Il s'agissait de la quatrième conquête de leur histoire et une plaque à leur nom s'ajoutera à celles de 2006, 2009 et 2010 que l'on retrouve déjà sur le trophée Arthur E. Ford, qui est maintenant bien enraciné à Québec. Les Capitales soulevaient la pièce de collection encore une fois devant leurs partisans, un rendez-vous qu'ils se plaisent à ne pas rater.
Il ne manque pas grand-chose pour qu'on les considère comme une dynastie du baseball indépendant. «Je pense que oui, câlique. On s'est retenu toute l'année pour dire qu'on avait une bonne équipe, mais là , sacrifice, on vient de vivre la plus belle saison de notre histoire», glissait le gérant Patrick Scalabrini entre deux enlacements avec ses joueurs.
La victoire de vendredi n'a toutefois pas été de tout repos. Au point où l'on pensait bien devoir se présenter à nouveau au stade, samedi, pour un match décisif à un certain moment. Mais les Capitales, qui ont l'habitude de ne jamais abandonner malgré un retard de quelques points, ont effacé un déficit de 4-1 pour s'installer en avant à compter de la troisième manche grâce à un simple de deux points de Goefrey Tomlinson. Les champions ont ajouté un point d'assurance en quatrième et cette priorité de deux points a ensuite duré jusqu'à la fin.
Découragement et espoir
Les Jackals auraient pu jouer les trouble-fête, eux qui ont inscrit trois points dès la première manche pour en ajouter un quatrième à leur second tour au bâton. Ils ont eu le malheur d'être mal appuyés par leur partant, Michael Moore, qui n'a même pas franchi la deuxième manche. La formation du New Jersey n'a donc pas été en mesure de mettre fin à sa disette de championnat qui dure depuis 2004.
«En l'espace de trois heures, on est passé par toute la gamme des émotions, du découragement à l'espoir, en passant par le stress. Je suis très fier de ce deuxième championnat [il avait gagné son premier comme gérant, l'an passé], surtout parce qu'on vient de battre une équipe comme celle-là . Contrairement à notre philosophie, ils ont effectué beaucoup de changements pour se paqueter un club, ça rend notre exploit doublement plus beau», ajoutait Scalabrini.
Utilisé pour la première fois depuis le début des séries, le gaucher Ryan DiPietro a retrouvé son rythme après un lent départ pour mériter la victoire. Il a complètement fermé la porte à l'adversaire à compter de la troisième manche, bouclant sa prestation avec neuf retraits au bâton et une ovation de la part des 4174 partisans. Les releveurs Jeff Duda, Dexter Bobo et T.J. Stanton ont uni leurs efforts pour préserver le tout.
«Ça valait la peine d'attendre 16 ou 17 jours avant de relancer. J'ai mis quelques manches pour retrouver mon angle de bras, ensuite ça a bien été. C'est mon deuxième championnat de suite, la sensation est toujours aussi belle», avouait DiPietro.