déjà, ils avaient déjà beaucoup à apprendre en ce qui a trait au jeu en tant que tel et des différents systèmes. Cette réalité l'oblige occasionnellement à mettre son travail de coach en perspective afin de s'assurer de ne pas être trop exigeant envers les joueurs.
«Pour moi, ce qu'il y a de plus satisfaisant, c'est de voir comment ils se sont améliorés du début à la fin de la saison. Et c'est très agréable de penser que tu es un peu responsable de ça.»
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Les conseils des autres sont bien meilleurs...
Quel genre de hockeyeur Chase Sakic est-il? «Il est bon», s'emballe son père Joe. «Il a de bonnes mains et il aime beaucoup le hockey. Et c'est clair qu'il s'amuse quand il est sur la patinoire. C'est vraiment plaisant pour moi de le voir grandir et progresser dans cet environnement.» Il a avoué qu'il n'était pas toujours facile pour lui de séparer ses rôles d'entraîneur et de père, mais qu'il devait obligatoirement le faire pour le bien de son fils et celui de tous les autres joueurs des Thunderbirds.
L'ex-capitaine des Nordiques a ajouté que Chase, comme tous les enfants, écoutait davantage les conseils des autres que les siens. «Et le fait que je suis maintenant un membre du Temple de la renommée, où toute ma famille était présente lors de mon intronisation et où nous avons vécu des moments extraordinaires, ne change rien à ça, même si comme mes autres enfants, il en est très fier.»