Le bon peuple peut se consoler. Les Nordiques reviendront à Québec. Dans un an, deux ans, trois ans, peut-être plus, il faut juste laisser le temps faire son oeuvre. La logique voudrait que ce retour s'effectue en 2015, en même temps que l'inauguration du nouvel amphithéâtre. Si bien sûr d'autres pépins ne viennent pas interférer dans cette importante construction. Surtout pas de dépassement de coûts!
Marc Simoneau a reproché aux chroniqueurs sportifs d'avoir créé de faux espoirs aux amateurs de hockey. J'ajouterais qu'on peut blâmer l'ensemble de la presse dans ce dossier. L'émotivité a vite pris le dessus sur la raison. Comme si la ville de Québec avait cessé de respirer depuis le départ des Nordiques, en 1995.
L'abc du journalisme a été bafoué à plusieurs endroits. Les entreprises de Québecor ont dirigé la parade. Rien à redire de véritables pros comme Réjean Tremblay, Albert Ladouceur, Stéphane Turcot et les autres, mais on pourrait nous épargner les «faiseux de commissions» de Pierre Karl Péladeau. Souhaitons que les prochains chapitres respectent davantage les règles de l'information. Il y a encore de la place pour l'objectivité et la rigueur dans notre milieu.
La Ligue nationale tient au territoire de l'Arizona. Le commissaire Gary Bettman ne veut pas perdre la face en déménageant une deuxième équipe dans une très courte période de temps. Il s'entête parce que le gros bon sens veut que son circuit ne s'implante jamais solidement dans le désert.
Le tour de Québec viendra. Il faudra éventuellement déménager une autre équipe en difficulté. Sans oublier que ce retour dans la LNH peut se faire dans le contexte d'une expansion. Ce qui n'aiderait pas à la santé et à la qualité du hockey majeur. Arrêtez-vous un instant pour songer à l'ajout de deux autres équipes. Il y a déjà assez de «pousseux de rondelles» dans le circuit Bettman.
Les amateurs de hockey de Québec perdraient au change avec une équipe de l'expansion. Il faudrait recommencer à zéro et patienter pendant plusieurs années avant d'avoir une équipe gagnante. Le déménagement d'une concession demeure la meilleure option.
Des questions
Les derniers événements suscitent de nombreuses interrogations dans la population. Je vois déjà le maire de Québec grimper dans les rideaux et parler d'une guerre de médias. S'est-il «peinturé» dans le coin avec Québecor? Pierre Karl Péladeau est-il le bienvenu dans un cercle aussi restreint que la Ligue nationale?
Je ne connais pas les réponses, mais les questions nous sont souvent posées. N'en déplaise au maire de Québec et au grand patron de Québecor.
C'est Gary Bettman le patron dans la Ligue nationale. C'est lui qui décide. Il s'est déjà opposé à l'arrivée d'hommes d'affaires aux poches creuses parce qu'il ne leur aimait pas la face!
Me semble aussi que le projet d'amphithéâtre a bifurqué trop vite sur la Ligue nationale. Dans les derniers mois, le maire Labeaume a passé son temps à se référer à Gary Bettman ou à Pierre Karl Péladeau. Pourtant, on nous avait dit que Québec avait besoin d'un nouvel amphithéâtre, avec ou sans une équipe de la Ligue nationale.
On nous avait également dit que l'amphithéâtre devenait une nécessité pour obtenir la tenue des Jeux olympiques d'hiver. Ce projet semble avoir été relégué aux calendes grecques. N'y voyez pas un jeu de mots, c'est la réalité!
Lors de l'annonce de la participation de 200 millions $ de son gouvernement dans la construction du nouvel équipement, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a épilogué sur l'importance des Jeux olympiques d'hiver pour la région. Sans être devenu tabou, le sujet ne fait plus les manchettes. Même Marcel Aubut, le président du Comité olympique canadien, l'aborde avec une diplomatie qu'on ne lui connaît pas.