Échangé, Joly quitte l'Océanic en héros

Michaël Joly a été officiellement échangé aux Screaming... (Photo collaboration spéciale, Rémi Sénéchal)

Agrandir

Michaël Joly a été officiellement échangé aux Screaming Eagles du Cap-Breton après la victoire de l'Océanic.

Photo collaboration spéciale, Rémi Sénéchal

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Johanne Fournier</p>
Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) À son dernier match dans l'uniforme des Bleus, Michaël Joly a compté le but gagnant en fusillade pour mener l'Océanic à une victoire de 2-1 contre le Drakkar de Baie-Comeau.

C'était un match plutôt émotif pour le 18e meilleur pointeur de l'histoire de l'Océanic. Après le match, Serge Beausoleil a officialisé la transaction qui envoie Joly aux Screaming Eagles du Cap-Breton. L'émotion était palpable chez les partisans, qui lui ont réservé une longue ovation debout avant le match, puis lors de son but compté dans ses dernières secondes de jeu sur la patinoire de Rimouski.

«Je savais pas quoi penser», admet Joly. «C'est émotif, surtout quand ça arrête pas, puis quand tu vois tous tes fans qui t'ont supporté pendant trois ans et demi et qu'ils sont encore là pour te supporter.» 

Ses coéquipiers lui ont aussi rendu un hommage bien senti à la toute fin de la partie. «Mon coeur va rester ici, je pense, avec les gars et l'organisation de l'Océanic», croit l'athlète originaire de Gatineau. «Ça va rester à jamais.»

Scénario hollywoodien

Quant à Beausoleil, il cachait mal sa peine de voir partir l'un de ses protégés qui a évolué au sein de sa troupe pendant trois saisons et demie. «J'ai le coeur gros», a laissé tomber le dg et entraîneur-chef de l'équipe. Le numéro 88 lui manquera. «Il a joué avec une très grande qualité. Il a été un jalon de tous nos succès.

«C'est un scénario un peu hollywoodien que Jojo nous donne la victoire à son dernier match», a souligné l'entraîneur-chef Beausoleil. Si certains avaient l'impression que ce but était tout à fait improbable alors que Joly disputait ses dernières minutes dans l'uniforme des Rimouskois, le pilote ne partage pas ce point de vue. «Je pense pas que c'était improbable. C'est tout le temps lui qui compte dans les moments les plus cruciaux!»

Joly a été échangé contre un choix de première ronde, un autre de deuxième ronde et un joueur à être nommé plus tard. Il admet que la surprise a été totale.

«Ça a été un choc», raconte l'attaquant. Mais, c'est sûr que je suis mature, j'ai 20 ans. Je pense que c'est la meilleure chose pour la reconstruction de l'Océanic et pour moi, du côté hockey, je pense que c'est la meilleure option qui pouvait s'offrir.»

C'est le Drakkar qui a ouvert la marque à 8:57 sur un tir voilé de Matteo Pietroniro (3e). Le gadien Louis-Philip Guindon n'a rien vu.  À mi-chemin de la deuxième période, Samuel Laberge (6e) a trouvé le fond du filet pour créer l'égalité. Peu de temps auparavant, le gardien Kevin Bouchard avait été puni pour avoir touché la rondelle en zone interdite.

Les deux équipes s'affrontent de nouveau samedi à Rimouski.

L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher... (Archives Le Quotidien) - image 2.0

Agrandir

L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher

Archives Le Quotidien

Philippe Boucher: pas d'urgence à bouger plus vite

Sur la route menant à Sydney, Philippe Boucher (photo) n'avait pas l'air étonné par la transaction qui a envoyé Michaël Joly aux Screaming Eagles, qui seront les adversaires des Remparts samedi.

«Je ne suis pas surpris du tout. On verra le vrai prix plus tard, mais je connais bien Joly, je l'avais repêché à Rimouski, et c'est un excellent joueur qui les aidera beaucoup», convenait l'entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec.

Comme Beausoleil, Boucher espère aussi monnayer ses vétérans, dont le défenseur Nikolas Brouillard. L'échange de Rimouski ne l'oblige toutefois pas à bouger plus rapidement. «Certains clubs vont chercher des joueurs d'impact, d'autres annoncent leurs intentions. Serge a déjà effectué des transactions assez tôt, je l'ai fait moi aussi, autant là-bas [à Rimouski] qu'à Québec, l'an passé, pendant le camp d'entraînement.»

Au Cap-Breton, Marc-André Dumont vient de donner le ton. Si d'autres veulent l'imiter, ils pourraient cogner à la porte des Remparts. «Rien ne m'oblige à bouger plus vite, on aime notre club, mais peut-être que ça incitera d'autres équipes à le faire», convenait Boucher, à l'écoute.

À la recherche d'une troisième victoire de suite dans l'Est, les Remparts complètent leur périple avec un arrêt au Centre 200. «Ils ont une bonne attaque, deux lignes menaçantes et on ne veut pas un match comme celui de 10-6 [victoire] contre eux. On joue du bon hockey, les gars travaillent, ne lâchent pas et j'ai hâte de voir ce que ça va donner.»

Boucher n'avait pas encore déterminé quel gardien serait devant le filet entre Julian Galloway et Brady Labrecque. Il ne serait pas surprenant que celui-ci obtienne un second départ de suite. «Il a bien fait jeudi, comme Julian depuis quelques matchs, mais je vais continuer de leur annoncer la journée du match.»  Carl Tardif

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer