Patrick Roy prêt pour la LNH

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Michel Bergeron

(Québec) Patrick Roy a atteint le plateau de 500 matchs comme entraîneur-chef dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Je suis très impressionné par cette feuille de route.

Je suis très impressionné parce qu'il n'était pas obligé de faire ça. Il le fait parce qu'il est passionné. Il aurait pu avoir une villa en Floride et passer cinq ou six mois là-bas pour jouer au golf.

Il se tape plutôt des voyages en autobus et mange du poulet avec le reste de l'équipe après les matchs à l'étranger. Je connais cette vie puisque j'ai longtemps dirigé une équipe junior à Trois-Rivières. Son parcours me fait un peu penser au mien à ce niveau. Il carbure à la victoire et revient, année après année, avec le même enthousiasme, la même passion et la même détermination.

Il est authentique et ne se prend pas pour un autre. Il est très populaire dans la communauté. Il s'est bien entouré et reste fidèle à sa gang. Il est prêt pour la Ligue nationale. Je dirais même qu'il peut presque décider où il va coacher.

Chaque fois qu'une équipe de la LNH change d'entraîneur-chef, son nom vient en tête de liste. Les questions surgissent et il doit alors décider s'il fait le grand saut ou s'il reste dans son milieu à Québec. Sa feuille de route est vraiment bien garnie.

Il a connu la gloire. Il a tout vu dans la Ligue nationale. C'était un battant, un gagnant, un leader. Sa fiche comme entraîneur-chef dans la LHJMQ est très éloquente aussi. Il a remporté la Coupe Memorial. Avec les années, il est devenu un bien meilleur coach. Il a appris de ses erreurs et il sait jusqu'où il peut aller. Il a appris à gérer ses émotions même s'il est toujours aussi intense, entier et assoiffé de victoire.

C'est un vrai de vrai. Il reste lui-même et ne joue pas de game. C'est sûr qu'il va décider du moment de son départ. Je persiste à croire qu'il se garde pour Québec. Il attend le retour des Nordiques pour faire le saut dans la LNH. C'est l'évidence même. Patrick Roy, c'est un naturel pour Québec.

Ça ne marche pas en Arizona

Parlant de Québec, les Coyotes de Phoenix ont fait jaser dans les derniers jours. La ville de Glendale a approuvé l'entente permettant à Greg Jamison d'opérer le Jobing.com Arena. Ça fait évidemment l'affaire de Gary Bettman, le commissaire de la Ligue nationale. On dit que Jamison a maintenant jusqu'au 31 janvier 2013 pour acheter les Coyotes de Phoenix.

Les derniers événements ne devraient pas inquiéter les gens de Québec. Entente ou pas, achat ou pas, le hockey ne sera jamais rentable en Arizona. Ça n'a pas marché et ça ne marchera pas. La preuve est faite depuis longtemps que les Coyotes devront changer d'endroit.

Je me fie beaucoup plus au magazine Forbes qu'à Gary Bettman pour évaluer la viabilité d'une équipe de hockey. J'accorde beaucoup plus d'importance aux chiffres de Forbes qu'à la récente réunion du conseil de ville de Glendale ou aux intentions de Jamison ou Bettman. Tu ne peux pas perdre des sommes astronomiques, année après année, pour ensuite croire en une rentabilité soudaine.

Les équipes en difficultés financières n'ont pas une grande valeur. Environ 130 millions $ pour les Blues de St. Louis et les Coyotes. Il sera donc facile de les acheter pour les changer d'endroit. Je vois beaucoup de choses positives pour Québec dans les révélations de Forbes.

Une équipe d'expansion serait un malheur pour Québec. On se souvient encore de la période creuse des Nordiques à la fin des années 80 et au début des années 90. Les amateurs de hockey ne veulent pas revivre un tel cauchemar. Ils ne veulent surtout pas attendre sept ou huit ans pour avoir une équipe gagnante.

Un échec

Des médiateurs fédéraux ont volé au secours des joueurs et des propriétaires dans le conflit de la Ligue nationale. Ils sont repartis après deux jours parce que les deux parties étaient beaucoup trop éloignées. L'histoire semble vouloir se répéter. Comme en 2004-2005, la médiation n'a pas provoqué le déblocage souhaité.

Gary Bettman propose maintenant que les joueurs rencontrent les propriétaires sans sa présence et celle de Donald Fehr. Pourquoi ne pas essayer, même si c'est du Bettman tout craché? Ça ne peut pas être pire que dans le moment. Plus les jours passent, plus la saison 2012-2013 est menacée. Nous ne sommes pas loin de minuit moins cinq.

Je suis convaincu que la saison 2012-2013 sera annulée dès que Sidney Crosby décidera d'aller jouer en Europe. Il prendra alors cette décision parce que Mario Lemieux lui aura dit : «Vas-y parce qu'on ne jouera pas de l'année».

Il n'y pas un joueur plus près de son propriétaire que Crosby dans la Ligue nationale. Lemieux l'a hébergé à ses débuts à Pittsburgh. Je me demande même s'il n'y est pas retourné récemment.

Le départ de Crosby pour l'Europe viendra dire «attendez à l'an prochain pour voir du hockey dans la LNH».

Propos recueillis par Maurice Dumas

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