Ils sont repartis les mains vides. Ils n'ont rien appris de nouveau parce que l'homme de hockey de 46 ans n'a pas encore été approché par le Canadien. Ce n'est qu'une question de temps, l'appel viendra.
En attendant, le copropriétaire-entraîneur-directeur général des Remparts poursuit son travail comme d'habitude. Il n'est pas à la recherche d'un job, mais écoutera les offres qu'on lui fera.
Les gens ne comprennent pas toujours la situation avantageuse dans laquelle se retrouve l'ancien gardien de but. Bien sûr, il étudiera ce que le Canadien lui proposera. Il ne se formalisera pas si on ne lui donne jamais signe de vie. Et il ne fera pas les premiers pas.
Pourquoi? Ses activités à Québec le rendent parfaitement heureux. Si le hockey junior ne se compare pas à la Ligue nationale, il a néanmoins plusieurs bonnes raisons de demeurer à Québec. Il coiffe plusieurs chapeaux chez les Remparts et cette équipe porte son empreinte.
Déjà comblé, il ne cherche pas vraiment à améliorer son sort. Il est aussi passionné derrière son banc qu'à l'époque où il frustrait les francs-tireurs de la Ligue nationale. Son implication auprès des jeunes lui procure toujours une grande satisfaction. Il s'enflamme devant le potentiel des jeunes qu'il a recrutés depuis un an.
Bien dans sa peau, il apprécie au plus haut point la qualité de vie à Québec. La liberté dans son travail est un autre facteur qu'il n'hésite jamais à souligner. Dites-vous bien que Patrick Roy n'a pas besoin de travailler. Il le fait parce qu'il le veut bien.
S'il a plusieurs bonnes raisons de rester à Québec, l'appel du Canadien le fera réfléchir. Il sera sûrement déchiré. Le défi de relancer le Canadien l'emportera-t-il sur tout ce qui le retient à Québec dans son patelin?
Bien difficile de répondre à cette question dans le moment. Le président Claude Rousseau a le pressentiment que Patrick Roy ne partira pas. «Je n'ai aucune autre raison de croire que je ne serai pas avec les Remparts, la saison prochaine», conclut le principal intéressé.
Ils sont nombreux à affirmer que le Canadien a plus besoin de Patrick Roy que ce dernier a besoin du Canadien. À tout le moins, c'est un point de vue qui se défend!
Il ne faut pas minimiser pour autant le défi du Canadien et de la Ligue nationale.
Un autre Crosby?
S'il est encore trop tôt pour comparer Nathan MacKinnon à Sidney Crosby, les deux ont déjà quelques points en commun. Ils sont tous deux originaires de Cole Harbour, une petite ville de 25 000 habitants de la Nouvelle-Écosse. L'hebdomadaire The Hockey News se demande ce qu'il y a dans l'eau là-bas pour développer d'aussi bons joueurs de hockey... Probablement de l'eau de Pâques à l'année!
Les deux ont fréquenté le prep school Shattuck St-Mary's. Le capitaine des Penguins de Pittsburgh fut le tout premier choix au repêchage de la Ligue nationale, en 2005. MacKinnon a de bonnes chances d'être le numéro un, en 2013.
MacKinnon et les Moose-heads de Halifax sont confrontés à l'Océanic de Rimouski, en demi-finale de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On souhaite la meilleure des chances à l'équipe de l'entraîneur-chef Serge Beausoleil et du directeur général Philippe Boucher. Messieurs, vous pouvez être fiers de votre travail. En espérant que les jeunes de 16 ans MacKinnon, Jonathan Drouin et Zachary Fucale ne troublent pas trop votre sommeil. Les trois ont été sublimes dans la série précédente contre les Remparts.
Certains observateurs estiment que la solide brigade défensive de l'Océanic pourrait faire la différence dans cette série.