Le père de l'Océanic honoré

Lors de la saison 1999-2000, l'Océanic avait tout... (Photothèque Le Soleil)

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Lors de la saison 1999-2000, l'Océanic avait tout raflé : champion de la saison, des séries et du Canada. Ci-dessus, Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ, Doris Labonté, entraîneur-chef, et Maurice Tanguay, le propriétaire de l'équipe, posent avec le trophée Jean-Rougeau, la Coupe du Président et la Coupe Memorial.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) L'organisation de l'Océanic de Rimouski promet une soirée haute en émotions et en surprises lors de la cérémonie en hommage à son père fondateur Maurice Tanguay, vendredi (19h30) avant le match contre Gatineau au Colisée Financière Sun Life.

L'aventure de l'Océanic a commencé en 1995 lorsque Maurice Tanguay, en collaboration avec des hommes d'affaires de la région, a acheté la concession des Lynx de Saint-Jean pour la déménager à Rimouski. Doris Labonté se souvient des débuts de l'équipe puisqu'il a été, après Marius Fortier, le deuxième employé engagé par M. Tanguay. «J'ai compris que c'était lui, le vrai patron de la concession. C'était impressionnant. C'était même intimidant, compte tenu de sa réputation!»

À partir de la troisième saison, lorsque le grand patron a décidé de déménager à Rimouski pour «que l'Océanic ne soit pas un club comme les autres, mais qu'il devienne le meilleur club», Labonté a été en communication quotidienne avec lui. «Sans son mode de gestion, sa présence et son leadership, c'aurait été impossible d'avoir eu le même résultat», croit celui qui a assumé les fonctions de directeur des opérations et de la logistique, de directeur-gérant et d'entraîneur-chef de 1995 à 2007.

Pour le commentateur maison Michel Germain, qui est là depuis le premier match, Maurice Tanguay représente beaucoup. «Sur le plan professionnel, c'est la personne qui m'a permis de pratiquer le métier de descripteur de matchs de hockey. Je me considère privilégié parce que c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire.»

Après sept ou huit saisons, des pressions ont été exercées afin que le club procède à un changement de descripteur. «Il ne m'a jamais abandonné», tient à souligner Germain. «Il est allé au bâton pour moi. Donc, je lui suis redevable pour ça.»

Sur le plan personnel, il qualifie Maurice Tanguay de «deuxième père». Le 15 décembre 1998, Michel Germain a perdu sa mère, sa conjointe et sa fille de 9 ans lors d'un accident de la route. Selon lui, M. Tanguay est l'une des trois personnes qui lui ont sauvé la vie. «S'il avait fallu que je perde mon emploi, il ne m'aurait plus resté grand-chose dans la vie», confie-t-il. «Probablement que j'aurais posé un geste qui est une solution définitive à un problème temporaire...»

Savoir se faire aimer

Aux yeux d'Adré Jolicoeur, président du conseil d'administration de l'Océanic, l'hommage à Maurice Tanguay est largement mérité. «Il a donné tout son coeur à cette aventure-là et à Rimouski», mentionne celui qui travaille depuis 30 ans à la haute direction du siège social d'Ameublements Tanguay, l'entreprise fondée par Maurice Tanguay. «C'est un homme qui aime le monde et qui sait se faire aimer. C'est sa plus grande force.»

Pour son petit-fils Alexandre Tanguay, qui a pris la relève à titre de propriétaire majoritaire de l'Océanic, Maurice Tanguay est une inspiration. «Mon grand-père représente un modèle», souligne celui qui a joué au sein du club de 2010 à 2012. L'homme de 23 ans éprouve aussi beaucoup de fierté à perpétuer le legs familial. «C'était très important, pour lui, que la famille Tanguay reste associée à l'organisation de l'Océanic. C'est une fierté d'être son successeur!»

Serge Beausoleil, l'actuel entraîneur-chef et directeur-gérant de l'Océanic n'en pense pas moins. «C'est un gars de coeur qui a tout fait pour notre organisation et pour sa fondation, estime Serge Beausoleil. Ses valeurs attirent les gens tout autour. Il y a un respect incroyable autour de M. Tanguay. C'est un défricheur!»

Invités de marque

Plusieurs invités de marque ont confirmé leur présence à l'événement visant à rendre hommage à Maurice Tanguay, vendredi au Colisée de Rimouski, avant le match entre l'Océanic et les Olympiques. Parmi eux, notons la présence de Vincent Lecavalier, Juraj Kolnik, Michel Ouellet, Jonathan Beaulieu, Allan Sirois, Éric Colin et Jean Théroux. De l'Australie, Brad Richards a fait parvenir ses hommages par bande vidéo. «Ce sont des joueurs de la première heure qui ne sont jamais revenus à Rimouski. Ça démontre comment cet homme-là est rassembleur!» note Michel Germain, descripteur des matchs depuis le début de l'aventure de l'Océanic.

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