Les partisans du Canadien veulent voir Patrick Roy derrière le banc de leur équipe favorite. Une autre consultation populaire donnerait les mêmes résultats. Reste à savoir où se situe l'ancien gardien de but dans la liste des candidats du directeur général Marc Bergevin, qui comprendrait également Marc Crawford, Michel Therrien et Guy Carbonneau, les deux derniers ayant déjà dirigé à Montréal.
La candidature de Crawford me semble discutable. À ses cinq dernières saisons comme entraîneur-chef dans la Ligue nationale, ses équipes ont toujours raté les séries éliminatoires. Pierre Lacroix lui avait donné une équipe paquetée à Québec et il avait ensuite gagné la Coupe Stanley au Colorado après l'acquisition de Patrick Roy.
Bergevin aurait eu un entretien avec l'homme de hockey des Remparts. Les sondages ne disent pas le véritable degré d'intérêt du Canadien pour Roy ou la volonté de ce dernier de descendre derrière le banc de l'équipe la plus prestigieuse de la Ligue nationale.
Le nouveau directeur général du Canadien s'est entouré de plusieurs hommes de hockey en embauchant Rick Dudley et Scott Mellanby et en prolongeant l'entente de Larry Carrière. N'est-ce pas un peu trop de monde au-dessus de la tête d'un entraîneur-chef? Pas sûr qu'un tel organigramme correspond à la philosophie de l'entraîneur-chef et directeur général des Remparts.
Si tous les autres candidats courent après un job, ce n'est pas le cas de Roy. Il s'amuse dans ses multiples fonctions à Québec et apprécie sa qualité de vie. Dale Hunter était dans une position semblable et il a renoncé à la Ligue nationale pour retourner dans le hockey junior majeur.
Des bons bras
C'est à n'en pas douter! Le monticule constituera encore l'une des forces des Capitales. Des lanceurs efficaces et une défensive étanche caractérisent cette équipe depuis plusieurs années. Ça semble encore plus vrai cette saison.
Les lanceurs partants Karl Gélinas et Bryan Rembisz connaissent un début de saison formidable. Gélinas montre déjà trois victoires à sa fiche et une moyenne de points mérités de 0,95 par match. Il n'a jamais lancé avec autant d'élégance et de facilité.
Rembisz n'est ni le plus gros ni le plus grand, mais il affiche une belle assurance sur le monticule. La balle ne reste jamais longtemps dans son gant. Il est toujours prêt à défier les frappeurs adverses. En incluant les séries éliminatoires, il montre une fiche de 13 victoires contre un seul revers depuis son arrivée à Québec. Un regretté journaliste aurait dit: «Petit de taille, mais grand de coeur!»
Une belle réponse
Les Capitales ont brillamment relevé le défi de l'American Association en remportant deux de leurs trois matchs contre les Saints de St. Paul. Les nouveaux venus à Québec étaient aussi excités que les anciens du dénouement de cette première confrontation avec une équipe de l'autre circuit du commissaire Miles Wolff.
«Nous avons fait la démonstration qu'il se joue du bon baseball dans la Can-Am et que les Capitales occupent une place de choix dans le baseball indépendant», a notamment commenté Jonathan Malo.
Inertes et maladroits dans le premier match contre les Saints, les Capitales ont dominé leurs rivaux dans les deux autres. Les lanceurs et la défensive ont accompli un travail impeccable. Des frappeurs comme Malo, Josué Peley et même Steve Brown ont cogné la balle avec autorité. Le réveil de quelques joueurs en léthargie au bâton a rassuré le gérant Patrick Scalabrini qui s'inquiétait un peu de son attaque.
«On a revu les vrais Capitales dans les deux derniers matchs contre les Saints», a précisé Karl Gélinas.