Galchenyuk, un futur Jonathan Toews

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Alex Galchenyuk deviendra éventuellement le meilleur attaquant du Canadien de Montréal.

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Michel Bergeron
Michel Bergeron, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) C'est écrit dans le ciel! Le jeune Alex Galchenyuk deviendra éventuellement le meilleur attaquant du Canadien de Montréal. Ça ne peut pas se passer autrement.

Quand je le regarde aller, je me dis qu'il deviendra un autre Jonathan Toews. Il possède plusieurs qualités que l'on retrouve chez le capitaine des Blackhawks de Chicago. Son physique, son coup de patin, sa vision du jeu et son maniement du bâton en feront un sapré bon joueur.

J'aime la comparaison avec Toews parce que ce dernier est vraiment un bon gars. Quoi de mieux qu'une vedette à l'intérieur d'une bonne personne. Galchenyuk arrive et il ne joue pas encore très souvent. Les statistiques donnent une dizaine de minutes par match. Tantôt, il faudra l'employer plus fréquemment. Je suis convaincu que son temps de glace augmentera au fur et à mesure que la saison progressera.

En passant, l'avenir du Canadien s'annonce très intéressant avec Galchenyuk, Brendan Gallagher, P.K. Subban, Carey Price, Max Pacioretty et David Desharnais. N'est-ce pas une belle base pour les années à venir?

Le Canadien peut être fier de sa fiche dans les 10 premiers matchs d'une saison écourtée à 48. Les points positifs sont nombreux, en commençant par les jeunes Galchenyuk et Gallagher. On dira ce qu'on voudra, mais P.K. Subban n'a mis que trois minutes à redevenir le meilleur défenseur du Canadien, même si Andrei Markov aurait dû être choisi comme joueur du mois de janvier. Markov effectue un beau retour, mais Subban est plus jeune, plus énergique et plus robuste.

Carey Price est dans le top des gardiens de but. Il a acquis beaucoup de maturité et les années difficiles sont derrière lui. Sa vie personnelle est plus stable et son rendement sur la patinoire est irréprochable.

Je dirais aussi que Tomas Plekanec est présentement le meilleur attaquant du Canadien. Sa tenue produit de bons effets sur Rene Bourque. Il semble également que Lars Eller ait saisi le message de son entraîneur.

Tout n'est pas parfait chez le Canadien et des déceptions sautent aux yeux. Le lent départ d'Erik Cole fait mal au trio numéro un. Cole et Brian Gionta vieillissent et ils ne s'y prennent pas toujours de la bonne façon quand ça va mal. Ils veulent trop en faire. Travis Moen est bien payé et on ne le voit pas sur la patinoire. Colby Armstrong constitue une grosse déception. Michel Therrien l'a déjà dirigé à Pittsburgh et il finira peut-être par le réveiller.

Le Canadien a bénéficié d'un calendrier très favorable en ce début de saison. C'était donc important qu'il se donne une bonne fiche. Après la confrontation de ce soir avec les Maple Leafs de Toronto, il aura disputé huit de ses 11 premiers matchs à domicile. Si on excepte les Bruins de Boston, il n'a pas toujours affronté des puissances de la Ligue nationale. Ça va se compliquer un peu tantôt. Le mois de mars s'annonce important et il sera certainement plus difficile avec plusieurs rencontres à l'étranger.

À devenir fou

Je dois vous parler un peu des arbitres. Les nouveaux règlements leur donnent plus de responsabilités. On laisse cependant trop de place à l'interprétation. Les entraîneurs s'arrachent les cheveux et les directeurs généraux n'arrêtent pas de se plaindre à la Ligue nationale. Moi, je deviendrais fou.

Les mauvaises décisions peuvent exclure des équipes des séries éliminatoires. Dimanche dernier, les Sénateurs d'Ottawa ont été privés d'un but très important dans le match contre le Canadien. On pourrait citer plusieurs autres exemples, tellement les erreurs des arbitres sont flagrantes depuis la reprise des activités dans la LNH.

L'interprétation varie d'un arbitre à l'autre. Un peu comme la zone des prises au baseball ou l'interférence contre le receveur de passes dans la NFL. Ça change d'un officiel à l'autre et les joueurs et les officiels deviennent mêlés comme un jeu de cartes. Dans un mois, on fermera les yeux sur des infractions pénalisées dans le moment.

Un entraîneur ne peut pas toujours diriger son équipe en fonction du jugement de l'arbitre. Faisons des règlements clairs qui laissent moins de place à l'interprétation.

Coyotes: assez, c'est assez!

Où veut en venir le commissaire Gary Bettman avec la franchise des Coyotes de Phoenix? Ça fait trois acheteurs différents qu'il trouve et ça ne marche pas. Il en cherche un autre afin de ne pas déménager cette équipe à Québec. Il est prêt à prendre n'importe qui et les propriétaires des autres équipes le laissent faire.

Le verdict est rendu depuis longtemps. Le hockey de la Ligue nationale ne s'implantera jamais dans le désert de l'Arizona. Le corps de cette équipe est refroidi et on tente de le réanimer.

Afin de ne pas déplaire à Gary Bettman, on demande aux gens de Québec de ne pas faire de vagues et de se tenir tranquilles. Paraît-il que c'est comme ça que ça doit se passer? Mon oeil! C'est plutôt le temps de bouger. J'ai hâte que des gens se manifestent à Québec.

Il y a certainement quelqu'un à la Ligue nationale qui a encore une dent contre Québec. J'aimerais bien savoir pourquoi.

Propos recueillis par Maurice Dumas

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