Les Capitales, qui auraient été fort heureux de rentrer à la maison avec une égalité de 1-1, mènent donc la finale trois de cinq par 2-0. Un duel entre Karl Gélinas (8-6) et Jon Kibler (3-6) est à l'ordre du jour pour le troisième - et peut-être dernier - match de cette série.
La fin de la rencontre a été fort enlevante, quand les Jackals ont réduit l'écart à 4-3 en huitième en plus de placer le point égalisateur en position de marquer en neuvième juste avant que le releveur T.J. Stanton n'obtienne le dernier retrait sur un long ballon au champ centre. Les coéquipiers de Goefrey Tomlinson ont lâché un soupir de soulagement lorsqu'il a soulevé son bras, son signe habituel qu'il se trouve sous la balle.
«C'était bien trop excitant, ce n'était pas bon pour mes cheveux gris. Si on pensait qu'ils lanceraient la serviette, on se trompait. On leur a quand même fait mal, et on revient chez nous à 2-0, où nous sommes confortables et avec Karl Gélinas, qui aime bien lancer au stade», indiquait le gérant Patrick Scalabrini.
Cauchemars en mémoire
Bien qu'ils soient dans le siège du conducteur, ne comptez pas sur les Capitales pour fêter avant le temps. Ils ont en mémoire deux cauchemars où une équipe n'était qu'à une victoire du titre pour ensuite perdre tous les autres matchs. Ce malheur vient d'arriver aux Saints de St. Paul, dans l'American Association, qui menaient leur finale 2-0, et à Pierre-Luc Laforest, avec les Bulls de Durham en 2005, qui n'avait pas pu soulever le trophée une troisième fois de suite malgré une avance de 3-0.
«Mener par 2-0, c'est un peu inespéré contre une grosse machine comme celle-là . Les gars sont arrivés prêts au New Jersey, et aujourd'hui [mercredi], ce fut une victoire typique des Capitales», ajoutait le patron du losange.
Comme la veille, les Capitales ont regroupé leurs points en une manche. Ils n'ont pas été tendres à l'endroit de leur compatriote canadien A.J. Wideman, en troisième, avec une poussée de quatre points couronnée par un circuit de deux points de Rene Leveret, également brillant avec son gant.
«On s'est accrochés jusqu'à la fin, c'est la preuve qu'il faut toujours jouer à fond jusqu'au dernier retrait. Je me sentais bien, autant au bâton qu'en défensive. J'avais de la mobilité au premier et c'était le temps que je frappe un circuit, qui nous a beaucoup aidé», estimait Leveret.
Impeccable pendant cinq manÂches sur un monticule qu'il affectionnait, le droitier John Mariotti a concédé un point en sixième manche et un autre en septième avant de tirer sa révérence. Il a obtenu la victoire. Avant de s'inscrire au tableau, les Jackals avaient été blanchis pendant 14 manches de suite.